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Milipol, le marché de la sécurité, dévoile ses pépites

| AFP | 234 | 5 par 1 internautes
Un chien équipé d'un masque avec des caméras et un dispositif de transmission au salon Milipol à Villepinte (banlieue parisienne, le 21 novembre 2017
Un chien équipé d'un masque avec des caméras et un dispositif de transmission au salon Milipol à Villepinte (banlieue parisienne, le 21 novembre 2017 ( CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP )

Armes à feu, équipements de protection ou solutions numériques: le salon Milipol, véritable marché de la sécurité intérieure, présente des produits dernier cri, comme l'application "Crim'in" dédiée aux constatations sur les scènes de crimes au profit de la police française.

"+Crim'in+ est la petite révolution de la police scientifique", explique à l'AFP Adrien Sivignon, enquêteur à la police technique et scientifique (PTS). "C'est une application qui va permettre d'abandonner le papier et le stylo au profit d'une tablette".

"On est les yeux du magistrat sur la scène du crime", poursuit l'enquêteur. "C'est l'outil de demain, la modernisation de la procédure judiciaire".

Déployée depuis lundi auprès des 12.000 enquêteurs de terrain en France, "Crim'in" est la première application métier de la police nationale, dans le cadre du projet Neo (Nouveaux équipements opérationnels) lancé en 2016.

Elle a été développée à l'initiative du Service central de la police technique et scientifique (SCPTS) avec l'aide de deux sociétés, Sogeti, spécialisée dans la transformation digitale, et Trydea, une PME qui met au point des applications sur mesure.

Un véhicule du RAID, unité d'élite de la police nationale, au salon Milipol à Villepinte (banlieue parisienne) le 21 novembre 2017
Un véhicule du RAID, unité d'élite de la police nationale, au salon Milipol à Villepinte (banlieue parisienne) le 21 novembre 2017 ( CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP )

Elle consiste à générer les rapports d'intervention qui sont ensuite transmis aux magistrats. Ce qu'on appelle les constatations, précise Adrien Sivignon, c'est-à-dire le listing des prélèvements, le fameux "album photo" de la scène de crime, le plan des lieux à l'échelle établi à l'aide d’appareils connectés, comme un télémètre laser.

Une fois le travail sur les lieux terminé, l'enquêteur transfère ces éléments via une connexion sécurisée vers un serveur et, de retour au bureau, il récupère ses données automatiquement mises en forme pour générer un rapport d'intervention.

- Un besoin du terrain -

Selon Adrien Sivignon, les enquêteurs gagnent en temps de post-traitement, en évitant notamment les doubles saisies. "On gagne aussi dans l'homogénéisation des procédures, avec un outil déployé partout en France", souligne-t-il.

La force de cette application est d'être partie de nécessités repérées sur le terrain, d'avoir été formalisée par les policiers et développée par les industriels, contrairement à d'autres produits clés en main qu'on trouve au salon.

"C'est vraiment parti d'un besoin du terrain. On voulait répondre à ce besoin", indique l'enquêteur.

Une femme essaie un équipement avec des caméras et un système de transmission, développé par le groupe de surveillance SSI, au salon Milipol, à Villepinte (banlieue parisienne) le 21 novembre 2017
Une femme essaie un équipement avec des caméras et un système de transmission, développé par le groupe de surveillance SSI, au salon Milipol, à Villepinte (banlieue parisienne) le 21 novembre 2017 ( CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP )

Elle a été développée en deux ans au fil de réunions hebdomadaires entre policiers et industriels, selon Marc Goffaux, responsable d'équipe chez Sogeti. "On a travaillé avec des référents PTS partout en France. On leur proposait des évolutions en fonction de leur feed-back".

L'application a déjà suscité l'intérêt de clients étrangers potentiels lors de Milipol, selon Jean-Philippe Mangeot, gérant de Trydea. "De nombreuses polices étrangères se sont intéressées à l'application", indique-t-il, notamment belges mais aussi chinoises.

- Coffre de toit -

Autre solution qui pourrait être bientôt adoptée par la police nationale: un coffre de toit connecté destiné aux véhicules de police et de gendarmerie. Développé par Thales en partenariat avec Gruau, transformateur de véhicules, ce coffre de toit amovible prend la place de la traditionnelle rampe lumineuse des voitures de police.

Il est doté d'équipements radios et de signalisation, de lecture automatisée des plaques d'immatriculation et offre une connectivité haut débit sécurisée. Il dispose également d'une caméra à 360° avec vision nocturne, d'une alarme de proximité et peut accueillir un drone ou diffuser du gaz lacrymogène.

Surtout, il peut être facilement installé sur un autre véhicule en cas d'immobilisation d'une voiture, un grand avantage pour la maintenance du parc automobile.

Exposition d'armes à feu au salon Minipol, à Villepinte (banlieue parisienne) le 21 novembre 2017
Exposition d'armes à feu au salon Minipol, à Villepinte (banlieue parisienne) le 21 novembre 2017 ( CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP )

En matière de sécurité aéroportuaire, Idemia, né de la fusion du spécialiste de la biométrie Morpho et de celui de la sécurité Oberthur Technologies, a présenté le système d'enregistrement automatisé des passagers d'avions qu'il vient de déployer au terminal 4 de l'aéroport de Singapour.

Basé sur la reconnaissance faciale, de l'iris et des empreintes digitales, il permet de simplifier et d'accélérer le parcours des passagers depuis l'arrivée à l'aéroport à l'embarquement à bord, dont la durée n'excède pas 15 minutes désormais à Singapour.

D'autres enfin, comme la société américaine Mohoc, présentent des caméras à haute résolution qu'on peut installer sur des casques ou sur des chiens policiers.

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