En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 566.15 PTS
-0.26 %
5 509.50
-0.18 %
SBF 120 PTS
4 405.39
-0.23 %
DAX PTS
12 191.54
-0.25 %
Dowjones PTS
26 511.05
-0.18 %
7 713.49
+0.00 %
1.125
-0.06 %

Les sénateurs normands font la promotion du "véritable Camembert de Normandie"

| AFP | 230 | Aucun vote sur cette news
Des camemberts de Normandie en 2016
Des camemberts de Normandie en 2016 ( CHARLY TRIBALLEAU / AFP/Archives )

C'est ce qui s'appelle en faire tout un fromage: deux semaines après une distribution de camemberts au lait cru à l'Assemblée, les sénateurs normands ont à leur tour sorti mardi les "claquos" pour promouvoir cette fois le "véritable camembert de Normandie".

"Il était temps de donner le prix des pommes, comme on dit en Normandie", a lancé en introduction la sénatrice de l'Orne Nathalie Goulet, à l'initiative de la conférence de presse-dégustation organisée mardi au Sénat. "Il est important que tout et n'importe quoi ne soit pas dit", a traduit sa collègue du Calvados Sonia de la Provôté.

Dans le viseur des sénateurs normands, le coup médiatique du député MoDem Richard Ramos, élu du Loiret, autrement dit pas tout à fait légitime, laissent-ils entendre, pour prendre la défense du fromage emblématique de la France, au même titre que la baguette.

Le sujet de la discorde - ou du "débat intensément républicain", selon les termes du critique gastronomique Périco Legasse-, est un accord conclu l'an dernier pour que cesse la guerre entre le camembert normand "de Normandie" (au lait cru, moulé à la louche) protégé par l'Appellation d'origine protégée, et son avatar industriel, "fabriqué en Normandie", au lait pasteurisé.

Conséquence de cet accord, à partir de 2021, la mention "fabriqué en Normandie" disparaitra, et l'AOP "de Normandie" pourra être au lait pasteurisé. En échange, ses conditions de production sont durcies: il devra comporter au minimum 30% de lait de vaches normandes nourries majoritairement à l'herbe dans une zone couvrant la Manche, l'Orne, le Calvados et une partie de l'Eure.

Remis en cause par M. Ramos et la présidente de l'association Fromages de Terroir, Véronique Richez-Lerouge, l'accord a été défendu au Sénat par Patrick Mercier, président de l'organisme de défense et de gestion du camembert de Normandie, comme une "solution" qui permet aux productions artisanales comme aux fabrications industrielles de "trouver leur place".

"Oui, c'est une concession. On laisse l'AOP +de Normandie+ aux industriels", a admis Périco Legasse, mais avec "une compensation énorme", a-t-il assuré: "la création d'une dénomination +véritable Camembert de Normandie+".

La crème du camembert en quelque sorte, est exclusivement au lait cru, avec une production comportant 66% de vaches normandes, mais aussi l'absence totale d'OGM dans leur alimentation.

"La guerre du camembert est finie", veut croire M. Mercier.

Mais Mme Richez-Lerouge, qui a assisté à la conférence de presse, n'a pas désarmé. Selon elle, l'introduction de "deux niveaux de gammes" dans une AOP "va créer une instabilité juridique". Et de défendre, face au buffet odoriférant agrémenté de bouteilles de jus de pomme, cidre et Calvados, la mise en place d'une Indication géographique protégée, en lieu et place d'une AOP à deux vitesses.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 04/04/2019

Voltalia a mis en service sa centrale éolienne d'Echauffour située en Normandie, d'une puissance de 10 MW. Moins d'un an après le lancement du chantier de construction et en ligne avec le…

Publié le 14/03/2019

Des camemberts de Normandie en 2016 ( CHARLY TRIBALLEAU / AFP/Archives )Un an après avoir cru sortir d'un conflit d'étiquette très français entre les camemberts "de Normandie" et ceux…

Publié le 20/02/2019

Connexion ferroviaire autonome avec le port de Rouen...

Publié le 04/02/2019

  BILAN SEMESTRIEL DU CONTRAT DE LIQUIDITE DE LA SOCIETE CR CA NORMANDIE SEINE       Au titre du contrat confié par la société CR CA NORMANDIE-SEINE à…

Publié le 02/02/2019

Le résultat net social s'élève à 103 ME en diminution de -0,7% sur un an...

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 23/04/2019

La place parisienne affiche ce mardi une légère consolidation assez légitime

Publié le 23/04/2019

Le 18 avril 2019, Société Générale SFH, filiale de Société Générale, a émis 100 millions d'euros d'obligations sécurisées sous forme de « security tokens » (obligations de financement de…

Publié le 23/04/2019

Plus forte baisse du Dax 30, Wirecard perd 3,29% à 116,15 euros après la levée de l’interdiction de la vente à découvert. L'Autorité fédérale de supervision financière (BaFin), le gendarme…

Publié le 23/04/2019

Faurecia (+1% à 48,49 euros) est bien orienté aujourd’hui sur la place de Paris, dans le sillage d’une publication du premier trimestre 2019 légèrement supérieure aux attentes des analystes,…

Publié le 23/04/2019

Maroc Telecom a annoncé ses résultats consolidés du premier trimestre 2019...