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Négociations commerciales: la guerre des prix, "le mal dont on crève tous"

| AFP | 148 | Aucun vote sur cette news
Les négociations commerciales entre distributeurs et fournisseurs se tiennent traditionnellement de la mi-octobre à fin février
Les négociations commerciales entre distributeurs et fournisseurs se tiennent traditionnellement de la mi-octobre à fin février ( PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives )

La guerre des prix, "c'est le mal dont on crève tous": alors que démarrent la semaine prochaine leurs négociations commerciales annuelles, distributeurs et fournisseurs de l'alimentation sont au moins d'accord sur un point, le dogme des prix bas n'est plus la panacée.

Ces négociations, qui se tiennent traditionnellement de la mi-octobre à fin février entre représentants des industries agroalimentaires, fédérations agricoles et distributeurs, sont généralement sources de tensions.

Cette année, elles ont une saveur particulière, en raison de la tenue en parallèle des États généraux de l'alimentation (EGA), auxquels participent tous les protagonistes des négociations, mais aussi de l'annonce très attendue mercredi, par le président Emmanuel Macron, d'une série de mesures visant à mieux rémunérer les agriculteurs, principales victimes de cette guerre des prix qui fait rage en France depuis trois ou quatre ans.

Le président Emmanuel Macron à l'Élysée, le 9 octobre 2017
Le président Emmanuel Macron à l'Élysée, le 9 octobre 2017 ( LUDOVIC MARIN / POOL/AFP )

Pour preuve de sa bonne volonté, la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) a révélé mardi dans Le Figaro être à l'origine d'une "charte" de bonne conduite, qu'elle espère faire signer à tous les acteurs de ces négociations dès mercredi, destinée à "devancer" une révision législative, qui pourrait intervenir d'ici à fin février 2018.

- 'Il y a urgence' -

Jean-Philippe Girard, le président de l'Association nationale des industries agroalimentaires (Ania), pour sa part envoyé une lettre ouverte à M. Macron, également mardi, afin d'insister sur le fait que "le temps n'est pas aux polémiques (ni) aux opérations de communication, mais à la responsabilité et au dialogue pour défendre une filière qui souffre", car "il y a urgence".

"Ce dogme des prix bas, plus personne n'en veut, c'est le mal dont on crève tous et pas seulement les agriculteurs", a fustigé quant à lui Richard Panquiault, directeur général de l'ILEC (industries alimentaires de marques nationales), lors d'une conférence organisée la semaine passée par le magazine spécialisé LSA, devant 500 participants à ces négociations.

Cette guerre des prix, "95% de nos adhérents disent qu'elle a des conséquences sur l'embauche et l'investissement", a-t-il insisté, précisant qu'ils ont "accusé près de 20% de déflation ces derniers temps".

Un constat partagé par Dominique Chargé, président de la Fédération nationale des coopératives laitières, pour qui il faut "arrêter d'être des techniciens de la marge pour devenir des techniciens des valeurs".

Cette belle unanimité s'est cependant heurtée à l'absence, à cette conférence, du premier groupe de distribution français, E.Leclerc, dont le patron, Michel-Édouard Leclerc, a récemment accusé "certains industriels et des distributeurs" de préparer "des hausses de prix de 5% à 15% sur des milliers d'articles alimentaires (...) en marge des États généraux".

- 'Querelles corporatistes' -

Si tout le monde --ou presque-- s'accorde à dire qu'il faut en finir avec la guerre des prix, quelles sont les solutions à envisager?

Deux pistes sont évoquées: la majoration du seuil de revente à perte (SRP), au cœur des EGA, et une limitation des promotions, en valeur comme en volume.

Des réformes qui ne sont cependant pas du goût de tous: ainsi, selon l'UFC-Que Choisir, "un relèvement de 15% du SRP, comme évoqué, se traduirait dès 2018 par une hausse des prix (au total) de 1,4 milliard d'euros".

Pour certains industriels agroalimentaires, la balle est désormais du côté du gouvernement: "On veut une intervention des pouvoirs publics car ce n'est plus soutenable", a affirmé M. Panquiault.

"Quelque chose a changé", selon le délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), Jacques Creyssel ( REMY GABALDA / AFP/Archives )

S'il est nécessaire de "s'asseoir un peu sur le libéralisme", l'ILEC n'est pas contre "des mesures dirigistes" prises "de façon provisoire" par le gouvernement.

Quant à M. Leclerc, qui a dit à l'AFP être "plutôt optimiste" sur le déroulement de ces négociations annuelles, il espère aussi "que les querelles corporatistes ne casse(ro)nt pas le rythme de la consommation".

Le distributeur s'est même payé une pleine page de publicité dans Le Journal du Dimanche ce week-end pour proclamer qu'il disait "oui" à la revalorisation des produits agricoles, mais "non" à l'augmentation des prix de vente aux consommateurs.

Et de conclure: "Si les pouvoirs publics nous demandent de garantir un prix sur le porc ou le lait (...), dans un cadre légal, eh bien, nous l'appliquerons."

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