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Renault, Orange, ADP... Les possibles cessions pour l'Etat actionnaire

| AFP | 268 | Aucun vote sur cette news
Renault pourrait être partiellement ou totalement privatisé dans les prochaines semaines
Renault pourrait être partiellement ou totalement privatisé dans les prochaines semaines ( PHILIPPE HUGUEN / AFP )

Outre Engie, dont l'Etat a vendu mardi 4,5% du capital, pour 1,53 milliard d'euros, plusieurs entreprises pourraient être partiellement ou totalement privatisées dans les prochaines semaines. Tour d'horizon des groupes qui pourraient sortir du giron public.

Renault

Pour obtenir des droits de vote double, l'Etat a fait passer en 2015 de 15,01% à 19,74% sa participation dans le groupe automobile. L'opération, évaluée à 1,2 milliard d'euros, avait été présentée comme transitoire. Mais la revente des titres n'a toujours pas eu lieu, faute de conditions de marché favorables, le titre évoluant actuellement autour de 75 euros, contre 86 euros lors de l'opération.

Aéroports de Paris

C'est une des principales pistes évoquées pour permettre à l'Etat actionnaire de dégager des marges de manoeuvre. Actuellement, 51% du capital d'ADP se trouve dans le giron public. Mais ce niveau pourrait sensiblement baisser. ADP "n'a pas d'intérêt stratégique pour l'Etat" et sa vente "pourrait rapporter beaucoup", souligne à l'AFP Christopher Dembik, économiste chez Saxo banque, qui rappelle qu'Emmanuel Macron avait songé à une telle opération en 2015. Pour céder ses parts, l'Etat devra au préalable faire voter un texte l'autorisant à descendre sous le seuil des 50% exigé par la loi. Et vaincre les éventuelles réticences des syndicats d'ADP.

Orange

"Orange n'est ni une entreprise du secteur nucléaire ou de la défense, ni une entreprise assurant un service public en monopole", déclarait en avril Emmanuel Macron au site spécialisé Electronlibre, ajoutant que la part de l'Etat dans le groupe pouvait "évoluer".

L'Etat détient, directement et indirectement, près de 23% du numéro un français des télécoms
L'Etat détient, directement et indirectement, près de 23% du numéro un français des télécoms ( ERIC PIERMONT / AFP/Archives )

L'Etat détient, directement et indirectement, près de 23% du numéro un français des télécoms, une participation valorisée aux alentours de 9 milliards d'euros. Pour Eric Beaudet, analyste chez Natixis, il faudrait que la cession soit "progressive et ordonnée" pour éviter de faire chuter le cours de Bourse. "Une petite cession d'une partie que l'Etat possède ne changerait rien à son influence au sein du groupe", souligne-t-il. Le PDG du groupe, Stéphane Richard, insiste d'ailleurs pour une sortie de l'Etat, un actionnaire jugé encombrant.

La Française des jeux

Evoquée depuis une dizaine d'années, la cession d'une partie de la FDJ par l'Etat, qui possède 72% de l'opérateur, est revenue sur le tapis ces dernières semaines, sur fond de résultats record pour l'entreprise: 14,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2016. La FdJ fait partie "des pistes intéressantes", susceptibles de séduire "de nombreux investisseurs", estime ainsi Christopher Dembik. Seul bémol, pour l'Etat: réduire sa participation impliquerait de revoir à la baisse les dividendes qu'il perçoit chaque année de l'opérateur. Soit près de 130 millions d'euros, bon an mal an.

CNP Assurances

L'Etat possède actuellement 1,1% du capital du premier assureur de personnes en France via l'APE, et 40,8% via la Caisse des dépôts. Un niveau jugé trop élevé par la Cour des comptes. Cela pourrait pousser l'Etat à vendre les 1,1% détenus l'APE, avec à la clé un gain de 150 millions d'euros.

DCNS

Actuellement, l'État contrôle 63% du constructeur naval aux côtés de Thales, qui en possède 35%. Mais Thales souhaite que soit revu cet équilibre. Jusqu'à présent, Bercy s'est refusé à le faire, mais une évolution reste possible.

Thales

La participation de l'Etat dans le constructeur aéronautique, dont il possède 26%, est valorisée à plus de 5,1 milliards d'euros.

Patrice Caine, PDG de Thales, le 28 février 2017 à La Défense
Patrice Caine, PDG de Thales, le 28 février 2017 à La Défense ( ERIC PIERMONT / AFP/Archives )

De quoi récupérer une belle somme en cas de baisse de participation. Mais l'entreprise est stratégique. Et une cession partielle de ces titres impliquerait une rupture du pacte d'actionnaires conclu avec la famille Dassault, qui prévoit que celle-ci possède une part inférieure à l'Etat. A moins qu'elle ne vende aussi une partie de sa participation.

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