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Maraîcher et "oublié de la PAC", il réclame une redistribution plus juste

| AFP | 200 | Aucun vote sur cette news
Le maraîcher Gwenaël Le Floc'h dans l'une de ses serres, le 7 mars 2019 à Maure-de-Bretagne
Le maraîcher Gwenaël Le Floc'h dans l'une de ses serres, le 7 mars 2019 à Maure-de-Bretagne ( Sebastien SALOM-GOMIS / AFP )

"On est vraiment les oubliés de la PAC": entre espoirs et désillusions, Gwenaël Le Floc'h, 39 ans, patron d'une ferme maraîchère en Bretagne, demande une redistribution plus juste des aides européennes aux petits paysans.

Mâche, tomates, concombres, courgettes, navets... Dans sa ferme à Maure-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) au sud de Rennes, ce patron d'une entreprise de quatre salariés se promène fièrement dans ses 5.000 m2 de serres pour dorloter ses légumes. Mais ce grand homme au regard doux est amer, il "touche zéro prime PAC".

A l'approche du scrutin européen le 26 mai, il espère un changement de cap de la Politique agricole commune (PAC) dont la France est le premier bénéficiaire avec plus de 60 milliards d'euros à partager entre agriculteurs entre 2014 et 2020.

A la ferme Le Floc'h, de moins d'un hectare, tout est bio. Maladies et parasites sont traitées avec des remèdes naturels et ce maraîcher se sert de la génodique, technique consistant à émettre des sons, pour stimuler les défenses des plantes. La production est vendue en circuits courts et en vente directe sous forme de paniers de légumes.

Le maraîcher Gwenaël Le Floc'h dans l'une de ses serres, le 7 mars 2019 à Maure-de-Bretagne
Le maraîcher Gwenaël Le Floc'h dans l'une de ses serres, le 7 mars 2019 à Maure-de-Bretagne ( Sebastien SALOM-GOMIS / AFP )

Installé depuis cinq ans, Gwenaël Le Floc'h explique, document à l'appui, comment la PAC favorise les plus gros et exclut les petits, maraîchers, arboriculteurs, viticulteurs et petits éleveurs.

"On est des petits fermiers et en plus on est complètement exclus. Ce qui m'a fait tilt, c'est quand je me suis rendu compte que je n'étais pas le seul", souligne ce Breton, confronté comme toute la filière à la concurrence espagnole.

Exclu des aides du Fonds européen agricole de garantie (Feaga) - principal dispositif ou premier pilier de la PAC -, Gwenaël Le Floc'h n'a reçu qu'une fois 2.500 euros sous forme de crédit d'impôt, au titre du Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader), le deuxième pilier de la PAC.

"On a des cacahuètes", critique-t-il.

"Filet de sécurité"

Le maraîcher Gwenaël Le Floc'h dans l'une de ses serres, le 7 mars 2019 à Maure-de-Bretagne
Le maraîcher Gwenaël Le Floc'h dans l'une de ses serres, le 7 mars 2019 à Maure-de-Bretagne ( Sebastien SALOM-GOMIS / AFP )

"Les aides à l'hectare sont liées à un historique. Avant c'était des aides couplées à une culture. Les gens qui n'avaient pas beaucoup d'aides ne touchaient pas beaucoup l'année suivante", souligne Charlotte Kerglonou-Mellier, de la Confédération paysanne 35.

Aujourd'hui "ce sont souvent les systèmes les moins vertueux qui bénéficient le plus d'aides PAC", notamment les céréaliers, estime cette syndicaliste.

En janvier, la Cour des comptes a affirmé dans un référé que la répartition française des aides européennes aux agriculteurs favorise de "fortes inégalités" entre exploitations et que le mode de répartition des aides, "n'a plus de justification pertinente".

Gwenaël Le Floc'h aimerait lui que les aides de la PAC soient "un filet de sécurité, si on a de la grêle, du gel, de la sécheresse".

Le maraîcher Gwenaël Le Floc'h devant des piles de cagettes en bois, le 7 mars 2019 à Maure-de-Bretagne
Le maraîcher Gwenaël Le Floc'h devant des piles de cagettes en bois, le 7 mars 2019 à Maure-de-Bretagne ( Sebastien SALOM-GOMIS / AFP )

En 2015-2016, "il a fait moins 4°C un 1er avril. Ça fait mal sur les cultures. J'ai perdu toutes mes tomates, 3.000 pieds à un euro. Si on rajoute la main d’œuvre et les pertes de production, cela fait vite 10.000 euros", explique le maraîcher.

Selon l'eurodéputé belge Marc Tarabella (S&D), le système PAC est à revoir. "On redistribue les aides à l'hectare ce qui est complètement idiot."

"S'il y a une grêle, cet agriculteur mériterait d'être dédommagé. Ne serait-ce que pour remettre en état ses serres", souligne M. Tarabella.

Pour la prochaine PAC 2021-2027, dont le budget s'annonce en baisse (-15% à 365 milliards d'euros) avec un manque à gagner de 7 milliards pour les agriculteurs français, M. Tarabella défend un plafonnement des aides pour une redistribution plus pertinente.

Gwenaël Le Floc'h aimerait aussi une Europe avec une "sensibilité écologique plus forte". L'UE devrait aider les agriculteurs à se convertir au sans pesticide: "les maraîchers sont ceux qui utilisent le plus de produits phytosanitaires", estime-t-il.

Mais "il ne faut pas que les subventions viennent se substituer aux prix. Il faut que les agriculteurs puissent vivre de leur production", insiste Gwenaël Le Floc'h.

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