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Brexit: l'UE et Londres se renvoient la "balle" sur le blocage

| AFP | 428 | Aucun vote sur cette news
Le président de Commission européenne, Jean-Claude Juncker (à gauche), et le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, le 3 octobre 2017 au Parlement européen à Strasbourg
Le président de Commission européenne, Jean-Claude Juncker (à gauche), et le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, le 3 octobre 2017 au Parlement européen à Strasbourg ( PATRICK HERTZOG / AFP )

Européens et Britanniques se sont renvoyé la "balle" lundi concernant la responsabilité de l'enlisement des négociations sur leur divorce, au premier jour d'un cinquième round de tractations à Bruxelles.

Les équipes de négociateurs se sont retrouvées lundi au siège de la Commission européenne pour lancer cette session, qui devrait être ponctuée jeudi par une conférence de presse commune des deux chefs de délégation.

Mais contrairement à la pratique des derniers mois, le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier et son homologue britannique David Davis ne se sont pas rencontrés pour lancer ce round, le dernier programmé avant le Conseil européen des 19-20 octobre. M. Davis est resté à Londres et se rendra à Bruxelles mardi, selon un porte-parole du gouvernement.

Ce sommet devait marquer une étape cruciale, avec la perspective pour les dirigeants européens d'y accepter l'ouverture de tractations sur les relations commerciales avec Londres après le Brexit. A condition toutefois que des "progrès suffisants" soient actés par l'UE sur les conditions du divorce, prévu fin mars 2019.

- "Nouveau partenariat" -

"La balle est dans leur camp", a dit lundi après-midi la Première ministre britannique Theresa May devant la Chambre des Communes, appelant les Européens à être "souples" pour lancer la seconde phase des négociations, que les Britanniques réclament avec impatience. Theresa May a réaffirmé que son ambition était de créer "un partenariat nouveau, profond et spécial entre un Royaume-Uni souverain et une Union européenne forte et prospère".

"Ce n'est pas exactement un jeu de balle", a rétorqué le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas, mais "la balle est totalement dans le camp du Royaume-Uni", a-t-il ajouté, renvoyant au "séquençage clair" des négociations.

Les dirigeants des 27 pays restant dans l'UE exigent en effet des avancées dans trois dossiers prioritaires liés à la séparation -le règlement financier du divorce, le sort des expatriés et les conséquences du Brexit pour l'Irlande-- avant d'accepter d'évoquer la relation future.

"Nous n'avons pas encore réalisé aujourd'hui sur ces trois sujets les +progrès suffisants+ pour entamer en toute confiance la deuxième phase de négociation", a prévenu M. Barnier le 3 octobre devant le Parlement européen, qui a fait le même constat dans une résolution votée à une écrasante majorité.

"Seize mois après le référendum, aucun progrès réel n'a été fait", a taclé lundi le chef de l'opposition travailliste britannique Jeremy Corbyn, devant la chambre des Communes. "Qu'a fait le gouvernement pendant tout ce temps?"

Mais tentant de tenir bon la barre, Mme May a assuré qu'une "nouvelle dynamique" a été enclenchée et des "progrès réels" accomplis depuis son discours à Florence, le 21 septembre, où elle avait proposé une période de transition post-Brexit de deux ans et promis que son pays allait "honorer" ses engagements financiers vis-à-vis de l'UE. Au sujet de l'avenir de l'Irlande, "nous n'accepterons pas d'infrastuctures physiques" marquant la frontière, a-t-elle redit.

Mme May a dit espérer que les négociations arrivent à un accord "rapidement". Mais pour se préparer à toute éventualité, le gouvernement a publié lundi deux documents concernant les accords douaniers et commerciaux, anticipant différents scénarios possibles, dont celui d'un échec des discussions.

- "Divergences sérieuses" -

De leur côté, les Européens sont d'autant plus pessimistes qu'ils s'inquiètent des conséquences pour les négociations de la fragilité de Theresa May, illustrée par son discours cauchemardesque mercredi devant son parti réuni en congrès.

Pour un diplomate européen, "le problème de Theresa May, c'est qu'elle doit toujours parler à deux auditoires à la fois: l'aile +hard Brexit+ de son parti qu'elle doit rassurer, et les Européens, à qui elle doit assurer qu'elle se place bien dans un moule de négociation".

L'UE avait salué le "ton constructif" du discours de Florence. Mais "il nous reste des divergences sérieuses, en particulier sur le règlement financier", avait souligné M. Barnier.

Le solde de tout compte que devra verser le Royaume-Uni pour honorer ses engagements financiers au sein de l'UE est officieusement évalué côté européen entre 60 et 100 milliards d'euros, selon les sources.

Les négociateurs européens ne demandent pour l'instant pas d'engagement chiffré à Londres, mais un accord de principe sur une méthode de calcul, encore loin d'être atteint.

Les moyens de garantir après le Brexit les droits des citoyens européens au Royaume-Uni restent une autre pomme de discorde. Londres et Bruxelles n'ont pour l'heure pas réussi à s'accorder sur le rôle que pourra jouer à cet égard la Cour de justice de l'UE (CJUE).

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