5 386.83 PTS
-0.23 %
5 404.00
+0.08 %
SBF 120 PTS
4 295.28
-0.19 %
DAX PTS
13 123.65
-0.23 %
Dowjones PTS
24 386.03
+0.23 %
6 393.89
+0.78 %
Nikkei PTS
22 938.73
-
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Les routiers bloquent routes et dépôts pétroliers contre la réforme du travail

| AFP | 283 | Aucun vote sur cette news
Blocage d'un rond-point par des routiers à Donges (Loire-Atlantique), le 25 septembre 2017
Blocage d'un rond-point par des routiers à Donges (Loire-Atlantique), le 25 septembre 2017 ( LOIC VENANCE / AFP/Archives )

Des routiers CGT et FO ont entamé lundi un mouvement reconductible contre la réforme du Code du travail, en ciblant dès l'aube des axes de circulation et des dépôts de carburant dans toute la France.

Le coup d'envoi a été donné par une trentaine de grévistes qui ont bloqué, dans la nuit, le trafic des poids lourds sur une autoroute du Nord, tout près de la Belgique.

D'autres actions ont ensuite été mises en place à Rouen, Caen, Bordeaux, La Rochelle, Marseille, Lyon ou encore Nantes, d'après plusieurs responsables CGT et FO interrogés par l'AFP.

"Ce n'est pas en bloquant l'économie française que nous ferons en sorte (qu'elle) aille mieux", a réagi sur RTL Benjamin Griveaux, secrétaire d'État à l'Économie. Le gouvernement continuera à "être dans le dialogue" mais aussi à "être ferme", a-t-il ajouté.

La grogne sociale s'est étendue lundi à plusieurs régions de France avec, selon les syndicalistes interrogés, une forte mobilisation.

Le début du mouvement est "à la hauteur de nos attentes", s'est félicité Jérôme Vérité, le numéro un de la CGT-Transports, citant des actions à un péage près de Lyon, devant les dépôts pétroliers d'Ile-de-France et de La Rochelle, et en Normandie.

A Caen, une "opération escargot" a ainsi été menée sur la rocade, avant une tentative avortée de barrage filtrant.

Le dépôt de carburant du Grand Quevilly (près de Rouen), un site stratégique pour une partie de la région Ouest, était bloqué, selon la préfecture de Seine-Maritime. Dans ce département, des stations-service sont en pénurie de carburant.

Si les opérations se déroulaient "tranquillement", d'après FO, l'ambiance était toutefois "plus tendue" aux abords de la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique), près de Nantes, où les accès aux sites étaient "possibles mais limités".

"Les camions qui arrivent au rond-point sont redirigés vers la 4-voies. Quelque part la gendarmerie fait notre travail car la route est bloquée, cela crée même plus de perturbations", a commenté Pascal Bodin (FO). "On a des solutions de repli, ça va chauffer très dur", a prévenu de son côté Erwan Praud (CGT).

L'ambiance était également "tendue" à Vern-sur-Seiche, près de Rennes, où une charge "assez rude" des gendarmes s'est produite à l'aube pour déloger les routiers d'un accès au dépôt de carburant, selon un responsable FO.

- "Rien ne sort" -

Des routiers bloquent les accès de la raffinerie Total à La Mede, près de Marseille, le 25 septembre 2017
Des routiers bloquent les accès de la raffinerie Total à La Mede, près de Marseille, le 25 septembre 2017 ( ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP )

Dans le Nord, la plateforme multimodale de Dourges (Pas-de-Calais), principal centre logistique de la région, était visée. "Ca circule difficilement sur l'autoroute", a indiqué Sandy Penne (CGT), la préfecture faisant état de "ralentissements" sur 3 km vers Lille.

La situation était plus calme au port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), d'après la préfecture qui a recensé une cinquantaine de manifestants.

Près de Marseille, "rien ne rentre et rien ne sort" du dépôt pétrolier de La Mède, a en revanche affirmé Fabrice Michaud (CGT).

Pour faciliter les approvisionnements, le gouvernement a publié samedi un arrêté autorisant les transporteurs d'hydrocarbures à déroger temporairement aux règles en matière de temps de conduite et de repos.

Opposées à la réforme du travail, les chauffeurs dénoncent la possibilité de "faciliter" les licenciements économiques dans les grands groupes, "l'affaiblissement" des représentants du personnel ou encore le plafonnement des indemnités prud'homales. Plus spécifiquement, ils s'inquiètent de la possibilité de négocier dans l'entreprise des éléments de rémunération (13e mois, prime d'ancienneté...), jusque-là fixés par la branche professionnelle, ce que conteste le patronat.

Les ordonnances "portent atteinte à nos primes d'ancienneté, qui représentent 6% de nos salaires, environ 120 euros", a expliqué Stanislas Baugé (CGT). Il relève aussi que "dans beaucoup d'entreprises, les heures supplémentaires ne sont pas payées mais compensées par une prime qui pourrait disparaître".

Les syndicats ont également mis sur la table des négociations la question des salaires, notamment dans le transport de matières dangereuses, et de la directive européenne sur le détachement, en cours de révision.

En revanche, ils ont obtenu de l'État un engagement ferme sur le maintien du dispositif de retraite anticipée propre à la profession, dont ils craignaient la disparition.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 11/12/2017

Une offre en numéraire au prix de 46 euros par action  Paris, 11 décembre 2017  Atos [Euronext Paris : ATO], leader international de la transformation digitale, annonce avoir…

Publié le 11/12/2017

    Communiqué de presse Source : Sanofi (EURONEXT: SAN) (NYSE: SNY) La FDA approuve l'insuline lispro injectable Admelog® de Sanofi…

Publié le 11/12/2017

Suite à l'émission du rapport du commissaire aux apports et à la signature du traité d'apport, Horizontal Softaware apporte des précisions sur les modalités de l'acquisition de Formaeva,…

Publié le 11/12/2017

  CAISSE REGIONALE DE CREDIT AGRICOLE MUTUEL ALPES…

Publié le 11/12/2017

Le partenariat vise à accélérer le développement du produit Quantib ND en s'appuyant sur Myrian Studio

CONTENUS SPONSORISÉS