En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 398.32 PTS
-0.35 %
5 387.50
-0.51 %
SBF 120 PTS
4 320.54
-0.34 %
DAX PTS
12 561.42
-0.98 %
Dowjones PTS
25 058.12
-0.03 %
7 350.23
-0.03 %
1.172
+0.00 %

Pimkie donne le coup d'envoi des premières "ruptures conventionnelles collectives"

| AFP | 392 | Aucun vote sur cette news
Site de l'entreprise Pimkie à  Villeneuve d'Ascq (Nord) le 8 janvier 2018
Site de l'entreprise Pimkie à Villeneuve d'Ascq (Nord) le 8 janvier 2018 ( DENIS CHARLET / AFP )

La direction de la chaîne de prêt-à-porter Pimkie, appartenant à la galaxie Mulliez, a présenté lundi aux élus du personnel un projet de 208 suppressions de poste, inédit pour son usage des "ruptures conventionnelles collectives" prévues par les ordonnances sur le code du travail de septembre 2017.

Ces ruptures conventionnelles - qui existaient déjà à l'échelle individuelle - permettent des départs volontaires, selon une procédure moins risquée pour l'entreprise et a priori moins contraignante que celle d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Elles sont conditionnées à la signature d'un accord majoritaire avec les syndicats, homologué par l'administration.

Lundi, au siège de Pimkie à Villeneuve-d'Ascq (Nord), la direction a détaillé le projet au Comité central d'entreprise (CCE): suppression de 37 magasins en deux ans, sur 321 en France, et à court terme 83 emplois en magasin, 41 en logistique, 53 au siège international et 31 au siège pour la France implanté à Neuville-en-Ferrain (Nord), selon un communiqué de la direction confirmant les précisions données par les syndicats à la presse lors d'une suspension de séance.

"Pourquoi insister sur une rupture conventionnelle collective? Il y a eu du chantage en CCE: +Si vous ne prenez pas la rupture conventionnelle collective, on imposera sèchement le départ des salariés+", a dénoncé Valérie Pringuez, secrétaire (CGT) du CE.

Pour elle, c'est de la part de la direction "de la manipulation de chiffres" car sur le pôle France où Pimkie emploie 1.900 salariés, "le chiffre d'affaires et le résultat d'exploitation se tiennent".

C'est "un plan social déguisé", a abondé la déléguée syndicale centrale de FO Maley Upravan.

"L'entreprise présente des résultats déficitaires depuis 2015 et un chiffre d'affaires 2017 en baisse de 10% par rapport à l'année précédente", a affirmé la direction dans son communiqué. Elle a justifié la réorganisation par "des stratégies commerciales très agressives" de concurrents qui "exercent une forte pression sur les prix et le développement du digital".

- 'Casse sociale' -

La direction a également déroulé les "avantages" du recours aux ruptures conventionnelles collectives: "volontariat" pour les départs, "rapidité de mise en oeuvre" et possibilité de réembaucher en cas d'amélioration des résultats - contrairement à un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui interdit de recruter avant un an. Pimkie escompte ainsi "se réorganiser en deux mois seulement", là où un PSE "nécessite souvent près de six mois".

Les négociations en vue de l'accord majoritaire obligatoire entre direction et syndicats commenceront dès mardi. Devront notamment être débattus le nombre de départs envisagés, l'indemnité proposée (au moins égale aux indemnités légales de licenciement), les conditions à remplir ou encore des mesures de reclassement (formation, soutien à la création d'entreprise...).

En attendant, l'émotion était vive devant le siège de l'entreprise à Villeneuve-d'Ascq. Laetitia, salariée depuis 2001 chez Pimkie, était en larmes: "37 magasins, on ne s'y attendait pas, c'est énorme! Et une personne sur deux dans la logistique... C'est une catastrophe."

Pour Marie-Annick Merceur, de la CFDT, "ils avaient plutôt parlé au début de 15 magasins", donc "le coup est dur, ça a été fait de façon un peu insidieuse et ça remet beaucoup de choses en question".

"Quel que soit le dispositif, ça reste de la casse sociale", a jugé Guy Bouquet de la CFE-CGC. "On jugera demain soir du bien-fondé ou pas de continuer la négociation".

Le groupe automobile PSA (Peugeot, Citroën, DS), qui souhaite également procéder par ruptures conventionnelles collectives, pourrait être le premier à boucler ses négociations avec les syndicats, prévues en une journée mardi 9.

Ces deux projets avaient provoqué la colère de certains responsables politiques d'opposition, dont le député LFI Alexis Corbière, qui avait critiqué "un outil supplémentaire de grands groupes qui réalisent des profits pour licencier les gens".

"Il n'échappera à personne que le cas Pimkie est instrumentalisé pour attaquer à nouveau la loi travail et le gouvernement," avait déclaré le directeur général délégué de Pimkie, Eric Foucault, le 29 décembre.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

SEMAINE TRICOLORE

1000 € OFFERTS*
SUR VOS FRAIS DE COURTAGE

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 24 juillet 2018

CODE OFFRE : BLEUS18

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : BLEUS18 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/07/2018

APRRLa filiale autoroutière d'Eiffage communiquera son chiffre d'affaires du deuxième trimestre après la clôture de la Bourse.ICADELa foncière publiera ses résultats du premier…

Publié le 20/07/2018

A 16h00 aux Etats-UnisReventes de logements en juin.source : AOF

Publié le 20/07/2018

Luxembourg, 20 juillet 2018 - Aperam annonce avoir mené à terme son programme de rachat d'actions annoncé le 30 janvier 2018 (ci-après le "Programme"). Au total,…

Publié le 20/07/2018

A l’issue de la période d'acceptation initiale et des périodes de réouverture volontaire et obligatoire de l’offre, près de 96 % des actions de Realdolmen ont été apportées. En…

Publié le 20/07/2018

Eurazeo annonce être entrée en négociations exclusives avec PAI Partners en vue de la cession de sa participation dans Asmodee, un leader international de l’édition et de la distribution de jeux…