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RBS, dans le vert, choisit Amsterdam pour ses activités post-Brexit

| AFP | 66 | Aucun vote sur cette news
RBS, détenue en majorité par l'Etat britannique, annonce un retour dans le vert au deuxième trimestre
RBS, détenue en majorité par l'Etat britannique, annonce un retour dans le vert au deuxième trimestre ( Daniel LEAL-OLIVAS / AFP/Archives )

La banque RBS, détenue en majorité par l'Etat britannique, a annoncé vendredi un retour dans le vert au deuxième trimestre et a choisi Amsterdam pour mener ses activités dans l'UE après le Brexit.

RBS a dévoilé un bénéfice net de 680 millions de livres (752 millions d'euros) sur le trimestre après avoir subi une perte de plus d'un milliard de livres un an auparavant en raison du coût de nombreux litiges.

Ces résultats portent sur la période d'avril à juin et ne prennent en compte qu'une petite partie de la somme de 5,5 milliards de dollars, dévoilée en juillet, que doit verser la banque au régulateur américain pour solder une affaire liée à des prêts immobiliers douteux avant la crise financière.

La banque a passé dans ses comptes une charge de 396 millions de livres pour l'ensemble de ses litiges, dont 151 millions de livres seulement pour l'affaire des prêts immobiliers qui est loin d'être achevée pour RBS. La banque fait en effet face à d'autres investigations des autorités américaines, notamment de la part du Département de la Justice qui pourrait infliger une amende très élevée.

RBS a par ailleurs annoncé vendredi être sous le coup d'une enquête du régulateur britannique des marchés, le FCA, dans une affaire de blanchiment d'argent en lien avec certains clients. La banque dit coopérer dans cette enquête.

En dépit des litiges en cours, la banque tente de se redresser après avoir connu une série noire depuis qu'elle a été sauvée de la faillite par l'Etat britannique au moment de la crise des "subprime".

En comptant cette nationalisation et les pertes subies depuis, la banque a englouti autour de 100 milliards de livres (113 milliards d'euros).

Elle a en parallèle nettement réduit la voilure notamment dans son activité internationale de banque d'investissement, supprimant des milliers d'emplois au passage.

Mais les profits enregistrés au terme du premier semestre (939 millions de livres) "sont les premiers en trois ans à ce stade de l'année", remarque Connor Campbell, qui rappelle toutefois qu'une nouvelle perte annuelle est attendue.

"Les réductions de coûts font le travail, alors que la baisse des charges liées aux litiges aide beaucoup", résume Neil Wilson, analyste chez ETX Capital.

Le marché semblait d'ailleurs apprécier la publication, l'action de la banque prenant 2,26% à 262,00 pence vers 08H50 GMT à la Bourse de Londres.

- Anticiper le Brexit -

La banque, dont l'Etat détient encore 71%, a annoncé en même temps que ses résultats qu'elle avait choisi Amsterdam comme siège au sein de l'UE en cas de Brexit "dur" qui se traduirait par la perte du passeport financier. Ce dernier permet jusqu'à présent aux sociétés financières de proposer leurs activités à travers l'UE depuis le Royaume-Uni.

RBS se prépare à utiliser sa licence bancaire dont il dispose aux Pays-Bas afin de permettre à sa filiale de banque d'investissement, nommée NatWest Markets, de pouvoir continuer à exercer dans l'UE.

"NatWest Markets a examiné les moyens de minimiser les dysfonctionnements pour son activité et pour continuer à servir ses clients dans l'hypothèse d'une perte du passeport européen", écrit RBS.

Si nécessaire, "NatWest Markets s'est assuré que notre actuelle licence bancaire aux Pays-Bas est opérationnelle", ajoute la banque.

De nombreuses banques et sociétés financières internationales ont décidé d'ouvrir un siège dans l'UE, au prix parfois de déplacements d'emplois du Royaume-Uni vers le continent.

Les banques américaines Morgan Stanley et Citigroup ont choisi Francfort. D'autres banques américaines, comme JPMorgan et Goldman Sachs, ont dit vouloir déplacer des centaines d'emplois.

Plusieurs banques européennes (HSBC, Deutsche Bank, UBS) vont également renforcer leur présence dans l'UE. Les établissements japonais Sumitomo Mitsui Financial Group et Nomura vont créer pour leur part une nouvelle filiale européenne à Francfort.

La méga-banque japonaise Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG) hésite quant à elle principalement entre Amsterdam et Paris, alors que le spécialiste des obligations Tradeweb, filiale de Thomson Reuters, a choisi le centre financier néerlandais.

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