En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 025.20 PTS
-0.17 %
5 026.5
+0.19 %
SBF 120 PTS
4 013.27
-0.22 %
DAX PTS
11 341.00
-0.11 %
Dowjones PTS
25 413.22
+0.49 %
6 867.02
-0.34 %
1.142
+0.00 %

Londres secoue les Gafa avec sa nouvelle taxe internet

| AFP | 304 | Aucun vote sur cette news
Des applications avec les sigles de Google, Amazon, Facebook et Apple, les
Des applications avec les sigles de Google, Amazon, Facebook et Apple, les "Gafa", photographiées le 20 avril 2018 à Paris ( Lionel BONAVENTURE / AFP/Archives )

Le Royaume-Uni pourrait devenir la première grande économie du monde à taxer les géants de l'internet, au moment où les négociations européennes et mondiales traînent en longueur pour imposer les "Gafa".

L'austère et longiligne ministre des Finances britannique, Philip Hammond, a peu l'habitude de secouer le cocotier. Conservateur convaincu, il ne jure habituellement que par la réduction d'impôt et accueille toujours les entreprises à bras ouverts. Mais lundi, il a frappé les esprits en annonçant au Parlement une "taxe sur les services numériques" à la fin d'un discours budgétaire fleuve.

"Un accord international est la meilleure solution à long terme. Mais les progrès sont incroyablement lents et nous ne pouvons perdre trop de temps en palabres. Nous allons donc lancer une taxe sur les services numériques au Royaume-Uni", a-t-il lancé sous les vivats des députés.

Il s'agira d'une taxe de 2% sur certains services numériques bien identifiés: "moteurs de recherche, réseaux sociaux et galeries marchandes en ligne", d'après le Trésor. Elle ne s'appliquera qu'aux entreprises générant plus de 500 millions de livres de chiffre d'affaires annuel (560 millions d'euros). Lancée en avril 2020, cette taxe pourrait rapporter autour de 400 millions de livres par an d'ici à 2022.

Capture d'écran d'une vidéo fournie par le Parlement britannique montrant le ministre britannique des Finances Philip Hammond en train de prononcer son discours budgétaire devant les députés, à Londres le 29 octobre 2018
Capture d'écran d'une vidéo fournie par le Parlement britannique montrant le ministre britannique des Finances Philip Hammond en train de prononcer son discours budgétaire devant les députés, à Londres le 29 octobre 2018 ( HO / PRU/AFP )

Sans les nommer, elle vise directement les géants américains du numérique, les "Gafa" (Google, Amazon, Facebook, Apple), dont la faiblesse des impôts payés au Royaume-Uni déchaîne régulièrement la presse à scandale. Mardi, veille d'Halloween, le Sun publiait un photo-montage en vampire du patron de Facebook, Mark Zuckerberg, et se réjouissait de voir les géants du net "se faire sucer le sang à leur tour".

Au-delà de l'effet d'annonce, les experts se grattaient la tête pour identifier l'impact de cette taxe.

"C'est une mesure importante et surprenante. Vous auriez tendance à éviter d'agir de façon unilatérale, vu la nature internationale des flots d'argent concernés... Vous courrez le risque de voir votre pays perdre en compétitivité", a jugé Tej Parikh, économiste à l'Institute of Directors sur la BBC.

- En chantier à l'OCDE -

Peu de pays se sont lancés. En Asie, Singapour a annoncé une taxe numérique mais d'ampleur très limitée et l'Inde travaille à un impôt sur les Gafa, tandis que la Malaisie pourrait dévoiler sa propre taxe dès vendredi.

En Europe, les députés italiens ont voté en fin d'année dernière une taxe sur des transactions internet mais la loi n'entrera finalement pas en vigueur. Le gouvernement espagnol a de son côté proposé il y a dix jours de taxer les géants du net afin de récolter jusqu'à 1,2 milliard d'euros par an.

Capture d'écran d'une vidéo fournie par le Parlement britannique montrant le ministre britannique des Finances Philip Hammond prononçant son discours budgétaire devant les députés, à Londres le 29 octobre 2018
Capture d'écran d'une vidéo fournie par le Parlement britannique montrant le ministre britannique des Finances Philip Hammond prononçant son discours budgétaire devant les députés, à Londres le 29 octobre 2018 ( HO / PRU/AFP )

Mais des discussions ont surtout été ouvertes à l'échelon continental depuis mars: la Commission européenne a proposé, à l'initiative de la France, un impôt de 3% sur le chiffre d'affaires des géants du numérique, le temps qu'une solution soit négociée à l'échelle mondiale au sein de l'OCDE.

La nécessité d'obtenir l'unanimité dans l'UE pour toute réforme de la fiscalité rend le consensus difficile cependant. Plusieurs pays européens restent opposés à ce projet, à l'image de l'Irlande, où plusieurs géants du numérique ont installé leur tête de pont européenne.

"Dans ce paysage complexe les gens ont des intérêts contradictoires et donc des positions contradictoires" souligne Pascal Saint-Amans, directeur du centre de politique et d'administration fiscale de l'OCDE.

Montage photographique réalisé le 6 septembre 2018 montrant les logos des
Montage photographique réalisé le 6 septembre 2018 montrant les logos des "Gafa" (Google, Apple, Facebook et Amazon) et, à droite, un drapeau européen devant la Commission européenne à Bruxelles ( Damien MEYER, EMMANUEL DUNAND / AFP/Archives )

D'après lui, "la solution globale c'est de changer toutes les conventions fiscales, y compris avec les États-Unis, les Chinois, les Japonais...de manière à pouvoir taxer une entreprise qui n'a pas d'activité physique chez vous et au delà de pouvoir attribuer des profits significatifs à cette entreprise".

Réticents du temps de Barack Obama, les Etats-Unis de Donald Trump font d'ailleurs preuve d'un "soutien actif et engagé" désormais, selon M. Saint-Amans, pour une taxe étendue au-delà du seul numérique toutefois.

En attendant un éventuel accord mondial, des patrons de sociétés numériques européennes comme Spotify, Booking.com ou Zalando ont déjà exprimé leur "grave préoccupation" face à l'éventuelle taxe de l'UE, dans une lettre aux ministres des Finances européens rendue publique mardi.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Différents Types d'Ordres de Bourse
Mardi 20 novembre de 12h30 à 13h30

Tradez les indices mondiaux au travers des CFD
Mercredi 7 décembre de 12h30 à 13h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 16/11/2018

 CRÉDIT AGRICOLE S.A.   Société anonyme au capital de 8 559 311 468 EUROS Siège social : 12, Place des Etats-Unis - 92127 Montrouge Cedex France 784608416…

Publié le 16/11/2018

    Information mensuelle relative au nombre total de droits de vote et d'actions composant le capital social Monthly information relating to the total number of…

Publié le 16/11/2018

    CASINO, GUICHARD-PERRACHON Société anonyme au capital de 167 886 006,48 EUR Siège social : 1, Cours Antoine Guichard 42000 Saint-Etienne 554 501 171 R.C.S.…

Publié le 16/11/2018

  Raison sociale de l'émetteur : Société Générale S.A. - SA au capital de 1 009 897 173,75…

Publié le 16/11/2018

TIVOLY Société Anonyme au capital de 11 079 900 euros Siège Social : 266 route Portes de Tarentaise - 73790 Tours-en-Savoie R.C.S. Chambéry : 076 120 021   Communiqué de…