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Moteur devenu boulet, l'industrie allemande décline encore

| AFP | 402 | 1 par 2 internautes
Les statistiques décevantes de l'industrie allemande font craindre une entrée en récession de la première économie européenne
Les statistiques décevantes de l'industrie allemande font craindre une entrée en récession de la première économie européenne ( Ina FASSBENDER / AFP/Archives )

Loin de se redresser, l'industrie allemande a entamé le troisième trimestre par deux statistiques décevantes, nourrissant les inquiétudes sur une entrée en récession de la première économie européenne.

Publiée vendredi, la production industrielle du pays a reculé de 0,6% sur un mois en juillet, au lendemain d'un plongeon de 2,7% sur la même période des commandes industrielles, annonciatrices de l'activité manufacturière à venir.

Ces statistiques ont douché les analystes, qui n'attendaient pas de telles chutes, et livrent dans le détail un tableau contrasté, lié aux variations d'un mois sur l'autre des grosses commandes ou des jours ouvrés.

Mais sur le moyen terme, la tendance est claire: moteur économique et fierté de l'Allemagne, habituée à expédier ses voitures, machines-outils et produits chimiques dans le monde entier, l'industrie s'enfonce dans la récession.

"Les commandes industrielles ont, en moyenne, reculé de 1% chaque mois depuis le début de l'année", accélérant leur glissade par rapport à leur rythme de -0,4% par mois l'an dernier, calcule Carsten Brzeski, économiste chez ING.

Contagion

Quant à la production, ajoute l'analyste, il lui faudrait rebondir "de plus de 2,5% dans les deux prochains mois pour simplement revenir au niveau du deuxième trimestre", perspective "très improbable" au vu des commandes.

Le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine, deux des principaux clients de l'Allemagne, n'en finit plus d'empoisonner le secteur automobile, de même que l'interminable pagaille autour du Brexit.

Pour le troisième été consécutif, la sécheresse a par ailleurs fait baisser les niveaux du Rhin et des grands fleuves allemands, une situation qui avait lourdement handicapé l'industrie chimique l'an dernier en paralysant ses livraisons.

Enfin, et c'est nouveau, la morosité contamine deux composantes jusqu'alors robustes: les commandes venues d'Allemagne plutôt que de l'étranger, en baisse de 0,5% en juillet, et l'activité dans la construction, dont la hausse marque nettement le pas.

Au total, juge Andrew Kenningham chez Capital Economics, "le secteur manufacturier ne donne aucun signe d'avoir touché le fond", un constat de mauvais augure pour l'économie toute entière.

Après un recul de 0,1% du produit intérieur brut au deuxième trimestre, annoncé mi-août, une nouvelle baisse au troisième trimestre serait synonyme de "récession technique", envisagée par la Bundesbank et la plupart des experts.

Investir plus ?

Depuis la Réunification du pays en 1990, "il y a eu quatre revers industriels comparables, dont trois ont fini en récession", souligne Katharina Utermöhl, économiste chez Allianz.

Pour elle, la consommation est cependant "structurellement plus forte grâce aux plus de 6 millions d'emplois créés depuis 1999", faisant reposer sur la demande intérieure tous les espoirs de rebond.

Mi-août, l'hebdomadaire Spiegel avait aussi stimulé les spéculations sur un plan de relance en affirmant que le gouvernement était prêt à abandonner le dogme d'un budget fédéral au moins équilibré en cas de crise.

Mais il s'agissait surtout de faire jouer les "stabilisateurs automatiques", précisait le magazine, c'est-à-dire de laisser reculer les recettes fiscales sans les compenser par des coupes budgétaires, sans envisager pour autant de dépense supplémentaire.

Un tel effort public est pourtant réclamé depuis des années par certains économistes comme par les partenaires de l'Allemagne et le Fonds monétaire international. Ce vendredi encore, le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire a appelé Berlin à user de ses "marges de manoeuvre budgétaire" pour "investir davantage".

Berlin mène déjà une politique "très ambitieuse" en matière d'investissements, tranchait jeudi le ministre allemand des Finances Olaf Scholz, pour qui "une grande partie des sujets actuellement discutés" relèvent "de l'investissement privé".

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