5 399.45 PTS
-
5 385.5
-
SBF 120 PTS
4 304.48
-
DAX PTS
13 125.64
-0.44 %
Dowjones PTS
24 585.43
+0.33 %
6 394.67
+0.17 %
Nikkei PTS
22 761.95
+0.02 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Nouveau rachat de STX: pour les salariés, "bien ou pas, l'avenir le dira"

| AFP | 525 | Aucun vote sur cette news
Un bateau de croisière en construction aux Chantiers navals STX France, le 27 septembre 2017 à Sait-Brévin-les-Pins
Un bateau de croisière en construction aux Chantiers navals STX France, le 27 septembre 2017 à Sait-Brévin-les-Pins ( LOIC VENANCE / AFP )

"Fincantieri, c'est difficile à dire si c'est bien ou pas": à l'heure de l'embauche, jeudi matin à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), les salariés de STX se montraient assez sceptiques sur un nouveau rachat du chantier naval, bien que "plutôt rassurés" par les clauses de l'accord conclu la veille avec l'Italie.

Après des mois d'un long feuilleton sur la reprise ou non du site de Saint-Nazaire par son concurrent transalpin - une incertitude handicapante pour engranger de nouvelles commandes de paquebots - "la situation s'éclaircit" pour Damien Thébault, employé depuis 23 ans au chantier naval et responsable de travaux sur l'un des paquebots en construction. Soupesant le pour et le contre de l'arrivée de l'italien Fincantieri, il estime que "les premiers mois seront décisifs".

"On ne pouvait pas rester sans racheteur. On était dans le doute, on ne savait pas où on allait, c'est mieux. (...) Mais Fincantieri, ça dépend: qu'est-ce qui est prévu vraiment dans les clauses du contrat", s'interroge Dominique Chedotan, salarié depuis 1988 aux ex-Chantiers de l'Atlantique.

Chantiers navals STX à Saint-Nazaire : Fincantieri obtient la majorité
Chantiers navals STX à Saint-Nazaire : Fincantieri obtient la majorité ( Laurence SAUBADU, Aude GENET / AFP )

"Des rachats, j'en ai connu. Des doutes aussi. On a toujours l'inquiétude que le savoir-faire parte à l'étranger et qu'on reste sur le carreau. On est obligé d'attendre", poursuit-il avant de passer par l'un des trois portillons le menant au site, protégé par un grillage et surveillé par des caméras, au bout du parking central.

Au petit matin, des centaines d'ouvriers techniciens ou superviseurs, mais aussi des travailleurs étrangers, certains déjà munis de leur casque de sécurité, s'engouffrent à l'intérieur du chantier naval, en direction des ateliers et du paquebot géant en construction pour l'armateur américain RCCL, client historique de STX, le jumeau du plus grand navire à passagers du monde livré au printemps 2016.

- 2% aux salariés -

Fincantieri a obtenu 50% de STX, auxquels il faut ajouter 1%
Fincantieri a obtenu 50% de STX, auxquels il faut ajouter 1% "prêté" par l'Etat français ( LOIC VENANCE / AFP )

"Pressé" de pointer, un salarié lâche juste qu'il ne trouve "pas forcément rassurant" l'accord trouvé entre Paris et Rome, présenté par Emmanuel Macron comme "gagnant-gagnant". Dans les faits, Fincantieri a obtenu 50% de STX, auxquels il faut ajouter 1% "prêté" par l’État français, qui se réserve le droit de le reprendre si l'Italien ne respecte pas ses engagements pendant une période de douze ans.

"La France aurait dû garder les 100%", lance Cyril, en référence à la nationalisation temporaire décidée en juillet faute d'accord trouvé avec l'Italie.

"Fincantieri n'aurait pas dû devenir actionnaire majoritaire. Ce 1% fait toute la différence" pour Samuel, 41 ans, soudeur en tuyauterie et salarié depuis près de 20 ans, qui craint "la concurrence avec les boîtes italiennes".

Pour Pierre, 34 ans, ce 1% "prêté" est au contraire "une bonne chose, car ça laisse un certain levier à la France".

"Je suis assez satisfait que le gouvernement ne se soit pas laissé faire et garde ce droit de veto si ça se passe mal. C'est plutôt rassurant, car Fincantieri reste un concurrent direct et le chantier fait vivre beaucoup de monde ici dans la région", souligne Pascal, employé d'une PME sous-traitante de deuxième rang, qui assure "30 à 40% de son chiffre d'affaires" grâce à STX.

L'accord prévoit que 3,66% du capital reviennent à des sous-traitants du bassin de Saint-Nazaire et 2% aux salariés, qui auront également un siège au conseil d'administration. "C'est bien qu'il y ait un droit de regard des salariés, mais personnellement je n'irai pas mettre de billes dedans. Ce n'est pas une industrie qui rapporte", confie en souriant Gildas, 36 ans, "plutôt optimiste" néanmoins sur l'avenir grâce au carnet de commandes rempli jusqu'en 2026.

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire doit se rendre dans l'après-midi à Saint-Nazaire pour expliquer les termes de l'accord à la direction et aux représentants des quelque 2.600 salariés, avant de visiter le site.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 13/12/2017

Question de culture d'entreprise. L'offre ne répond pas aux intérêts de la société, ses métiers, ses employés, ses actionnaires et autres parties prenantes...

Publié le 13/12/2017

"Nous avons désormais les moyens financiers nécessaires à la poursuite de notre plan stratégique"...

Publié le 13/12/2017

Stef se situe à la 3e place des entreprises ayant le pourcentage d'actionnariat salarié le plus élevé...

Publié le 13/12/2017

Le Groupe maintient son objectif de génération de free cash-flows positifs et récurrents à la clôture de mars 2019...

Publié le 13/12/2017

A l'occasion du 30e anniversaire du premier film Predator, Tom Clancy's Ghost Recon Wildlands intègre aussi du contenu exclusif...

CONTENUS SPONSORISÉS