5 319.17 PTS
-0.32 %
5 307.50
-0.41 %
SBF 120 PTS
4 234.88
-0.39 %
DAX PTS
12 993.73
-0.41 %
Dowjones PTS
23 358.24
-0.43 %
6 314.51
-0.39 %
Nikkei PTS
22 396.80
+0.20 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Licenciés parce que barbus? Les prud'hommes diront s'il y a eu discrimination

| AFP | 192 | Aucun vote sur cette news
Après les attentats du 13 novembre 2015, quatre employés de l'entreprise de sécurité Securitas ont été licenciés pour avoir refusé de raccourcir leur barbe
Après les attentats du 13 novembre 2015, quatre employés de l'entreprise de sécurité Securitas ont été licenciés pour avoir refusé de raccourcir leur barbe ( SEBASTIEN NOGIER / AFP/Archives )

La société Securitas s'est-elle rendue coupable de discrimination religieuse en licenciant, juste après les attentats du 13 novembre, quatre agents de sûreté de l'aéroport d'Orly de confession musulmane, qui refusaient de raccourcir leur barbe? Le conseil de prud'hommes de Bobigny a examiné jeudi l'affaire au fond.

Les quatre demandeurs, des trentenaires qui étaient employés en CDI depuis huit ou neuf ans dans l'entreprise, réclament 40.000 euros d'indemnité pour licenciement sans cause réelle ni sérieuse et 10.000 euros de dommages et intérêts pour discrimination religieuse.

Quelques jours après les attentats du 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts, Securitas Transport Aviation Security (STAS) avait convoqué une vingtaine de ses salariés ayant en commun de porter une barbe jugée trop longue, pour leur demander de se conformer au référentiel vestimentaire de l'entreprise. Celui-ci stipulait que les "barbes, boucs ou moustaches" devaient être "courts, taillés, soignés et entretenus".

Quatre d'entre eux ayant refusé de s'y plier, ils avaient été mis à pied puis licenciés pour "faute grave".

Comme lors d'une première audience, à l'issue de laquelle les prud'hommes avaient refusé de statuer en urgence, leur avocat Eric Moutet a fustigé une décision entachée d'une "subjectivité absolue". Il va falloir m'expliquer ce qu'est une barbe courte, soignée et taillée", a-t-il plaidé.

Car "la barbe ne pousse pas en une nuit", a ironisé Me Moutet, s'étonnant qu'"on ne tolère plus le 14 novembre ce qu'on tolérait le 12".

"Ce n'est pas nous, mais la société Securitas qui se radicalise après le 13 novembre et qui fait l'amalgame entre le port de la barbe et l'islam radical", a-t-il lancé.

Il a également soulevé un "vrai problème de droit". Selon lui, le code vestimentaire sur lequel s'est fondé Securitas pour licencier les quatre salariés n'est pas celui qui avait été soumis en 2011 aux représentants du personnel.

A-t-il été modifié opportunément après le 13 novembre?

Embarras de Benoît Dubessay, l'avocat du groupe suédois, qui admet qu'il a bien été modifié "en 2015", sans plus de précisions.

Rappelant que la société exerce une mission de service public, il a expliqué que ces consignes vestimentaires n'avaient d'autre but que de "donner aux salariés l'apparence la plus neutre possible".

C'est pourquoi est "proscrit tout ce qui peut être interprété comme fantaisiste: tatouage, piercing, vernis avec couleurs vives" et... barbe trop longue.

"Ce ne sont pas les musulmans qui sont visés, mais les salariés qui arborent une barbe qui n'est pas conforme au référentiel. La réponse aurait été la même avec un punk avec une crête d'Iroquois ou quelqu'un avec une barbe de hipster", a-t-il fait valoir.

Le délibéré sera rendu le 14 décembre.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 30 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 17/11/2017

Affine a acquis auprès de la société belge Banimmo (dont elle détient 49,5 %), le marché Vaugirard, situé à Paris 15ème face à la gare Montparnasse. Cette galerie commerciale, ouverte sur le…

Publié le 17/11/2017

Gaussin Manugistique, spécialisée dans l'audit des process de manutention, a annoncé la réception usine par son distributeur Blyyd de 2 véhicules ATM (Automotive Trailer Mover) Full Elec. Les ATM…

Publié le 17/11/2017

Résultats trimestriels...

Publié le 17/11/2017

Article L. 233-8-II du Code de commerce et article 223-16 du Règlement général de l'AMF Dénomination sociale de l'émetteur :             Atos SE Name and…

Publié le 17/11/2017

Conformément à la réglementation relative aux rachats d'actions, Atos SE déclare ci-après les opérations d'achats d'actions propres pour un montant de 13,8 millions…

CONTENUS SPONSORISÉS