En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 580.38 PTS
+0.31 %
5 528.00
-
SBF 120 PTS
4 415.60
+0.30 %
DAX PTS
12 222.39
+0.57 %
Dowjones PTS
26 559.54
+0.42 %
7 689.72
+0.00 %
1.124
+0.12 %

Mobilisation des auto-écoles à Paris contre la réforme du permis

| AFP | 240 | 3 par 2 internautes
Manifestation d'auto-écoles le 29 février 2016 sur le périphérique parisien contre la réforme du permis de conduire
Manifestation d'auto-écoles le 29 février 2016 sur le périphérique parisien contre la réforme du permis de conduire ( JOEL SAGET / AFP/Archives )

Les auto-écoles, qui craignent une réforme du permis pouvant conduire à leur disparition, étaient de nouveau rassemblées à Paris lundi pour une opération escargot sur le périphérique, avant de se rejoindre place de la République où une centaine de voitures étaient rassemblées.

Le 11 février, une mobilisation nationale dans plusieurs villes avait déjà eu lieu contre "l'ubérisation" du permis.

Les trois organisations de la profession (CNPA, Unidec, Unic) dénoncent "l'enfumage" du rapport de la députée du Gard (LREM) Françoise Dumas, remis à l'exécutif dans la perspective d'un projet de loi sur la réforme du permis de conduire.

Les syndicats redoutent une "ubérisation" de leur métier avec un agrément qui deviendrait national et abandonnerait l'obligation d'avoir un local physique. De quoi favoriser les plateformes en ligne qui emploient des moniteurs auto-entrepreneurs et proposent un permis moins onéreux.

"L'agrément national ferait disparaitre les auto-écoles de proximité dans les petites villes et villages", estime Patrice Bessone, président du CNPA-Éducation routière, syndicat majoritaire parmi les 10.000 auto-écoles (40.000 salariés). "Ça va à l'encontre de l'accessibilité vers le permis demandée par le Premier ministre."

"J’exerce depuis 12 ans à Besançon, depuis un an et demi mon auto-école tourne difficilement, dû au manque d’inscriptions", explique Gaëlle Bourgeois, gérante d'une auto-école dans le chef-lieu du Doubs. "Au niveau du département, le chiffre d'affaires des auto-écoles a baissé de 20% et quatre auto-écoles ont fermé dans la seule ville de Besançon."

"C'est une concurrence déloyale: les plateformes n'ont pas les charges sociales, quasiment pas de TVA, comment voulez-vous qu'on se batte avec ça?", s'indigne Thibault Droinet, vice-président de l'Unic. "Sur le coût d'un permis de conduire dans une école classique, l'Etat prend 70%. Si on veut faire baisser le coût, pourquoi ne pas mettre la TVA à 5,5% par exemple?"

Concurrence déloyale voire illégale venant de certaines entreprises qui pratiquent la double commande: elles déclarent une activité de location de voitures et mettent leurs clients en relation avec des moniteurs qu'ils paient "au black". "L'Etat n'effectue aucun contrôle", dénonce Sendes Ben Moussa qui pointe l'impunité dans laquelle exercent ces structures.

Les auto-écoles craignent également une généralisation des inscriptions à l'examen par l'élève lui-même, en candidat libre, proposée par le rapport. L'équivalent d'une "prime à l'échec", selon M. Bessone.

"Le taux de réussite des candidats libres est actuellement de 35% contre 65% pour les candidats présentés par les écoles", a assuré M. Bessone. Les candidats libres engorgeraient les centres d'examen, faisant augmenter sensiblement les délais.

Henda Ben Abdessalem, du Val-de-Marne, imagine une "portabilité du Compte personnel de formation" (CPF) entre des parents et leurs enfants pour financer le permis de conduire. "Nous sommes des enseignants après tout et nous dispensons une formation. Pour moi elle devrait être gratuite comme l'école, le collège, le lycée."

Les syndicats espèrent être reçus par Matignon et souhaitent faire part de nouvelles pistes pour répondre au souhait d'Emmanuel Macron, qui a annoncé vouloir une "baisse drastique" du prix du permis.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
2 avis
Note moyenne : 3
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/04/2019

Pour l'exercice 2018, Wedia affiche un chiffre d'affaires consolidé de 10,8 ME, en hausse de 16% par rapport à l'exercice 2017, soit 9,3 ME...

Publié le 18/04/2019

Les revenus locatifs de Carmila pour les 3 premiers mois de l'année 2019 s'élèvent à 89,2 millions d'euros, contre 82,1 millions d'euros en 2018 sur...

Publié le 18/04/2019

Implanet affiche pour l'exercice 2018 une perte nette de 5,55 ME, contre 6,61 ME un an auparavant...

Publié le 18/04/2019

L'assemblée générale des actionnaires de CNP Assurances qui s'est réunie le 18 avril 2019 à Paris a approuvé les comptes sociaux et consolidés de...

Publié le 18/04/2019

Accor a fait le point sur son activité du premier trimestre 2019. Ainsi, le groupe hôtelier a réalisé un chiffre d'affaires de 987 millions d’euros sur la période, en progression de 34,2% en…