5 281.29 PTS
+0.27 %
5 274.00
+0.32 %
SBF 120 PTS
4 220.10
+0.28 %
DAX PTS
12 592.35
-0.06 %
Dowjones PTS
22 349.59
-0.04 %
5 932.32
-0.04 %
Nikkei PTS
20 296.45
+0.00 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Nouvelles sanctions drastiques en vue à l'ONU contre la Corée du Nord

| AFP | 142 | Aucun vote sur cette news
Réunion du conseil de sécurité de l'ONU consacré à la Corée du Nord le 4 septembre 2017 à New York
Réunion du conseil de sécurité de l'ONU consacré à la Corée du Nord le 4 septembre 2017 à New York ( STEPHANIE KEITH / GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives )

Le Conseil de sécurité de l'ONU est sommé d'adopter lundi de nouvelles sanctions drastiques contre la Corée du Nord - incluant un embargo pétrolier "progressif" -, à l'initiative de Washington qui a cependant dû composer avec Moscou et Pékin.

La position officielle de la Chine et de la Russie, dotées d'un droit de veto, sur un texte amendé et définitif diffusé dimanche soir par les États-Unis, n'est pas connue. Un vote est attendu vers 20H00 GMT.

Le premier projet de résolution américain, rendu public mercredi, était "maximal" sur "absolument tout" pour sanctionner le sixième essai nucléaire nord-coréen mené le 3 septembre, selon les termes d'un diplomate.

Il prévoyait notamment un embargo total et immédiat sur le pétrole, les produits pétroliers et le gaz, le renvoi en Corée du Nord de ses expatriés (plus de 50.000, selon l'ONU), le gel des avoirs de Kim Jong-Un, l'interdiction d'importer du textile nord-coréen et des inspections au besoin par la force de navires en haute mer suspectés d'acheminer des cargaisons interdites par les résolutions de l'ONU.

Après quatre jours de négociations ardues avec principalement la Chine et la Russie, deux soutiens de la Corée du Nord avec laquelle ces pays partagent une frontière, l'embargo pétrolier est devenu "progressif" et devrait dépendre des évolutions de la position nord-coréenne, selon des diplomates.

Le gel des avoirs du dirigeant nord-coréen, dont Pékin et Moscou ne voulaient pas, est retiré du texte, tandis que l'interdiction concernant le textile a été approuvée par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ayant un droit de veto (outre les États-Unis, la Chine et la Russie, la France et la Grande-Bretagne).

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, lors d'un spectacle réservé aux scientifiques et techniciens nucléaires à Pyongyang, sur une photo non datée fournie par l'agence officielle nord-coréenne KCNA
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, lors d'un spectacle réservé aux scientifiques et techniciens nucléaires à Pyongyang, sur une photo non datée fournie par l'agence officielle nord-coréenne KCNA ( STR / KCNA VIA KNS/AFP )

Les mesures concernant les expatriés nord-coréens et les inspections par la force de navires suspects ont été "dégradées", selon une source diplomatique qui n'a pas détaillé les changements.

À l'origine, les États-Unis, soutenus par Londres et Paris, voulaient interdire le financement et l'emploi des expatriés nord-coréens, ce qui revenait à les renvoyer tous dans leur pays d'origine.

Mais la Russie, qui compte quelque 35.000 travailleurs nord-coréens sur son sol, s'est opposée à cette mesure extrême, selon une source au fait des négociations. Lors de la dernière résolution de sanctions, adoptée le 5 août, le nombre de travailleurs expatriés nord-coréens dans le monde avait été plafonné.

- Diatribe nord-coréenne -

À quelques heures de la mise au vote du projet de résolution américain, la Corée du Nord a exprimé haut et fort son opposition à ce qui constituerait un huitième train de sanctions internationales contre Pyongyang. Les résolutions de l'ONU ont été à chaque fois plus sévères. Elles visent à pousser la Corée du Nord à négocier ses programmes nucléaire et conventionnel, jugés menaçants pour la stabilité internationale.

Lundi, la Corée du Nord a averti les États-Unis qu'elle leur infligerait "la plus grande des souffrances et des douleurs" s'ils persistaient à vouloir que l'ONU durcisse les sanctions à son encontre.

Le Conseil de sécurité de l'ONU
Le Conseil de sécurité de l'ONU ( Vincent LEFAI / AFP )

Dans un communiqué reproduit par l'agence de presse officielle KCNA, le ministère des Affaires étrangères avertit que si Washington "met en place cette +résolution+ illégale sur un durcissement des sanctions, la Corée du Nord fera en sorte d'être absolument sûre que les États-Unis en payeront le prix".

Le dernier train de sanctions internationales contre Pyongyang remonte au 5 août. Il faisait suite à deux tirs de missiles intercontinentaux nord-coréens. Il interdit les importations de charbon, de fer et de la pêche venant de Corée du Nord, et vise à priver ce pays d'un million de dollars de recettes par an.

Il n'a guère encore produit d'effets, étant trop récent et alors que les conséquences de sanctions ne peuvent intervenir que sur le long terme, lorsqu'elles sont respectées. À titre d'exemple, il a fallu plus de dix ans de sanctions pour amener l'Iran à négocier son programme nucléaire.

Dans un rapport publié ce week-end, des experts de l'ONU notent que "plus le régime de sanctions est étendu" pour la Corée du Nord "et plus les contournements sont nombreux" venant de ce pays, que ce soit pour "l'embargo sur les armes", "les sanctions financières" ou "sectorielles sévères".

Leur document dénonce aussi une application aléatoire des sanctions et précise que Pyongyang est passé maître dans l'art d'utiliser des pays tiers pour acheminer ses cargaisons ou conclure des transactions financières.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 15 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

SUR LE MÊME SUJET
Publié le 07/08/2017

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, à Pékin le 29 juin 2017 ( FRED DUFOUR / POOL/AFP/Archives )La Chine a déclaré lundi qu'elle appliquerait "à 100%" les nouvelles…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/09/2017

Le groupe Afone est en phase de réorganisation de ses structures opérationnelles...

Publié le 22/09/2017

Retour d'Assemblée générale...

Publié le 22/09/2017

  DANVERS, Massachusetts, le 22 septembre 2017 (GLOBE NEWSWIRE) - Abiomed, Inc. (NASDAQ : ABMD), fournisseur majeur de technologies innovantes d'assistance et de…

Publié le 22/09/2017

La position de trésorerie nette disponible de Pharmagest Interactive au 30 juin progresse à 69,63 ME...

Publié le 22/09/2017

Le financement de cette acquisition est assuré par des lignes de crédit spécifiques accordées par le pool bancaire de Trigano....

CONTENUS SPONSORISÉS