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Powell à Jackson Hole, un chef-d'oeuvre de discours monétaire ?

| Boursier | 475 | 4.50 par 2 internautes

Jerome Powell, patron de la Fed, s'exprime actuellement à l'occasion du symposium de Jackson Hole...

Powell à Jackson Hole, un chef-d'oeuvre de discours monétaire ?
Credits Reuters

Jerome Powell, patron de la Fed, s'exprime actuellement à l'occasion du symposium de Jackson Hole. Il semble vouloir balayer d'entrée de jeu tout suspense, puisqu'il affirme qu'il pourrait être approprié de procéder au 'tapering', réduction des achats d'actifs obligataires mensuels de la Fed actuellement logés à 120 milliards de dollars, et ce dès cette année ! Il ne s'agit absolument pas d'une surprise, puisque les Minutes de la dernière réunion de la Fed avaient déjà permis d'évaluer qu'un début d'allègement était probable avant la fin de l'année. D'ailleurs, dans son intervention du jour, Powell ne fait rien d'autre que de se référer à ce sujet aux échanges ayant eu lieu lors de la récente réunion monétaire de juillet. Ainsi, "si l'économie évolue globalement comme anticipé", il serait approprié de commencer à réduire dès cette année le rythme des achats d'actifs.

Dans son discours du jour à Jackson Hole, Powell relève que 17 mois ont passé depuis le début de la pandémie et son plein impact sur l'économie. Ce choc a mené à un déclin immédiat et sans précédent de larges pans de l'économie, fermés pour contenir la propagation du virus. Un fort soutien monétaire a alimenté une reprise "vigoureuse mais irrégulière". Cette reprise a constitué une certaine anomalie. Par exemple, les revenus personnels agrégés ont augmenté plutôt que chuté. Les ménages ont quant à eux massivement reporté leurs dépenses des services vers les biens manufacturés. La forte demande en biens et la force et la rapidité de la réouverture ont provoqué des pénuries et des goulots d'étranglement. Le résultat a été une inflation élevée sur les biens durables. Les conditions du marché du travail, constate Powell, s'améliorent mais restent "turbulentes". En outre, la pandémie continue de menacer la santé, mais aussi l'activité économique.

Dans ses commentaires du jour, Powell se concentre donc sur les efforts de la Fed pour promouvoir un emploi maximal et la stabilité des prix au milieu de ces bouleversements. Pour le patron de la banque centrale américaine, "les perspectives du marché du travail se sont considérablement améliorées durant les mois récents". Les gains d'emplois ont été soutenus durant l'année, avec une moyenne de 832.000 sur les trois derniers mois, dont près de 800.000 dans les services. Le rythme total des embauches est le plus élevé jamais observé d'après les données enregistrées. Les niveaux des ouvertures de postes et des départs sont sur des records, et les employeurs rapportent qu'ils ne peuvent assez rapidement pourvoir les postes pour faire face au retour de la demande. Ces conditions favorables devraient, selon Powell, permettre à l'économie de couvrir le manque considérable subsistant pour atteindre le plein emploi. Le taux de chômage a déjà décliné à 5,4%, mais reste "bien trop élevé", et le taux rapporté sous-évalue par ailleurs la réalité du marché. Le chômage de long terme demeure en outre élevé, et la reprise sur le plan du taux de participation à la force de travail n'a pas suivi celle du reste du marché. Avec des vaccinations croissantes, la réouverture des écoles et la fin des aides au chômage, des facteurs qui pouvaient retenir encore les chercheurs d'emplois se dissipent. Alors que le variant Delta présente un risque de court terme, les perspectives restent bonnes selon Powell, en vue de nouveaux progrès vers un emploi maximal.

Concernant l'inflation, l'opinion de Powell n'a pas non plus évolué. Sur les 12 mois se terminant en juillet, les mesures d'inflation totale et 'core' se sont établies à 4,2% et 3,6%, bien supérieures à l'objectif de 2% de la Fed sur le long terme. Néanmoins, le timonier de la Fed juge que les pressions inflationnistes ne sont pas généralisées, au contraire, puisqu'elles concernent un groupe de biens et services relativement réduit. La Fed surveille directement les prix de biens et services les plus affectés par la pandémie et la réouverture, et juge que la hausse des prix se modère sur ces "éléments à plus haute inflation". La hausse des salaires, quant à elle, constitue "un heureux développement" et est "essentielle pour soutenir la progression du niveau de vie". Les anticipations d'inflation à plus long terme, quant à elles, resteraient généralement bien "ancrées". "Notre cadre de politique monétaire souligne qu'il est important d'ancrer les anticipations à long terme à 2% pour maximiser l'emploi et la stabilité des prix". La Fed surveille également un certain nombre d'indicateurs concernant les anticipations d'inflation à long terme. Ces mesures à ce jour sont "à des niveaux globalement cohérents avec notre objectif de 2%".

"Les anticipations d'inflation à long terme ont beaucoup moins évolué que l'inflation réelle ou les anticipations à court terme, ce qui suggère que les ménages, les entreprises et les acteurs du marché pensent également que les chiffres actuellement élevés de l'inflation sont susceptibles de s'avérer transitoires et que, dans tous les cas, la Fed ramènera l'inflation proche de son objectif de 2% au fil du temps", résume Powell, qui disserte également au sujet de "la prévalence des forces désinflationnistes mondiales au cours du dernier quart de siècle".

"Pour résumer, les perspectives de base sont celles de progrès continus vers un emploi maximal, l'inflation revenant à des niveaux compatibles avec notre objectif d'une inflation moyenne de 2% au fil du temps", synthétise Powell.

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