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Macron esquisse un projet de profonde réforme de la SNCF

| AFP | 808 | 3 par 1 internautes
Le président de la République Emmanuel Macron (g),   accompagné notamment du patron de la SNCF Guillaume Pepy (c., arrière-plan) et du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian (2e à d.) le 1er juillet 2017 à la gare Montparnasse à Paris
Le président de la République Emmanuel Macron (g), accompagné notamment du patron de la SNCF Guillaume Pepy (c., arrière-plan) et du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian (2e à d.) le 1er juillet 2017 à la gare Montparnasse à Paris ( GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP/Archives )

Emmanuel Macron envisage une vaste réforme de la SNCF, à commencer par la suppression rapide des régimes spéciaux de retraite, un sujet très sensible pour le personnel qui doit aussi se préparer à l'ouverture à la concurrence.

Le président a dévoilé ses ambitions dans un entretien avec des agents SNCF dans la revue interne du groupe, Les Infos Le Mag, relayé par Le Monde et qu'a consulté l'AFP.

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a cependant modéré les propos du président dans ce dossier explosif des régimes spéciaux en particulier, assurant qu'il ne s'agissait que de "pistes de réflexion".

M. Macron défend en effet un projet de transformation profonde. "Nous demandons à SNCF d'aller plus loin sur les réformes, le statut, la mobilité, le régime de retraite", déclare-t-il dans cet entretien publié dans le numéro de juillet.

A court terme, il met l'accent sur la suppression à partir de l'an prochain des régimes spéciaux de retraite, dont bénéficient notamment les cheminots.

En échange, il propose que l’État reprenne la dette de la SNCF et accentue les investissements publics vers l'entretien des lignes. La SNCF ploie sous une dette de 44,9 milliards d'euros pour SNCF Réseau et 7,9 milliards pour SNCF Mobilités.

"Ce qui a été acquis dans les régimes passés reste acquis et vous cotisez à un nouveau régime. Je pense que c'est très important, parce que cela va redonner de la confiance dans le système", déclare M. Macron, évoquant un "top départ" de la réforme à la mi-2018 ou début 2019.

"Pas d'emballement", a commenté M. Castaner, assurant qu'aucun arbitrage n'avait été rendu et qu'il n'existe "aucune annonce particulière ni d'élément de calendrier nouveau".

Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, quitte l'Elysée à l'issue du conseil des ministres du 6 septembre 2017
Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, quitte l'Elysée à l'issue du conseil des ministres du 6 septembre 2017 ( ludovic MARIN / AFP )

La réforme du régime spécial des cheminots fait partie de "l'ensemble du projet de réforme des retraites" qui fera l'objet "d'une loi cadre présentée à l'été 2018, avec une montée en puissance dans les 10 ans", a-t-il ajouté.

L'entretien de M. Macron émerge à deux semaines du lancement par le gouvernement des Assises de la mobilité, qui doivent aboutir à une loi de programmation début 2018.

Les syndicats n'ont pas tardé à réagir.

Pour la CGT-Cheminots, cet article est un "contre-feu allumé afin de détourner les cheminots des sujets d'actualité", à savoir la journée d'action du 12 septembre contre les ordonnances réformant le code du Travail.

- "Sauver le soldat SNCF" -

L'Unsa-ferroviaire a jugé "intellectuellement malhonnête" de mettre "en parallèle le financement du ferroviaire avec les acquis sociaux des cheminots". "Jouer avec ce type de sujets dans le contexte des ordonnances travail et de l'ouverture à la concurrence, c'est risqué", selon Roger Dillenseger.

Pour SUD rail, "la ficelle est grosse, on veut faire payer la dette du système ferroviaire aux cheminots en cherchant à les culpabiliser sur leur système de retraite, en leur retirant des acquis liés au contrat de travail".

Le président aborde également la fin prochaine du monopole de la SNCF au moment où deux sénateurs ont présenté mercredi une proposition de loi qu'ils espèrent voir débattue avant la fin de l'année.

"Je pense que si SNCF, avec toute la force que vous représentez, sait s'adapter, elle sera le champion (de la concurrence, ndlr). (...) La concurrence va aider SNCF dans les évolutions qui sont déjà en cours", estime M. Macron.

Pour les sénateurs Hervé Maurey (UDI) et Louis Nègre (LR), cette ouverture est "indispensable pour sauver le soldat SNCF".

L'Europe prévoit une ouverture à la concurrence dès le 3 décembre 2019 pour les TER et trains d'équilibre du territoire et à partir du 1er janvier 2019 pour les TGV
L'Europe prévoit une ouverture à la concurrence dès le 3 décembre 2019 pour les TER et trains d'équilibre du territoire et à partir du 1er janvier 2019 pour les TGV ( FREDERICK FLORIN / AFP/Archives )

Ils jugent "impératif de définir le cadre de cette réforme majeure au plus vite, pour permettre aux différents acteurs, dont l'opérateur historique, de s'y préparer dans les meilleures conditions".

L'Europe prévoit une ouverture à la concurrence le 3 décembre 2019 pour les TER et trains d'équilibre du territoire gérés par les régions et l'État, et à partir du 1er janvier 2019, pour une application effective à partir de 2021, pour les TGV. Cette décision européenne doit se traduire par une loi dans le droit français.

Le chef d’État marque encore son souhait de transformer à plus long terme la SNCF en "entreprise d'agrégation de mobilités", autrement dit ouverte à d'autres domaines de transports que le chemin de fer, reprenant là un discours de son président Guillaume Pepy.

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