5 254.73 PTS
-0.03 %
5 256.5
+0.08 %
SBF 120 PTS
4 218.68
+0.12 %
DAX PTS
12 380.07
-0.04 %
Dowjones PTS
25 219.38
+0.08 %
6 770.66
+0.00 %
Nikkei PTS
21 925.10
-1.01 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Nouvelle jeunesse pour le blé noir IGP en Bretagne

| AFP | 150 | 3 par 1 internautes
Plante écologique par excellence, dotée de qualités nutritionnelles remarquables, le blé noir, surtout connu pour les galettes et crêpes emblématiques de Bretagne mais tombé en désuétude pendant plusieurs décennies, semble promis à un bel avenir.
Plante écologique par excellence, dotée de qualités nutritionnelles remarquables, le blé noir, surtout connu pour les galettes et crêpes emblématiques de Bretagne mais tombé en désuétude pendant plusieurs décennies, semble promis à un bel avenir. ( GEORGES GOBET / AFP/Archives )

Plante écologique par excellence, dotée de qualités nutritionnelles remarquables, le blé noir, surtout connu pour les galettes et crêpes emblématiques de Bretagne mais tombé en désuétude pendant plusieurs décennies, semble promis à un bel avenir.

Plus de 100.000 hectares encore cultivés en Bretagne au début des années 1960, quelques centaines 20 ans plus tard! Pourtant présent dans la région depuis le XVème siècle, le blé noir (ou sarrasin) a subi le contrecoup de la politique agricole développée à cette époque.

"Il fallait +nourrir le monde+ et, donc, priorité a été donnée à des cultures plus rentables et à une demande d'alimentation pour le bétail qui explosait", explique Christine Larsonneur, directrice de Blé Noir Tradition Bretagne (BNTB), une association interprofessionnelle basée à Ploërmel, dont le travail a été reconnu par une Indication géographique protégée (IGP) en 2010.

Résultat: la Bretagne, qui consomme 12.000 tonnes de blé noir par an, n'en produit que le quart, le reste étant importé, principalement de Chine et des pays de l'Est.

La traversée du désert a duré plus de vingt ans, jusqu'en 1987 et la création de BNTB qui associe agriculteurs, entreprises chargées du stockage et meuniers, soit l'"ensemble de la filière". "De la parcelle non traitée à l'extraction en farine, on contrôle toute la chaîne" pour un produit sans aucun traitement, assure Mme Larsonneur.

- Ni engrais ni pesticides -

Car la plante, une polygonacée -et non une céréale- de la famille de la rhubarbe et de l'oseille, offre la particularité d'être peu exigeante: elle ne supporte ni engrais, ni pesticides mais aime "une terre pas trop riche, sur un sous-sol granitique", énumère Martine du Pontavice, une ancienne restauratrice qui lui a consacré plusieurs ouvrages. "Il lui faut juste du soleil et de la pluie".

De plus, la culture est rapide: semis en mai-juin, récolte de fin septembre à fin octobre. Pendant l'été, ses petites fleurs blanches ou roses, réunies en grappes, tapissent les champs et font le bonheur des apiculteurs.

En revanche, le blé noir est une plante qui ne peut être cultivée qu'une année sur trois dans la même parcelle "car il faut laisser la terre se reposer", rappelle la directrice de BNTB.

Traditionnellement, le blé noir était associé à la culture des pommes de terre car "la plante a un effet répulsif pour le taupin" dont la larve est un prédateur pour les tubercules.

Et pour l'humain, les bénéfices sont tout aussi positifs, relève Céline Douard, diététicienne installée à Redon (Ille-et-Vilaine). "Le blé noir est riche en glucides mais son indice glycémique bas le rend très intéressant, notamment pour les diabétiques", développe-t-elle. "Il contient des protéines de très bonne qualité (...) et est dépourvu de gluten. Il est aussi riche en minéraux (surtout le magnésium) et en vitamines" principalement du groupe B. Grâce à la rutine qu'il contient, le sarrasin a aussi "des propriétés antioxydantes" et est "vasoprotecteur, souligne encore la professionnelle.

Cantonnée traditionnellement aux crêpes de blé noir et galettes -les premières étant fabriquées avec un mélange de farines de blé et de sarrasin quand les secondes sont uniquement à base de sarrasin-, cette farine suscite de nouvelles créations gastronomiques.

"Dans mon restaurant, je servais des blinis 100% blé noir, des scones. Je faisais un roux au blé noir", se souvient Martine du Pontavice. Mais on fabrique aussi en Bretagne des pâtes au sarrasin ou des chips de blé noir.

Face aux importations, moins chères mais sans garanties sanitaires, la culture du blé noir IGP, qui rémunère correctement les agriculteurs contrairement à d'autres productions, pourrait sortir de la marginalité (environ 4.000 ha actuellement). Après le centre-Bretagne, elle se développe ces dernières années en Loire-Atlantique, relève Christine Larsonneur.

Dans l'immédiat, la filière IGP bretonne table sur une mise en valeur de son travail et sur une traçabilité sans faille, comme le résume Mme Larsonneur: "Certains opérateurs me disent que, dans les contrôles, je suis plus dure que le bio. Je prends ça pour un compliment!".

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 3
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/02/2018

Le bureau d'études Suisse préfère désormais la banque verte à toutes les autres banques hexagonales...

Publié le 20/02/2018

TF1 grimpe de 1,8% à 11,9 euros en matinée à Paris, soutenu par une note d'analyste...

Publié le 20/02/2018

Le groupe avait gelé les positions avec le rachat de Pioneer...

Publié le 20/02/2018

Edenred (+6,34% à 27,36 euros) écrase la concurrence au sein du marché SRD et atteint un nouveau sommet après avoir dévoilé des performances opérationnelles très solides. Sur le seul…

Publié le 20/02/2018

L'ouverture en trou de cotation baissier du 6 février a entraîné la rupture de la zone de support des 44.8 euros. Le titre est sous pression depuis, contenu par ses moyennes mobiles à 20 et 50…

CONTENUS SPONSORISÉS