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Reprise des négociations sur l'avenir du thon obèse en Atlantique

| AFP | 798 | Aucun vote sur cette news
Un pêcheur indonésien porte un thon albacore le 13 mars 2019 à Banda Aceh
Un pêcheur indonésien porte un thon albacore le 13 mars 2019 à Banda Aceh ( CHAIDEER MAHYUDDIN / AFP/Archives )

Le secteur de la pêche saura-t-il protéger l'espèce du patudo, ou thon obèse, en Atlantique? Cette question est au cœur de discussions lundi en Espagne, après un échec en 2018, au moment où la santé des océans inquiète de plus en plus.

La Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA, ICCAT en anglais) se réunit à Palma de Majorque, en Espagne, jusqu'au 25 novembre. Elle regroupe une cinquantaine d'Etats pêchant en Atlantique et en Méditerranée.

Se basant sur des expertises scientifiques, en présence d'ONG, la CICTA fixe des niveaux de pêche pour plusieurs espèces de thonidés (thons, bonites, makaires, espadons) et de requins.

Fin 2018, les mêmes acteurs s'étaient déjà penchés sur l'avenir du thon obèse, apprécié en conserve comme en sashimi, dont la population décline dangereusement. La sonnette d'alarme a été tirée dès 2015: les stocks du Thunnus obesus, ou patudo, souffrent de surpêche et de mortalité importante de thons juvéniles.

"Le stock patudo va très mal", confirme Daniel Gaertner, chercheur à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), qui fait partie des scientifiques chargés d'évaluer l'état des stocks.

Il y a un an, les membres de la CICTA n'avaient pas réussi à s'entendre pour une réduction des quotas de pêche et sur l'idée d'inclure de nouveaux pays dans ces quotas.

Le quota actuel de 65.000 tonnes ne concerne que les sept principaux pêcheurs en Atlantique, dont le Japon et l'Union européenne. Les autres échappent aux limites de prises. Résultat, en 2017, le total des prises a frôlé 80.000 tonnes, un niveau qui conduit à une surexploitation de ces poissons.

Plusieurs propositions étaient sur la table lundi à Palma de Majorque. L'Union européenne propose un quota de 62.500 tonnes jusqu'en 2022, qui inclurait 17 parties prenantes pêchant plus de 1.250 tonnes par an.

La Cote d'Ivoire, le Gabon, le Ghana, la Guinée Bissau, le Nigeria et le Sénégal défendent un quota entre 57.500 et 60.000 tonnes, tandis que le Costa Rica, le Salvador, le Guatemala, le Honduras, le Nicaragua, le Panama et le Mexique ne veulent pas toucher au niveau actuel.

Pour le Brésil, qui n'est pas soumis aujourd'hui aux quotas, toute nouvelle répartition devra prendre en compte les intérêts des pays côtiers et des pêcheries artisanales.

Réchauffement climatique

Pour l'ONG Pew Charitable Trusts, "un quota de 60.000 tonnes serait trop élevé", indique à l'AFP Grantly Galland. Ce niveau de pêche entraînerait "une période de rétablissement trop long" pour les populations de thons obèses, poursuit l'expert de l'ONG qui plaide pour une limite de 50.000 tonnes.

D'autres espèces seront au menu de la CICTA: le thon albacore, qui a fait pour la première fois l'objet d'une évaluation scientifique, ou encore des requins. Dans le cas de l'albacore, le quota "annuel pour 2020 et les années ultérieures du programme pluriannuel s’élève à 110.000 tonnes (...) et devra rester en place", recommande la commission.

WWF recommande d'interdire certaines zones à la pêche pendant certaines périodes pour réduire les captures de juvéniles des thons obèse et albacore.

Concernant les requins, la Gambie, le Sénégal et le Canada recommandent d'interdire la vente de "carcasse des requins‐taupes bleus de l’Atlantique Nord". Ce requin, le plus rapide, en danger au niveau mondial car victime de surpêche, a bénéficié cet été de la protection de la CITES, qui fixe les règles du commerce international de plus de 35.000 espèces sauvages.

S'ajoutant à la surpêche actuelle, le réchauffement des océans contribuera à faire chuter davantage encore le potentiel maximal de prises de poissons, ont rappelé il y a quelques semaines les spécialistes climat de l'ONU (Giec) dans un rapport spécial sur les océans.

A la fin des années 2000, la CICTA avait baissé drastiquement les quotas de pêche du thon rouge après des années de tergiversations. L'espèce était tellement mal en point que la CITES avait examiné une interdiction de son commerce international.

Après avoir réussi à rétablir les stocks de thons rouges, scientifiques et ONG espèrent aujourd'hui le même sursaut pour sauver le thon obèse.

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