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Ottawa durcit le ton contre Pékin et réclame la "libération immédiate" de deux Canadiens

| AFP | 365 | Aucun vote sur cette news
La ministre des Affaires Etrangères canadienne Chrystia Freeland le 23 avril 2018 à Toronto, au Canada
La ministre des Affaires Etrangères canadienne Chrystia Freeland le 23 avril 2018 à Toronto, au Canada ( Lars Hagberg / AFP/Archives )

Le Canada, soutenu par les Etats-Unis, a durci le ton vendredi dans la crise diplomatique qui l'oppose à la Chine, réclamant "la libération immédiate" de deux Canadiens arrêtés sur des soupçons de menace à la sécurité nationale en qualifiant leur détention d'"arbitraire".

"Nous sommes profondément préoccupés par l'arrestation survenue plus tôt ce mois-ci et la détention arbitraire de deux Canadiens par les autorités chinoises, et demandons leur libération immédiate", a dit Chrystia Freeland, ministre canadienne des Affaires étrangères, à propos de l'ex-diplomate Michael Kovrig et du consultant Michael Spavor, arrêtés le 10 décembre.

Pour plusieurs observateurs, ces deux arrestations pourraient être un moyen pour la Chine de faire pression sur Ottawa après l'interpellation début décembre à Vancouver de la directrice financière du géant chinois des télécommunications Huawei, Meng Wanzhou, à la demande de la justice américaine.

"Le Canada est un pays régi par l'Etat de droit", a souligné Mme Freeland. "Le Canada a entrepris une procédure judiciaire équitable, impartiale et transparente à l'égard de Mme Meng Wanzhou".

"Le Canada respecte ses engagements juridiques internationaux, notamment son traité d'extradition avec les Etats-Unis. L'Etat de droit est fondamental dans toutes les sociétés libres; il s'agit d'un principe que nous défendrons et maintiendrons", a-t-elle insisté.

Ottawa a obtenu une nouvelle fois vendredi le soutien des Etats-Unis, qui ont également appelé à la "libération immédiate" des deux Canadiens en exprimant leur "profonde inquiétude" concernant leur détention.

Michael Spavor, le 13 janvier 2014 à Pékin, en Chine
Michael Spavor, le 13 janvier 2014 à Pékin, en Chine ( WANG Zhao / AFP/Archives )

Mme Meng a été libérée sous caution à Vancouver au lendemain de l'arrestation des deux Canadiens, dans l'attente d'une procédure d'extradition vers les Etats-Unis qui pourrait prendre plusieurs mois.

Washington la soupçonne de complicité de fraude pour contourner les sanctions américaines contre l'Iran et elle encourt plus de trente ans de prison si elle est jugée devant un tribunal américain.

Ce durcissement de ton intervient alors que l'organisation International Crisis Group (ICG) pour laquelle M. Kovrig travaille a jugé vendredi "inquiétantes" ses conditions de détention.

"Interrogatoires intensifs"

"Michael s'est vu refuser l'accès à ses avocats, son arrestation est injustifiée", a indiqué Hugh Pope, porte-parole d'ICG, à l'AFP. "Nous appelons à sa libération immédiate et à ce qu'il puisse au minimum bénéficier d'un accès consulaire régulier, d'un contact avec sa famille et de la possibilité de voir son représentant légal".

L'ex-diplomate Michael Kovrig le 26 avril 2017 (photo transmise par l'International Crisis Group)
L'ex-diplomate Michael Kovrig le 26 avril 2017 (photo transmise par l'International Crisis Group) ( Julie DAVID DE LOSSY / CRISIGROUP/AFP/Archives )

D'autres personnes, "placées dans des situations similaires, ont décrit leurs conditions de détention après leur remise en liberté", a poursuivi M. Pope. "Elles parlent d'interrogatoires intensifs, disent que les lumières de leur pièce restaient toujours allumées, etc. Il n'y a aucune raison de penser qu'il en va autrement pour Michael, cela nous inquiète beaucoup", a-t-il conclu.

La Commission européenne a également fait part de son inquiétude concernant le fait que les détenus canadiens ne peuvent voir leurs avocats, jugeant cette situation "contraire au droit de la défense".

Ces conditions d'emprisonnement évoquent celles qu'ont connues deux autres employés canadiens d'une ONG, Kevin et Julia Garratt --détenus respectivement deux ans et six mois à partir d'août 2014-- a rappelé pour sa part auprès de l'AFP Guy Saint-Jacques, ancien ambassadeur du Canada en Chine.

Après leur libération, ils lui avaient raconté leurs conditions d'incarcération dans un lieu isolé: lumières allumées 24 heures par jour, présence constante d'un surveillant dans leur pièce, six heures d'interrogatoire par jour, filmées et enregistrées, présence d'un avocat interdite et visites consulaires limitées à une fois par mois.

"Pendant la phase d'interrogatoire, qui est celle où se trouvent MM. Spavor et Kovrig (...), c'est clair qu'ils vont être confrontés à toutes sortes d'informations" sur leurs agissements supposés, a estimé M. Saint-Jacques. Selon lui, le but est de les forcer à "présumément confesser qu'ils se sont livrés à des activités qui constituent de l'espionnage", de façon à pouvoir "porter des accusations formelles".

Les responsables de la sécurité chinoise "veulent aussi mettre le maximum de pression sur le gouvernement canadien, particulièrement dans le cas de M. Kovrig, parce que c'est un diplomate qui est en congé sans solde des Affaires étrangères et ils vont vouloir essayer d'extraire le maximum d'informations de lui sur le travail que l'ambassade fait".

Et d'affirmer: "Dans le système chinois, quand on est accusé formellement, on est déclaré coupable dans 99,9% des cas".

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