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Réduire les pesticides: l'agriculture conventionnelle s'y met à pas comptés

| AFP | 339 | Aucun vote sur cette news
Un agriculteur pulvérise des produits phytosanitaires (insecticides, herbicides et fongicides) dans un champ à Meteren, le 7 août 2017 dans le Nord
Un agriculteur pulvérise des produits phytosanitaires (insecticides, herbicides et fongicides) dans un champ à Meteren, le 7 août 2017 dans le Nord ( / AFP/Archives )

Consciente des nouvelles exigences de la société française, la FNSEA, principal syndicat agricole, réfléchit à réduire le recours aux pesticides, herbicides et autres fongicides, dont la consommation s'est pourtant encore accrue en France ces dernières années.

"On entend l'injonction très forte de la société. Nous avons envie d'y répondre (...) tout en préservant l'équilibre économique de nos exploitations", a assuré Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, lors d'une journée consacrée en fin de semaine dernière aux innovations des technologies et modes de production.

"Le robot, doté de caméras, a dans sa mémoire la carte de la parcelle, le nombre de rangs, leur espacement, la hauteur des plants. A partir de ça, il sait le travail à faire", explique le démonstrateur à une petite assemblée d'agriculteurs et de techniciens attentifs.

Désherbeur thermique, bineuse autoguidée, pulvérisateur de précision, etc...: les démonstrations se sont succédées lors de cette journée à Brain-sur-Authion, organisée notamment par la FNAMS (Fédération nationale des agriculteurs multiplicateurs de semences), branche de la FNSEA.

Malgré des plans visant à réduire de moitié la consommation des pesticides, la France, premier consommateur en Europe, a encore accru sa consommation entre 2011 et 2016, passant de 56.000 à 66.000 tonnes, selon Eurostat. Et ce, alors que l'inquiétude grandit face aux risques sur la santé humaine et aux effets sur la biodiversité et les insectes, à commencer par les abeilles.

Le gouvernement a réaffirmé que le glyphosate, substance la plus utilisée, ne sera plus autorisé à partir de 2021 mais a refusé d'inscrire cette échéance dans la loi Agriculture et alimentation.

La présidente du principal syndicat agricole FNSEA, Christiane Lambert, s'adresse à la presse lors du 72e congrès du syndicat, le 29 mars 2018 à Tours
La présidente du principal syndicat agricole FNSEA, Christiane Lambert, s'adresse à la presse lors du 72e congrès du syndicat, le 29 mars 2018 à Tours ( GUILLAUME SOUVANT / AFP/Archives )

Alors, comment réduire cette consommation de produits phytosanitaires auxquels de plus en plus d'"adventices" (mauvaises herbes, en langage technique) deviennent résistants?

Au-delà des matériels "intelligents" aux prix encore souvent prohibitifs, il faut aussi explorer tous les leviers de l'agronomie: "diversifier les cultures et les périodes de semis dans la rotation, avoir un travail du sol différencié (labour, déchaumage, faux-semis), bien choisir sa date de semis, avoir recours aux cultures associées, aux couverts inter-cultures, etc", rappelle Jean-Albert Fougereux, directeur technique à la FNAMS.

- 70% de chimie -

"Le désherbage mécanique reste un moyen curatif venant en dernier lieu. Il est important de combiner différents leviers en amont pour diminuer le stock de graines" de mauvaises herbes, témoigne Frédéric Robert, qui pratique la polyculture à Angrie (Maine-et-Loire).

A l'heure actuelle, souligne M. Fougereux, "les adventices sont maîtrisées à 10% par la mécanique, 20% par l'agronomie, et 70% par les produits chimiques".

"Notre vision est qu'en 2030, l'agronomie sera la pratique la plus utilisée, à hauteur de 35%. Le désherbage mécanique et intelligent sera utilisé dans 30% des cas, les nouvelles technologies à 10%. Les produits chimiques seront ramenés à 25%". Sans oublier le biocontrôle qui offre "des pistes de recherche prometteuses".

Le directeur général de l'Alimentation (DGAL), Patrick Dehaumont, temporise: "Il ne faut surtout pas condamner les phytos, on en aura toujours besoin pour se protéger de certains accidents". Mais ce qu'il faut, dit-il, "c'est évacuer les molécules les plus préoccupantes, les substances nocives pour la santé humaine. (...) Ce qui nous préoccupe beaucoup, c'est l'effet +cocktail+, l'effet combiné" de plusieurs substances.

M. Dehaumont cite l'exemple des cerises fraîches et du diméthoate, un insecticide "très efficace" mais pouvant entraîner des intoxications aigües chez les enfants, interdit par la France il y a trois ans: "ça a amené des pays comme l'Espagne et l'Italie à ne plus l'utiliser. Quant aux cerises turques, interdites d'entrée en France pendant deux ans, elles ont fait leur retour cette année sur le marché français car elles sont désormais sans diméthoate".

"Il y aura des vérifications (des importations) par les professionnels car plusieurs autres pays de l'UE n'ont pas la rigueur de la France", avertit la présidente de la FNSEA.

Mme Lambert voit globalement des perspectives positives vers une réduction des phytosanitaires: "le mot qui prévaut, c'est +combinatoire+. Il n'y a pas une solution unique. Le numérique démultiplie les possibilités, permet un désherbage de précision. L'intelligence humaine et l'intelligence artificielle vont décupler nos possibilités".

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