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Royaume-Uni: derrière les bons chiffres de l'emploi, la galère des chômeurs

| AFP | 600 | Aucun vote sur cette news
Des personnes font la queue pour entrer dans une agence d'offres d'emplois, le 20 juillet 2016 à Londres
Des personnes font la queue pour entrer dans une agence d'offres d'emplois, le 20 juillet 2016 à Londres ( DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP/Archives )

C'est le chiffre que le gouvernement britannique met en avant pour défendre sa politique économique: 4,3% de chômage, un taux au plus bas depuis 40 ans. Mais derrière ce résultat flatteur, les recalés du marché du travail vivent un quotidien difficile.

Au Royaume-Uni, le montant de l'allocation versé aux chômeurs est fixé à 73 livres par semaine, soit environ 310 livres par mois (353 euros). Plus de 2,8 millions en sont bénéficiaires.

"C'est un peu de la survie, on est obligé de compter sur l'entourage pour s'en sortir", dit à l'AFP Mark Webb, un chômeur de 48 ans, qui vit dans le quartier de Southwark à Londres.

Après avoir perdu son emploi, cet ancien formateur et préparateur physique a pu conserver son logement, son loyer étant pris en charge par l'Etat. Pour ses repas, il bénéficie de la sympathie d'un boulanger de son quartier, qui lui laisse parfois des invendus, et d'une voisine, qui lui prépare des soupes.

"Il faut économiser sur chaque dépense. Je ne chauffe qu'une seule pièce chez moi, et je mange des boîtes de conserve, des choses crues", pour éviter d'alourdir la facture d'énergie, précise-t-il.

L'allocation chômage britannique n'est pas conçue comme un revenu de remplacement. "Elle n'est pas faite pour que les gens puissent vivre avec, plutôt pour qu'ils retrouvent un emploi le plus vite possible", explique Sarah Megarity, travailleuse sociale au sein de l'association Action West London.

Cette structure propose plusieurs programmes d'accompagnement pour les personnes sans emploi, et leur apprend à gérer un budget réduit. "Avec ce montant, la vie est très difficile", juge-t-elle. "Normalement, ça doit leur permettre d'acheter de quoi manger et quelques tickets de bus. Mais ça devient problématique quand ils doivent aussi payer les factures".

- 'Cercle vicieux' -

Chômage au Royaume-Uni
Chômage au Royaume-Uni ( Jonathan JACOBSEN, Sophie RAMIS / AFP/Archives )

John Williams connait par cœur toutes ses dépenses. "Je paie 5 livres (5,7 euros) par semaine pour l'électricité, 7 livres pour l'eau, 20 livres pour les transports, 4 livres pour le téléphone...", énumère cet ouvrier du bâtiment de 50 ans, rencontré à la sortie d'un Jobcentre Plus, l'agence nationale en charge des chômeurs.

"Et pour ma recherche d'emploi, je me connecte sur internet à la bibliothèque", ajoute-t-il. Les chômeurs doivent pouvoir justifier toutes les semaines de leurs démarches de prospection sous peine de voir leur allocation supprimée.

Il ne se plaint pas. "J'arrive à garder la tête hors de l'eau", assure-t-il, même s'il décrit sa situation comme un "cercle vicieux". "Il faut que j'accepte le premier emploi qui se présente sinon je suis sanctionné. Mais ça ne me laisse pas la possibilité d'obtenir un emploi plus solide ou une formation, qui m'éloignerait du chômage pour de bon".

Auto-entrepreneur, sa vie professionnelle est marquée par la succession incertaine des contrats courts. "A Noël, j'ai travaillé trois jours. C'était censé durer une journée mais on m'a demandé de revenir le lendemain, puis encore une fois le jour suivant".

-'Travail précaire' -

Une telle instabilité est de plus en plus courante : le marché du travail britannique a connu ces dernières années une forte augmentation de nouvelles formes d'emplois.

Le nombre d'auto-entrepreneurs atteignait 4,5 millions en septembre 2017 (+ 18% depuis 2010) et les "contrats zéro heure", qui ne garantissent pas un minimum d'heures de travail payées, ont été multipliés par cinq depuis 2010 (883.000 en juin 2017).

"Plutôt que de répondre aux problématiques de long terme que rencontrent les demandeurs d'emploi, notre système social les pousse dans des formes de travail précaire", déplore Joe Dromey, chercheur à l'Institut pour la Recherche sur la Politique Publique, un cercle de réflexion qui se définit comme "progressiste".

"Ainsi, alors que le taux de chômage a considérablement baissé, le niveau de pauvreté, lui ne diminue plus, parce que les gens occupent des emplois instables, à faibles revenus", affirme-t-il.

Le gouvernement a néanmoins prévu de réduire les budgets consacrés aux programmes d'accompagnement des demandeurs d'emploi, avec 130 millions de livres (147 millions d'euros) à partir de 2019/2020, contre 541 millions de livres en 2015/2016 (615 millions EUR).

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