Les prix du pétrole et du gaz s'envolent après une attaque contre des installations iraniennes
109$ pour le Brent !
Les prix de l'énergie bondissent après que l'Iran a promis de riposter aux attaques contre ses installations énergétiques. Téhéran a déclaré que les États-Unis et Israël avaient attaqué le champ gazier de South Pars et les équipements associés à Asaluyeh. Le pays a mis en garde contre toute riposte dans des installations similaires en Arabie saoudite, au Qatar et aux Émirats arabes unis, conseillant à ses habitants de les éviter.
L'attaque de South Pars constitue la première frappe contre les installations pétrolières iraniennes en amont depuis le début du conflit. Si les États-Unis ont frappé l'île de Kharg, plaque tournante de l'exportation de pétrole, en fin de semaine dernière, ils ont limité cette attaque à des cibles militaires.
Le prix du pétrole n'a pas encore pleinement intégré le choc d'offre lié à la guerre israélo-américaine contre l'Iran, a déclaré à 'Bloomberg Television' Jeff Currie, de Carlyle Group, ajoutant que ce choc est équivalent au choc de demande observé au début de la pandémie de Covid-19. Le spécialiste a précisé que le marché à terme n'a pas encore absorbé le choc d'offre réel causé par la quasi-fermeture du détroit d'Ormuz, le prix du Brent, autour de 100 dollars, étant "mal évalué". Une fois les stocks épuisés, la demande devra nécessairement diminuer pour s'aligner sur l'offre, a-t-il affirmé. "Pour cela, il faudra des prix bien supérieurs à leur niveau actuel". "De nouvelles attaques ramènent l'attention sur la réalité matérielle de la guerre en matière d'approvisionnement : les restrictions énergétiques s'aggravent de jour en jour", ajoute Florence Schmit, stratégiste en énergie chez Rabobank.
Le conflit a quasiment paralysé le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, voie de passage stratégique, et a interrompu la production de la plus grande usine de gaz naturel liquéfié au monde, située au Qatar. Plusieurs géants pétroliers ont également réduit leur production de plusieurs millions de barils.
Donald Trump a de son côté réaffirmé que les États-Unis seraient bientôt prêts à mettre fin à la guerre : "nous ne sommes pas encore prêts à partir. Mais nous partirons prochainement".
Le baril de Brent de la mer du Nord (contrat mai) grimpe de 5% à 108,4 dollars, après avoir progressé de plus de 3% mardi, tandis que le West Texas Intermediate (contrat avril) prend 2,5% à 99,6$ sur le Nymex. Du côté du gaz, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, s'affiche en hausse de plus de 6% à 55 euros le mégawattheure. La nouvelle d'un accord entre l'Irak et les autorités kurdes pour reprendre les exportations via le port turc de Ceyhan avait fait baisser les prix du brut en début de séance.
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