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Les mensonges de l'automobile au coeur de la campagne électorale allemande

| AFP | 197 | Aucun vote sur cette news
Avant sa réélection de 2013, la cheffe du gouvernement allemand, Angela Merkel, était affublée du titre de
Avant sa réélection de 2013, la cheffe du gouvernement allemand, Angela Merkel, était affublée du titre de "chancelière de l'automobile", après s'être battue à Bruxelles contre un plafond d'émissions de gaz polluants voulu par l'UE ( ODD ANDERSEN / AFP/Archives )

A l'approche des législatives, Angela Merkel comme son rival social-démocrate rivalisent d'attaques contre le secteur stratégique de l'automobile, embourbé dans le scandale, afin de rassurer des Allemands qui craignent de devoir payer pour les mensonges de l'industrie.

Mais la chancelière conservatrice et Martin Schulz doivent trouver le bon dosage entre la défense des propriétaires lésés de voitures diesel et la sauvegarde d'une industrie comptant 800.000 emplois directs, tout en s'en distançant tant les passerelles entre monde de l'auto et classe politique sont nombreuses, notent des analystes.

"+La méchante grande industrie doit changer+ s'annonce comme un leitmotiv de la campagne", affirme à l'AFP Nils Diederich, professeur de sciences politiques à l'Université libre de Berlin, deux ans après le début du "dieselgate", le scandale sur les émissions polluantes de onze millions de véhicules Volkswagen, qui a fait tache d'huile dans l'industrie.

Angela Merkel est passée à l'offensive samedi, après avoir été critiquée pour son silence quand la presse révélait en juillet des soupçons de cartel entre Volkswagen, ses filiales Audi et Porsche, ainsi que Daimler et BMW.

"Des pans entiers de l'industrie automobile ont sapé une part incroyable de confiance" des consommateurs, aussi "des mesures sont à prendre", a lancé la chancelière et favorie du scrutin du 24 septembre.

Martin Schulz a lui fustigé des patrons "irresponsables" qui "se sont assoupis face à l'avenir." "Les conducteurs de diesel en Allemagne ne devraient pas avoir à payer la facture pour leur irresponsabilité", dit-il, alors que les automobilistes craignent de devoir payer pour rendre leurs véhicules moins polluants.

Le social-démocrate a aussi proposé d'instaurer un quota européen de voitures électriques, une idée rejetée par Mme Merkel qui veut plutôt encourager l'investissement dans des technologies plus propres, un virage pris trop tardivement par les groupes allemands.

Reste que selon les commentateurs, ces discours sont teintés d'hypocrisie compte tenu des liens entre les deux grands partis, CDU de Merkel et SPD de Schulz, avec les géants automobiles.

"Ils ne vont pas gagner beaucoup de nouveaux soutiens, le public allemand est conscient de la relation étroite entre l'industrie auto et les politiques", assène Carsten Brzeski, économiste en chef de ING Diba.

-La 'chancelière de l'automobile'-

Selon un sondage publié début août, 57% des répondants ont perdu confiance dans le secteur et les deux tiers estiment trop proches les politiques et l'industrie automobile au détriment des intérêts des citoyens.

Le verdict est d'autant plus sévère qu'il tombe juste après un "sommet diesel" organisé par le gouvernement, dont est ressorti un engagement des constructeurs à réduire les émissions polluantes en adaptant à leurs frais le logiciel de plus de cinq millions de véhicules diesel en Allemagne.

Cette réunion avait été organisée de crainte que des villes décrètent des interdictions de circulation des voitures diesel. Mais pour nombre d'experts, les solutions proposées restent superficielles.

"La critique (de Mme Merkel envers l'automobile) est très dure, c'est vrai. Mais en réalité c'est du +on ne change rien+. Il n'y a pas de mesures concrètes (...) c'est juste une tentative d'évacuer (le sujet) pour les législatives", dénonce ainsi dans la presse le patron de l'ONG écologiste Deutsche Umwelthilfe, Jens Resch.

Lors d'un
Lors d'un "sommet diesel" organisé par le gouvernement allemand, les constructeurs automobiles se sont engagés à réduire les émissions polluantes en adaptant à leurs frais le logiciel de plus de cinq millions de véhicules diesel en Allemagne ( THOMAS KIENZLE / AFP/Archives )

Avant sa réélection de 2013, Mme Merkel était affublée du titre de "chancelière de l'automobile", après s'être battue à Bruxelles contre un plafond d'émissions de gaz polluants voulu par l'UE. Un engagement gratifié d'un don de près de 700.000 euros de la famille Quandt, le grand actionnaire de BMW, au parti de Merkel, la CDU.

Le SPD n'échappe pas aux critiques. Dans le Land de Basse-Saxe, actionnaire à 20% dans Volkswagen, le Ministre-président de la région, Stephan Weil (SPD), est sur la sellette après qu'il a autorisé VW à corriger un de ses discours à l'automne 2015, en plein dieselgate.

Pour Carsten Brzeski, le prochain gouvernement devra "davantage prendre un rôle de guide" au moment où le secteur de l'automobile va devoir se distancer du gazole, un vraie révolution en Allemagne.

Mais du coup, c'est le parti populiste de droite AfD qui a saisi le flambeau de la défense du diesel, dénonçant "une chasse aux sorcières".

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