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Nucléaire: le gouvernement n'écarte pas de nouveaux EPR mais sous condition

| AFP | 335 | Aucun vote sur cette news
Le réacteur n°3 sur le site de construction de l'EPR de Flamanville, le 2 février 2018
Le réacteur n°3 sur le site de construction de l'EPR de Flamanville, le 2 février 2018 ( CHARLY TRIBALLEAU / AFP/Archives )

Le gouvernement français laisse la porte ouverte à la construction d'une série de nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR en France à l'avenir mais il veut, avant de se prononcer, avoir la garantie que les coûts seront maîtrisés.

Dans un document de travail du gouvernement qu'a consulté l'AFP et qui a été rédigé pour la définition de la feuille de route énergétique (PPE) de la France, le gouvernement envisage de décider seulement entre 2021 et 2025 de lancer la construction d'"une nouvelle série" de réacteurs EPR.

Mais il prévient que pour cela, la filière nucléaire devra mettre au point avant la mi-2021 un "programme industriel" qui garantisse que ces futurs EPR auront un coût acceptable.

Interrogé sur France 2 sur l'absence de décision sur de nouveaux EPR avant 2021, le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy a simplement répondu : "Ça c'est sûr".

"Est-ce que l'avenir de la filière nucléaire française passe par l'EPR ou pas? C'est une question qui reste ouverte", a-t-il réagi vendredi matin.

EDF, qui travaille depuis plusieurs années sur des EPR simplifiés, moins chers et moins longs à construire, demande de longue date que l'État lance le processus pour déployer de nouveaux réacteurs afin de remplacer une partie des 58 réacteurs du parc français qui vont progressivement devoir fermer, atteignant la limite d'âge.

Il souhaite même mettre en service une première centrale de ce type autour de 2030. Mais si la stratégie du gouvernement se confirme, et étant donné les délais de préparation technique et réglementaire, un tel calendrier semble peu probable.

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy, le 24 octobre 2018 à l'Elysée, à Paris
Le ministre de la Transition écologique François de Rugy, le 24 octobre 2018 à l'Elysée, à Paris ( Eric FEFERBERG / AFP )

Si une série de nouveaux EPR était lancée, le groupe estime pouvoir atteindre une fourchette de coût située entre 60 et 70 euros/mégawattheure, affirmait son PDG Jean-Bernard Lévy lors d'une audition en avril à l'Assemblée nationale, soit exactement la cible visée par le gouvernement dans son document.

Par ailleurs, selon France 3, qui cite les exemples des centrales de Belleville-sur-Loire (Cher) et Chinon (Indre-et-Loire), EDF cherche déjà à acheter des terrains autour de ses sites pour y implanter éventuellement de nouveaux réacteurs.

"EDF achète, selon les opportunités, du foncier à proximité de ses sites industriels", a confirmé une porte-parole d'EDF. Il n'y a "aucun projet précis" actuellement mais les terrains pourraient servir un jour pour de "nouveaux moyens de production" nucléaires ou renouvelables, ou bien accueillir des équipes de démantèlement.

- Flamanville scruté -

Durant l'été, le journal Les Échos avait dévoilé un rapport commandé par les ministères de l'Énergie et de l'Économie et rédigé par deux acteurs historiques du nucléaire, qui recommandait de lancer la construction de six EPR, avec un premier chantier dès 2025.

EPR
EPR ( Gillian HANDYSIDE / AFP/Archives )

Mais plusieurs membres du gouvernement avaient à l'époque temporisé. "Il faudrait déjà qu'EDF fasse la démonstration que l'EPR fonctionne, ce qui n'est pas encore le cas", avait jugé François de Rugy.

Le chantier de l'EPR de Flamanville a en effet connu de multiples retards et surcoûts, et EDF prévoit désormais de le démarrer fin 2019, pour une mise en service commerciale en 2020, contre 2012 initialement.

Face à ces réalités, des élus, des organisations écologistes et des acteurs des énergies renouvelables jugent prématuré voire contraire à la transition énergétique de construire de nouveaux réacteurs en France.

"Ce sont la rénovation énergétique et les renouvelables qu'il faut relancer (...) pas le nucléaire!", a réagi mercredi le député (LREM) Matthieu Orphelin. "Les énergies renouvelables sont aujourd'hui plus compétitives que des nouveaux réacteurs nucléaires", selon lui.

- Renouvelables et batteries -

Le document de travail ne va sans doute pas les rassurer, alors qu'il évoque aussi des projets de recherche pour mettre au point des petits réacteurs ("small modular reactor") ou pour étudier la prolongation de la durée de vie du parc existant, mais ne mentionne aucune fermeture de réacteur.

Axé sur les solutions technologiques "made in France" d'avenir pour l'énergie, il se penche toutefois sur les énergies renouvelables, le stockage, la mobilité, le bâtiment ou encore l'hydrogène.

En matière d'énergies renouvelables, il fixe des objectifs précis et ambitieux en terme de réduction des coûts du solaire, qu'il veut voir associé à des dispositifs de stockage d'électricité. En revanche, sur l'éolien en mer flottant, il n'évoque pas d'appels d'offres commerciaux à court terme, contrairement aux attentes de la filière.

Enfin, revenant sur l'ambition de construire une filière européenne des batteries, le gouvernement veut décider avant fin 2019 "s'il est encore possible de construire" une usine en Europe d'ici à 2022.

Le gouvernement est en cours d'élaboration de la feuille de route énergétique de la France à horizon 2028, baptisée programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE). initialement attendue pour fin juin, sa présentation a été reportée à novembre.

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