En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 863.02 PTS
-
5 855.00
-
SBF 120 PTS
4 627.29
-
DAX PTS
13 204.77
-
Dow Jones PTS
28 535.80
-1.57 %
8 952.18
+0. %
1.102
+0.01 %

Passe d'armes entre Apple et le gouvernement américain sur le cryptage des données

| AFP | 371 | Aucun vote sur cette news
Le gouvernement américain réclame à Apple l'accès aux deux iPhones de l'auteur de la fusillade de Pensacola (Floride) qui avait fait trois morts et huit blessés en décembre 2019
Le gouvernement américain réclame à Apple l'accès aux deux iPhones de l'auteur de la fusillade de Pensacola (Floride) qui avait fait trois morts et huit blessés en décembre 2019 ( Josh Edelson / AFP/Archives )

Un tweet rageur du président américain, et voilà le géant Apple et Donald Trump lancés dans une nouvelle querelle sur la question de l'accès aux données cryptées des smartphones à la pomme dans des enquêtes criminelles.

Le président américain s'en est directement pris mardi soir sur Twitter au fabricant de l'iPhone.

"Nous aidons tout le temps Apple sur la question du COMMERCE et sur bien d'autres problèmes et pourtant ils refusent de débloquer les téléphones utilisés par des tueurs, des dealers ou d'autres éléments criminels violents", peste Donald Trump, en sommant l'entreprise d'"aider notre grand pays. MAINTENANT."

A l'origine de ce différend, l'attaque en décembre de la base aéronavale de Pensacola, en Floride.

Trois marins avaient été tués par un aviateur saoudien en formation "motivé par l'idéologie jihadiste", selon le ministre américain de la Justice Bill Barr.

Le gouvernement américain réclame depuis au géant californien l'accès aux deux iPhones du tireur que les enquêteurs ne parviennent pas à débloquer.

Et selon Bill Barr, Apple "n'a pas fourni d'aide significative" à la police dans cette entreprise.

Une accusation balayée par Apple, qui reste toutefois fermement opposé à toute obligation légale de déverrouiller les smartphones de ses usagers, y compris dans le cadre d'une enquête criminelle.

"Nos réponses à leurs nombreuses demandes depuis l'attaque ont été opportunes, complètes et sont toujours en cours", a indiqué la marque à la pomme dans un communiqué.

Sécurité vs vie privée

Cette prise de bec relance l'épineux débat du cryptage des données, entre les partisans d'une protection absolue de la propriété privée et ceux qui y voient un obstacle dans des enquêtes criminelles.

Une bataille similaire avait déjà eu lieu en 2015 entre Apple et le ministère de la Justice après la tuerie de San Bernardino (Californie) qui avait fait 14 morts.

Apple avait refusé d'aider la police à accéder au contenu crypté du téléphone d'un des auteurs de l'attentat.

Le bras de fer s'était achevé en 2016, lorsque le gouvernement avait dépensé, selon la presse, un million de dollars pour qu'une société tierce développe un outil capable de contourner le cryptage.

Le débat ne porte pas seulement sur Apple. L'an dernier, les gouvernements américain, britannique et australien avaient notamment demandé à Facebook de ne pas crypter l'ensemble de ses plateformes sans garantir un accès aux forces de l'ordre en cas de crimes graves. Une requête refusée par le réseau social.

Le patron de Facebook Mark Zuckerberg avait alors rappelé que la protection de la confidentialité des échanges sur les messageries permettait de protéger les journalistes dans les pays sans liberté de la presse, les manifestants de Hong Kong et les dissidents en général.

Même son de cloche chez Apple qui estime qu'il n'y a pas de raison de donner une "backdoor" (porte dérobée dans un programme permettant de récupérer des données, ndlr) "juste pour les gentils".

"Les backdoors peuvent être exploitées par ceux qui menacent notre sécurité nationale et la sécurité des données de nos utilisateurs", plaide Apple.

Selon Jennifer Granick, de l'Union américaine pour les libertés civiles, les demandes du gouvernement "sont dangereuses, inconstitutionnelles et pourraient affaiblir la sécurité de millions d'iPhones".

"Un cryptage fort permet à des minorités victimes d'un génocide comme les Ouïghours en Chine ou à des journalistes enquêtant sur les puissants cartels mexicains de communiquer de manière sûre", ajoute t-elle.

Et la militante d'enfoncer le clou en estimant que si Apple laisse le FBI accéder à ce genre de données, il ne pourra pas empêcher des "gouvernements étrangers autoritaires" de faire de même.

Une position que ne partage pas James Lewis, expert en cybersécurité du Center for Strategic and International Studies, qui estime qu'il est possible de donner un accès aux autorités sans sacrifier totalement le sacro-saint cryptage.

Il propose notamment un chiffrement des données qui ne soit pas "de bout en bout" c'est à dire qu'il permettrait à un tiers de pouvoir y avoir accès, "sous la surveillance de l'autorité appropriée".

Selon lui, cette nouvelle bataille Apple-gouvernement devrait cependant se terminer comme en 2015, avec une société tierce capable de déverrouiller le téléphone de l'assaillant de la base de Pensacola.

"C'est le remake du film qu'on a vu pour San Bernardino. Mais ce sera plus dur car Apple a dû réparer la faille qui avait fonctionné dans cette affaire", conclut-il.

 ■

Copyright © 2020 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON FÊTE SA 1ÈRE ANNÉE

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 29 février 2020 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 28/01/2020

genOway, société spécialisée dans la conception et le développement de modèles de recherche précliniques, annonce aujourd'hui le succès de la...

Publié le 28/01/2020

Après l'annonce de la sélection du Guide Michelin, Nathalie Bellon-Szabo, Directrice Générale de Sodexo Sports et Loisirs Monde tient à féliciter le...

Publié le 28/01/2020

S'il est approuvé, Dupixent sera le premier médicament biologique disponible aux États-Unis pour cette catégorie d'enfants...

Publié le 27/01/2020

L'objectif de marge d'Ebitda 2021 de 20% est maintenu...

Publié le 27/01/2020

Groupe JAJ est prudent pour l'exercice...