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Nissan annonce le rappel de 1,21 million de véhicules au Japon

| AFP | 434 | Aucun vote sur cette news
Le président de Nissan, Hiroto Saikawa, lors de la présentation d'un du nouveau modèle électrique LEAF à Makuhari, dans la préfecture de Chiba, le 6 septembre 2017
Le président de Nissan, Hiroto Saikawa, lors de la présentation d'un du nouveau modèle électrique LEAF à Makuhari, dans la préfecture de Chiba, le 6 septembre 2017 ( KAZUHIRO NOGI / AFP/Archives )

Le constructeur automobile Nissan a annoncé lundi le rappel au Japon de 1,21 million de véhicules dont l'inspection n'avait pas été menée selon les règles exigées sur le marché nippon.

"Environ 1,21 million de véhicules produits entre octobre 2014 et septembre 2017 vont être soumis à de nouvelles inspections", a annoncé dans un communiqué le constructeur japonais, allié depuis 1999 au groupe français Renault.

"C'est un problème très grave", a déclaré le président de Nissan Hiroto Saikawa au cours d'une conférence de presse organisée au siège du groupe à Yokohama dans la banlieue de Tokyo.

"Plutôt que des inspecteurs officiellement certifiés, ce sont leurs aides qui ont fait le travail", a-t-il admis. Et "il ne s'agissait pas de cas isolés et accidentels ", a déclaré M. Saikawa, ajoutant néanmoins: "nous sommes certains que les véhicules vendus étaient sûrs".

Il a estimé le coût du rappel à environ 25 milliards de yens (près de 189 millions d'euros).

"Quand, où et comment tout cela a commencé, même quelqu'un dans ma position ne peut le dire. Je compte aller personnellement au fond des choses", a-t-il lancé.

Le cours de l'action du constructeur japonais avait reculé plus tôt à la Bourse de Tokyo sur des informations de presse indiquant que les contrôles avaient été réalisés par du personnel non certifié pour conduire des inspections de voitures destinées uniquement au marché nippon. L'action avait perdu plus de 5% au début des échanges et terminé la journée en baisse de 2,69% à 1.084,5 yen.

Nissan avait annoncé vendredi la suspension temporaire de l'immatriculation de quelque 60.000 exemplaires de 21 modèles de véhicules produits avant le 20 septembre et encore en stock dans ses usines, en raison d'inspections qui ont été conduites de façon inappropriée dans six sites de production.

- Enquête en cours -

Le patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, à Paris le 15 septembre 2017, à l'occasion de la présentation du plan stratégique du groupe
Le patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, à Paris le 15 septembre 2017, à l'occasion de la présentation du plan stratégique du groupe ( ERIC PIERMONT / AFP/Archives )

Les véhicules Nissan ont été contrôlés par des techniciens qui ne sont pas habilités à effectuer des inspections pour les automobiles destinées au marché local. Ils n'ont les certificats requis que pour les exemplaires devant être exportés à l'étranger, selon Nissan.

Ces irrégularités ont été découvertes en septembre lors d'un examen sur place effectué par le ministère des Transports, indique la presse japonaise. Les autorités conduisent aussi des vérifications similaires chez les autres constructeurs d'automobiles, selon le quotidien Nikkei.

Le titre risque de subir une réaction plus sévère du marché mardi car le rappel d'un nombre si important de véhicules aura des répercussions sur l'image et les comptes de Nissan partenaire de Renault et de Mitsubishi Motors.

Nissan a précisé dans un communiqué qu'une équipe comprenant une entité tierce indépendante "enquête actuellement sur les causes et les mesures destinées à prévenir toute répétition".

Nissan a déjà été affecté comme d'autres grands groupes tels que Toyota, General Motors et Volkswagen, par un rappel massive d'airbags par le géant du secteur Takata.

Ce groupe basé à Tokyo avait rappelé quelque 100 millions d'airbags à travers le monde, dont quelque 70 millions aux Etats-Unis. Ces équipements de sécurité risquaient de mal se gonfler ou de se rompre en projetant des éclats meurtriers sur les occupants des véhicules.

Ces défauts ont été considérés comme responsables d'au moins 16 décès dans le monde. Takata avait déposé le bilan en juin à l'issu d'un des plus grands scandales de l'histoire de l'automobile. Il avait conclu en début d'année un règlement avec les autorités américaines: accusé d'avoir dissimulé pendant des années le problème, il a plaidé coupable et s'était engagé à verser une amende d'un milliard de dollars afin d'échapper à un procès pénal.

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