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Nicaragua: la suspension des pourparlers menace d'aggraver la crise économique

| AFP | 236 | Aucun vote sur cette news
Carlos Tunnermann (c), membre de la plateforme d'opposition Alliance civique pour la justice et la démocratie (ACJD), lors d'une conférence de presse à Managua, le 18 mars 2019 au Nicaragua
Carlos Tunnermann (c), membre de la plateforme d'opposition Alliance civique pour la justice et la démocratie (ACJD), lors d'une conférence de presse à Managua, le 18 mars 2019 au Nicaragua ( Maynor Valenzuela / AFP/Archives )

La suspension du dialogue entre le gouvernement nicaraguayen de Daniel Ortega et l'opposition, qui n'ont pas trouvé d'accord sur des réformes politiques et l'organisation d'élections anticipées, menace d'aggraver la crise économique, estimaient jeudi plusieurs experts.

Mercredi, à la date-butoir fixée par les parties pour la fin des négociations, les délégations du gouvernement et de la plateforme d'opposition, Alliance civique pour la justice et la démocratie (ACJD), se sont séparées sans être parvenues à un compromis sur tous les sujets.

Après l'échec d'un premier dialogue en mai et juin, six délégués du gouvernement et autant de l'opposition étaient retournés à la table des négociations le 27 février pour tenter de trouver une issue à la crise politique qui secoue le pays depuis près d'un an.

Malgré de nombreux blocages et plusieurs interruptions, les deux parties ont conclu des accords sur certains points. Le gouvernement s'est notamment engagé à libérer tous les opposants emprisonnés sous trois mois.

Il a également promis de rétablir le droit de manifester et la liberté de la presse, suspendus depuis le début de la crise, et de mettre fin aux détentions arbitraires.

Mais aucun accord n'a en revanche été trouvé sur la question des réparations pour les victimes de la répression pendant les manifestations anti-gouvernementales de 2018, et sur la question des réformes politiques, réclamées par l'opposition, avec une modification du système électoral et la tenue d'élections anticipées avant 2021.

Le président Daniel Ortega (d) et la vice-présidente Rosario Murillo (g) à Managua, le21 mars 2019 au Nicaragua
Le président Daniel Ortega (d) et la vice-présidente Rosario Murillo (g) à Managua, le21 mars 2019 au Nicaragua ( Maynor Valenzuela / AFP/Archives )

Ces questions justifient les menaces de sanctions internationales -- des Etats-Unis et de l'Union européenne -- qui pèsent sur le régime du président Daniel Ortega, un ex-guérillero de 73 ans, au pouvoir depuis 2007, accusé par ses opposants d'avoir instauré une dictature corrompue.

Si le gouvernement persiste à "nous maintenir dans cette camisole de force", à savoir la crise politique, "jusqu'aux élections de 2021, cela va nous faire tomber dans un précipice" en matière économique, déplore auprès de l'AFP l'analyste et ex-diplomate Mauricio Diaz.

Selon la Banque centrale, l'économie au Nicaragua (6 millions d'habitants) a reculé de 3,8% en 2018, provoquant la perte de près de 300.000 d'emplois et une hausse des prix dans un pays parmi les plus pauvres d'Amérique latine. Le tourisme et le commerce, moteurs de l'économie, sont en berne depuis des mois.

Porte ouverte

Pour le politologue José Peraza, des "élections anticipées permettraient de résoudre la crise économique et d'éviter un autre Venezuela", dont l'économie au bord du gouffre accroît les pénuries de toutes sortes.

Mais pour l'ex-diplomate Bosco Matamoros, le pays se trouve actuellement "dans les limbes", avec une faible probabilité que des élections soient organisées cette année. Pour cela, une réforme constitutionnelle est nécessaire, qui doit être approuvée sous deux ans par le Parlement, aujourd'hui dominé par la majorité présidentielle.

Mercredi, les deux délégations ont toutefois laissé la porte ouverte à une reprise des pourparlers après une période de "réflexion".

"La balle est dans le camp du gouvernement, il doit montrer sa volonté (de dialogue), il doit libérer les opposants incarcérés, laisser les gens manifester", afin de créer les conditions d'un retour aux négociations, estime Juan Sebastian Chamorro, un économiste qui a participé aux discussions pour l'ACJD.

Selon un sondage, 88% des Nicaraguayens souhaitent que la crise soit résolue par la voie du dialogue et que le gouvernement tienne ses engagements.

Ce dernier a réitéré jeudi dans un communiqué sa volonté "inaltérable" de respecter les accords conclus dans le cadre du dialogue et son souhait de "construire au quotidien les meilleurs sentiments qui féconderont la réconciliation véritable et durable des familles nicaraguayennes".

La crise au Nicaragua a éclaté en avril 2018 avec le déclenchement de manifestations contre un projet de réforme de la sécurité sociale, qui, face à la répression, se sont muées en protestations pour réclamer le départ de Daniel Ortega.

"Une action destinée à renverser le gouvernement", a encore dénoncé mercredi le président nicaraguayen, qui accuse ses opposants de fomenter un coup d'Etat.

La répression a fait 325 morts, des centaines de personnes ont été emprisonnées et plus de 50.000 Nicaraguayens ont fui le pays. Une dizaine d'ONG et plusieurs médias critiques du gouvernement ont été fermés.

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