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Revoici le "travailler plus pour gagner plus", mesure aux effets contrastés

| AFP | 570 | Aucun vote sur cette news
"Travailler plus pour gagner plus": en supprimant les cotisations salariales sur les heures supplémentaires, le gouvernement remet partiellement au goût du jour une mesure de Nicolas Sarkozy aux effets contrastés au moment où chômage, salaires et croissance stagnent ( LOIC VENANCE / AFP/Archives )

"Travailler plus pour gagner plus": en supprimant les cotisations salariales sur les heures supplémentaires, le gouvernement remet partiellement au goût du jour une mesure de Nicolas Sarkozy aux effets contrastés au moment où chômage, salaires et croissance stagnent.

Chacun se souvient du slogan de campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy, qui se voulait le président du pouvoir d'achat. La mesure, une exonération de cotisations sociales couplée à une exonération fiscale sur les heures supplémentaires, a été adoptée dès son arrivée au pouvoir.

Cinq ans plus tard, François Hollande s'est empressé de supprimer un dispositif jugé très coûteux, sous les cris d'orfraie de la droite, qui brandissait les 500 euros supplémentaires qu'elle rapportait en moyenne par an à un salarié.

Dans son programme, Emmanuel Macron avait prévu de rétablir l'exonération des cotisations sociales mais pas la défiscalisation des heures supplémentaires. "Nous voulons que les Français puissent revenir vers le travail, que le travail paie, et qu'il paie de mieux en mieux", a expliqué le Premier ministre Edouard Philippe en annonçant le démarrage du dispositif dès le 1er septembre 2019.

Gilbert Cette, professeur d'économie à l'université d'Aix-Marseille, fait remarquer en préambule qu'"aucun économiste n'a jamais recommandé cette mesure".

Et égrène plusieurs reproches. Déjà, quid du financement de la protection sociale, alimenté par les cotisations ? "Il serait mieux d'avoir une réflexion d'ensemble sur le financement de la protection sociale", préconise-t-il.

Ensuite, "cela incite à substituer des heures aux hommes. Si on était au plein emploi, ce serait autre chose", explique M. Cette, mais le taux de chômage est toujours autour des 9% et peine à refluer.

"Il faut garder tous les moyens disponibles pour développer l'emploi et l'innovation", estime-t-il. Or, le coût de cette mesure, 2 milliards d'euros selon le gouvernement, "c'est plus de la moitié du budget du CNRS" (3,5 mds EUR, ndlr).

- "Tue l'emploi" -

Dans une étude publiée en juillet 2017, l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) estimait que cette mesure pourrait entraîner 19.000 destructions d'emplois d'ici 2022. Pour l'institut, dans un contexte conjoncturel qui "reste dégradé", avec une croissance au ralenti depuis le début de l'année, la mesure "apparaît inadaptée et contre-productive pour l'emploi".

Les syndicats ne l'ont d'ailleurs pas très bien accueillie: un "tue l'emploi" pour la CGT, une mesure qui "va à contre-courant de la lutte contre le chômage et fragilise le financement de la protection sociale" pour la CFDT.

Bertrand Martinot, économiste et conseiller social de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2008, reconnaît qu'il s'agit essentiellement d'une "mesure de pouvoir d'achat". En revanche, il réfute le risque de destruction d'emplois car "on est actuellement en tension sur le marché du travail et les entreprises n'arrivent pas à recruter".

Selon le gouvernement, le gain pour un salarié au Smic sera de 200 euros par an.

L'ex-ministre du Travail, Michel Sapin (PS), considère que les salariés seront "légèrement gagnants" mais pour lui "le meilleur moyen de revaloriser le travail, c'est d'éviter que les salariés perdent du pouvoir d'achat tous les ans".

En terme de nombre d'heures travaillées, la mesure Sarkozy "avait eu très peu d'impact", rappelle M. Martinot. Selon un bilan de la mesure, "il y a bien une augmentation des heures supplémentaires, mais il y a une baisse du temps de travail hors heures supplémentaires". Certaines heures effectuées auparavant au noir ont été déclarées, ou des "13ème mois requalifiés en heures sup'", notamment dans les petites entreprises, rappelle-t-il.

Selon les statistiques du ministère du Travail, entre 2007 et 2015, la proportion de salariés à temps complet effectuant des heures supplémentaires était sous la barre des 50% à l'exception de l'année 2008 où elle était de 53% (ces chiffres ne comprennent pas les entreprises de moins de dix salariés).

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