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Oxfam demande des mesures environnementales contraignantes pour les banques

| AFP | 470 | 1 par 1 internautes
L'ONG Oxfam exige l'intervention de l'Etat pour contraindre les banques à réduire leurs investissements dans les énergies fossiles
L'ONG Oxfam exige l'intervention de l'Etat pour contraindre les banques à réduire leurs investissements dans les énergies fossiles ( Andy Buchanan / AFP/Archives )

Les grandes banques françaises sont globalement de mauvaises élèves en matière de financement des énergies renouvelables, estime mercredi l'ONG Oxfam qui exige l'intervention de l'Etat, son diagnostic étant contesté par les établissements mis en cause.

"Face à l'immobilisme des banques françaises, Oxfam demande des actes forts de l'Etat et que le gouvernement contraigne les banques à publier immédiatement un plan de sortie des énergies fossiles", déclare l'ONG, qui publie une analyse des politiques énergétiques de huit établissements (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE-Natixis, La Banque Postale, Crédit Mutuel-CIC, le Crédit Coopératif et la Nef).

Selon cette étude, réalisée par Fair Finance France, seule la Nef, coopérative financière, brille avec une politique de financement des projets à impacts neutres et positifs, notamment autour des énergies renouvelables et de l'agriculture biologique. Elle est suivie par le Crédit Coopératif, filiale du mastodonte BPCE, qui finance l'économie sociale et solidaire.

En revanche, sa maison mère est avant-dernière du classement, talonnée par Crédit Mutuel-CIC. Classées 5e ex-aequo par l'ONG, Société Générale et Crédit Agricole sont précédées par BNP Paribas.

Même La Banque Postale, troisième du podium, n'arrive pas à décrocher la moyenne, selon les critères établis par Fair Finance Guide International.

Selon Oxfam, sur la période 2016-2017, les six plus grandes banques françaises ont consacré la majeure partie de leurs financements et investissements aux énergies fossiles: 62,5% ont été accordés au gaz et au pétrole ainsi que 8,5% au charbon, contre 19,6% pour les énergies renouvelables. Les 9,4% restants ont financé d'autres énergies telles que l'hydraulique et le nucléaire, détaille l'ONG.

− Les banques contestent −

Les banques contestent ces conclusions, à l'instar de BNP Paribas et BPCE qui critiquent la méthodologie employée.

"Nous avons cessé d'être neutres et nous avons résolument déplacé le centre de gravité de nos financements de manière à devenir un accélérateur de la transition énergétique", a réagi BNP Paribas dans un courrier adressé à Oxfam.

"En vous appuyant sur la comparaison de nos chiffres bruts à ceux de banques plus petites, vous pouvez laisser croire que nous ne faisons pas d'efforts pour réduire le financement des énergies fossiles", précise la banque. Elle assure que son financement des énergies renouvelables a augmenté de 66% en deux ans.

Pour sa part BPCE a rappelé dans une déclaration à l'AFP s'être "fixé pour objectif, à horizon 2020, un montant de 10 milliards d'euros de crédits en faveur de la croissance verte (énergies renouvelables, rénovation thermique des logements, mobilité durable…)" et avoir atteint avec sa filiale cotée Natixis près de 90% de cet objectif, soit 8,7 milliards d'euros.

Crédit Mutuel "regrette vivement que cette publication ne prenne en compte ni les dernières données publiées en avril 2019, ni les engagements pris par Crédit Mutuel Alliance Fédérale post COP21", a commenté auprès de l'AFP un porte-parole de la banque.

Le groupe s'est engagé à augmenter de 30% les financements à fort impact climatique et à baisser de 30% son empreinte carbone via un mécanisme de compensation, rappelle-t-il.

La Société Générale rappelle s'être engagée "à contribuer à hauteur de 100 milliards d'euros d'ici 2020 à la transition énergétique", 78% de cette somme ayant déjà été atteinte "avec notamment 21,5 milliards d'euros de conseil et financement dans le secteur des énergies renouvelables et 56,4 milliards d'euros d'émissions d'obligations vertes dirigées ou co-dirigées par la Banque".

En outre, la 'SocGen' a atteint fin 2018 "avec deux ans d'avance, l'objectif de limiter à 19% la part du charbon dans la somme des énergies que nous finançons servant à produire de l'électricité".

Quant à la Banque Postale, elle "exclut complètement de ses activités de financement et d'investissement le charbon et les énergies fossiles non conventionnelles". "Les données du rapport sont obsolètes", plaide la Banque.

En novembre 2018, après la diffusion d'un premier rapport d'Oxfam pointant les lacunes des engagements environnementaux des six plus grandes banques françaises, le ministre de l'Economie les avait appelées à arrêter "définitivement de financer les activités les plus nocives pour le réchauffement climatique, en particulier le charbon".

Selon l'ONG, pour que les accords de Paris sur le climat soient respectés, le gouvernement "doit contraindre les acteurs financiers" à "adopter un plan de désengagement progressif du charbon au plus tard en 2030 dans l'OCDE et l'UE, et en 2040 dans le reste du monde".

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