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Pompes funèbres: un business qui prospère dans l'ombre

| AFP | 675 | 5 par 1 internautes
L'industrie funéraire française affichera un chiffre d'affaires en hausse de 3,5% par an jusqu'en 2022
L'industrie funéraire française affichera un chiffre d'affaires en hausse de 3,5% par an jusqu'en 2022 ( JEFF PACHOUD / AFP/Archives )

Avec 600.000 décès par an, soit un mort toutes les 54 secondes, l'industrie du funéraire française est toujours plus prospère, au point de susciter des interrogations sur ses pratiques.

D'après des prévisions du cabinet d’études Xerfi-Precepta, le domaine funéraire reste "bien orienté financièrement" et affichera un chiffre d'affaires en hausse de 3,5% par an jusqu'en 2022.

Malgré la baisse du "panier moyen" constatée par le cabinet, les services funéraires "arrivent à tirer leur épingle du jeu", explique Cathy Alegria, chargée de l'étude.

Et ce alors que le secteur fait face à des bouleversements sociétaux comme le prolongement de l'espérance de vie, un détachement des traditions, une augmentation des crémations - moins onéreuses que l'inhumation - et davantage de possibilités de comparer les prix pour les clients avec la timide entrée du numérique sur le marché.

Pour expliquer le maintien des bonnes performances financières, Mme Alegria cite par exemple l'ajout de services "pour faire monter la note, donc au final les marges se maintiennent".

Jean Ruellan, directeur de la communication du numéro un français OGF, explique lui le maintien des profits de son groupe par une "revue de son modèle économique". Pour lui, c'est "la multiplication des frais fixes (agences, maisons funéraires etc.)" qui alourdit la facture des familles et explique en partie l'inflation.

- Factures "très élastiques" -

Dans son numéro de novembre, l'association des consommateurs UFC-Que Choisir évaluait le "juste prix" des obsèques, inhumation et crémation confondues, dans une fourchette de 3.000 à 5.000 euros, soulignant le caractère "très élastique" des factures.

"Chaque entreprise peut avoir ses propres services ainsi que ses propres tarifs, (...) d'une entreprise à l'autre, les prix peuvent varier du simple au double, au triple, ou plus", renchérit Michel Kawnik fondateur et président de l'Association française de l'information funéraire (Afif).

Mortalité et services funéraires
Mortalité et services funéraires ( Paul DEFOSSEUX / AFP )

"Compte tenu de la marge commerciale dégagée, certains conseillers funéraires n'hésitent pas à préconiser des soins de conservation sans expliquer leur nature", relève aussi la répression des fraudes (DGCCRF) dans un rapport consulté par l'AFP.

Sur 596 contrôles effectués en 2017 par ses services, 66,9% ont révélé des infractions. La DGCCRF évoque des "pratiques commerciales abusives", des "anomalies" dans les devis, une mauvaise évaluation des montants nécessaires à la réalisation des obsèques et une information au consommateur "insuffisante", notamment sur l'affichage des prix de produits facultatifs (essence du bois, capiton du cercueil, emblèmes, etc.).

- Changer la réglementation? -

Depuis le 1er janvier, une documentation officielle du Ministère de la Santé sur les soins de conservation obligatoires doit être remise aux proches des défunts par les opérateurs funéraires.

Florence Fresse, déléguée générale de la Fédération française des pompes funèbres (FFPF), qui représente environ 500 petites structures du secteur, assure n'avoir constaté "aucun refus" d'informer les familles de la part de ses adhérents.

"On peut toujours avoir un os", concède-t-elle, mais celui-ci "va se gérer avant d'arriver à la médiation" entre l'entreprise et la famille.

Elle déplore cependant qu'encore près de 2.000 entreprises funéraires en France ne soient affiliées à aucune organisation professionnelle, limitant leur connaissance des changements de réglementation dans le secteur.

Si la France se retrouve confrontée à l'inflation des prix des obsèques, elle n'est pas la seule dans le cas. Au Royaume-Uni, le gouvernement a commandé durant l'été des rapports au Trésor et à l'autorité de la concurrence (CMA), en vue d'éventuellement repenser la législation.

Calum Battersby, analyste chez Berenberg, confirme la détresse financière ressentie par une frange de la population pour financer les obsèques de leurs proches.

"A quel point ce système est-il viable? Est-ce que ça conduit plus de gens à choisir des services à plus bas coût comme la crémation? Les tarifs doivent-ils baisser ou la réglementation doit-elle changer afin de forcer les prix à retomber? Ce sont des questions qui restent sans réponse".

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