En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 079.41 PTS
-0.32 %
5 080.00
-0.28 %
SBF 120 PTS
4 063.17
-0.36 %
DAX PTS
11 548.37
+0.21 %
Dowjones PTS
25 339.99
+1.15 %
7 157.21
+0.00 %
1.159
+0.32 %

Etats-Unis: les services fédéraux ferment faute de budget

| AFP | 398 | Aucun vote sur cette news
Le Capitole, le 19 janvier 2018 à Washington, où le Sénat a échoué à trouver un compromis pour éviter la fermeture partielle des services fédéraux
Le Capitole, le 19 janvier 2018 à Washington, où le Sénat a échoué à trouver un compromis pour éviter la fermeture partielle des services fédéraux ( Aaron P. Bernstein / Getty/AFP )

Un an jour pour jour après l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, les Etats-Unis sont entrés samedi dans une période de turbulences avec la fermeture partielle de l'administration fédérale après l'échec d'un vote crucial sur le budget au Sénat.

Malgré d'intenses tractations, la majorité républicaine, l'opposition démocrate et la Maison Blanche n'ont pu s'entendre sur un budget, même temporaire, qui aurait permis d'éviter ce "shutdown" entré en vigueur à 00H00 (05H00 GMT).

Républicains et démocrates se sont rejeté la responsabilité de cet échec, Donald Trump accusant l'opposition de faire passer "les immigrants illégaux" avant l'armée ou la sécurité des frontières alors que les démocrates ont indiqué qu'ils n'accepteraient de voter pour un texte que s'il pérennise la régularisation de 690.000 jeunes immigrés au statut précaire, les "Dreamers".

"Les démocrates sont bien plus préoccupés par les immigrants illégaux que par notre grande Armée ou la Sécurité à notre dangereuse frontière Sud", a-t-il tweeté à l'aube. "Ils auraient pu facilement conclure un accord mais ils ont préféré jouer la carte du +shutdown+ à la place".

Budget américain
Budget américain ( Gillian HANDYSIDE / AFP )

La fermeture de l'administration "était 100% évitable", a affirmé le patron des sénateurs républicains, Mitch McConnell.

"Ce sera appelé le Trumpshutdown car personne, personne ne mérite autant que le président Trump d'être jugé responsable de la situation dans laquelle nous nous trouvons", lui a répondu le chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer.

Les républicains, majoritaires avec 51 sièges au Sénat, n'ont obtenu que 50 voix, loin des 60 voix (sur 100) nécessaires à une extension pour quatre semaines, jusqu'au 16 février, du budget fédéral.

Il s'agit du premier "shutdown" depuis octobre 2013, sous l'administration Obama, qui avait duré 16 jours. Il se traduira par la mise au chômage technique sans paie de plus de 850.000 employés fédéraux considérés comme "non essentiels" au fonctionnement de l'administration.

Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, s'exprime devant la presse au Congrès, le 9 janvier 2018 à Washington
Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, s'exprime devant la presse au Congrès, le 9 janvier 2018 à Washington ( Andrew CABALLERO-REYNOLDS / AFP/Archives )

Il était impossible de savoir combien de temps durerait cette nouvelle fermeture, les tractations entre les deux partis devant très vite reprendre. Une nouvelle réunion du Sénat, destinée à adopter une extension du budget jusqu'au 8 février, était prévue samedi.

Chuck Schumer a demandé au président de convoquer d'urgence une réunion à la Maison Blanche avec les leaders des deux partis pour trouver un compromis.

- En attendant lundi -

Les premiers effets du "shutdown" devraient se faire sentir lundi. Les activités de nombreuses agences fédérales, comme les services fiscaux, seront réduites mais les services de sécurité seront globalement épargnés. Les 1,4 million de militaires américains poursuivront leurs opérations mais sans être payés.

"Il y a des soldats américains qui s'apprêtent à passer six mois au Koweït et qui s'inquiètent de ne pas être payés tout de suite. C'est inconcevable", a déclaré le vice-président Mike Pence en escale à Shannon (Irlande), où il a croisé des militaires américains en transit vers des missions à l'étranger.

Le président américain Donald Trump, le 19 janvier 2018 à la Maison Blanche, à Washington
Le président américain Donald Trump, le 19 janvier 2018 à la Maison Blanche, à Washington ( Brendan Smialowski / AFP )

Vendredi, M. Trump avait pourtant évoqué une "excellente réunion préliminaire" avec Chuck Schumer à la Maison Blanche, laissant espérer un accord de dernière minute.

Le sénateur démocrate a accusé le milliardaire de faire la girouette alors qu'un accord était à portée de main.

La Chambre des représentants, à forte majorité républicaine, avait approuvé jeudi soir l'extension provisoire du financement de l'Etat fédéral, qui prévoyait également de prolonger pour six ans le programme d'assurance santé destiné aux enfants pauvres (Chip), une demande des démocrates.

Au-delà d'un budget temporaire, le quatrième depuis septembre, la majorité républicaine souhaite adopter un budget 2018 définitif de plusieurs centaines de milliards de dollars qui dope notamment les dépenses militaires, une promesse de campagne de M. Trump.

Les démocrates veulent la régularisation de 690.000 "Dreamers", arrivés clandestinement aux Etats-Unis quand ils étaient enfants et expulsables depuis l'abrogation par M. Trump du programme Daca, datant de l'administration Obama, qui leur offrait un statut de résident temporaire. Le président Trump a donné au Congrès jusqu'au 5 mars pour légiférer.

- Qui paiera les dégâts ? -

Et au-delà du budget, les parlementaires pensent aux élections de mi-mandat en novembre.

Les démocrates estiment que les républicains qui ont tous les leviers du pouvoir --Maison Blanche, Chambre des représentants, Sénat-- seront tenus pour responsables de la paralysie et paieront le prix fort.

Les républicains espèrent se servir du "shutdown" pour punir les sénateurs démocrates qui brigueront un nouveau mandat dans dix Etats remportés par Donald Trump à la présidentielle. Quatre d'entre eux, selon les médias, ont d'ailleurs voté avec les républicains vendredi soir.

Mais selon un sondage du Washington Post et d'ABC publié vendredi, 48% des Américains estiment que les républicains seraient responsables d'un éventuel blocage, contre 28% pour les démocrates.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Trader sur le CAC40 avec du levier
Lundi 5 novembre de 12h30 à 13h00

Les Produits de rendement : découvrir un nouveau support d'investissement
Lundi 5 novembre de 18h00 à 18h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 15/10/2018

Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Brie Picardie Société coopérative à…

Publié le 15/10/2018

Lundi 15 octobre14h30 aux Etats-UnisIndice manufacturier "Empire State" d'octobreVentes au détail de septembre16h00 aux Etats-UnisStocks des entreprises d'aoûtMardi 16 octobre11h00 en…

Publié le 15/10/2018

Lundi 15 octobre 2018Aucune publication d'entreprise n'est attendue.Mardi 16 octobre 2018HAULOTTELe spécialiste des matériels d'élévation de personnes et de charges publiera (après Bourse) son…

Publié le 15/10/2018

Total vient d'inaugurer sa nouvelle usine de dernière génération pour la production de lubrifiants, localisée dans la Région de Kaluga en Russie...

Publié le 15/10/2018

D'un point de vue graphique, le titre rebondit sur le support majeur des 30.94 euros, soit la borne haute du trou de cotation haussier du 13 septembre. En outre, les cours ont également dépassé une…