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"Reste à charge zéro": qui paiera la facture ?

| AFP | 207 | Aucun vote sur cette news
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Le "reste à charge zéro" promis par Emmanuel Macron a un coût qui se traduit déjà dans les tarifs 2020 des complémentaires santé ( MIGUEL MEDINA / AFP/Archives )

Rembourser plus sans augmenter les cotisations: le "reste à charge zéro" promis par Emmanuel Macron a pourtant un coût, qui se traduit déjà dans les tarifs 2020 des complémentaires santé, selon une demi-douzaine de courtiers consultés par l'AFP.

Vous avez dit gratuit ? A partir du 1er janvier 2020, certaines lunettes et prothèses dentaires seront intégralement remboursées, suivies en 2021 par une partie des appareils auditifs.

Une réforme à un milliard d'euros, financée aux trois quarts par la Sécu, selon la ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui juge que les complémentaires sont "largement capables d'assumer" leur part sans incidences sur les tarifs.

Pourtant, à 6 mois de l'échéance, la tendance est bien à l'inflation. Comme chez ce courtier parisien, dont l'offre pour un "senior" de 60 ans augmente de près de 4%. Ou ce grand cabinet de conseil, qui voit les assureurs demander 3% de revalorisation sur les contrats d'entreprises.

Des hausses supérieures à la moyenne des dernières années, que tous évaluent entre 2 et 2,5%. "Le coût supplémentaire est là, même si les pouvoirs publics ont essayé de l'escamoter", observe Pierre-Alain de Malleray, président de Santiane.

"Plus de garanties et moins de prix, personne ne sait le faire", résume Sidney Mbassi, directeur adjoint de Praeconis. D'autant plus qu'"on ne voit pas encore les impacts" de la réforme et qu'il faut anticiper un possible "effet d'aubaine", ajoute-t-il.

Car le but affiché de l'exécutif est d'accroître l'accès à des soins aujourd'hui mal pris en charge. Un phénomène de rattrapage est donc attendu chez les assurés les plus âgés et les moins bien couverts, plusieurs courtiers prédisant un bond de 10 à 15% des dépenses pour ces catégories.

Une flambée impossible à décalquer sur les prix. Pour atténuer le choc, "certaines mutuelles vont faire jouer la solidarité: un peu moins de répercussion pour les retraités, un peu plus pour les actifs", indique Thierry Beaudet, président de la Mutualité française.

"Variable d'ajustement"

Un stratagème habile, qui se heurte toutefois à deux écueils. D'abord, il ne faut pas avoir mis tous ses oeufs dans le même panier: "Avec une répartition à 50/50 entre contrats individuels et collectifs, l'impact sera plus neutre que pour un assureur qui ne fait que de l'individuel", prévient Alix Pradère, présidente d'OpusLine.

Ensuite, il faut que les entreprises acceptent les tarifs proposés. Or, pour celles qui paient déjà plus qu'elles ne consomment, une hausse sera difficile à justifier. "Si les assureurs ne font pas des efforts, nos clients nous demanderont d'aller voir le marché", met en garde Linda Lamouchi, directrice grands comptes chez Mercer.

L'équation doit aussi prendre en compte que "les frais de santé peuvent être une variable d'ajustement social dans le cadre global des négociations annuelles sur les salaires" entre employeurs et syndicats, rappelle Liliane Spiridon, directrice des assurances aux personnes chez Gras Savoye.

Au bout du compte, la plupart des courtiers interrogés prédisent que les mutuelles, assurances et institutions de prévoyance prendront sur elles une partie de la hausse des coûts liés au "reste à charge zéro".

Face à un exécutif déterminé, qui n'a pas hésité à imposer au secteur la résiliation "à tout moment", cette issue apparaît comme un moindre mal.

"On a entendu le message", confirme Jean-Paul Babey, président d'Alptis Assurances, qui juge que "les progressions de tarifs sont quand même très modérées" et considère qu'"il ne faut pas crier avant d'avoir mal".

D'autant plus que le gouvernement entretient "une pression très forte sur les frais de gestion" des complémentaires santé, souligne Anne André, directrice de l'activité conseil international chez Henner, pour qui "on peut toujours attendre plus d'efficacité et une baisse des coûts, mais pas à cause du +reste à charge zéro+".

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