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Les labels "commerce équitable", un modèle pour l'agriculture française?

| AFP | 218 | Aucun vote sur cette news
Les labels de commerce équitable créés au départ pour soutenir les petits paysans du sud aimeraient faire figure de
Les labels de commerce équitable créés au départ pour soutenir les petits paysans du sud aimeraient faire figure de "modèles" pour la création d'un commerce équitable du nord, souligne Blaise Desbordes, Directeur-général France du premier label du secteur, Max Havelaar. ( MYCHELE DANIAU / AFP/Archives )

Les labels de commerce équitable créés au départ pour soutenir les petits paysans du sud aimeraient faire figure de "modèles" pour la création d'un commerce équitable du nord, souligne Blaise Desbordes, Directeur-général France du premier label du secteur, Max Havelaar.

Q - A la veille d'annonces du président de la République Emmanuel Macron sur la façon de mieux répartir la valeur au sein des filières agricoles et alimentaires françaises, qu'est-ce que les organismes de commerce équitable comme le votre peuvent apporter au débat ?

R - Le commerce équitable est une proposition sociétale d'une incroyable modernité, un concept né il y a plusieurs décennies dans les pays du sud, confrontés à une paupérisation croissante des paysans. Etant les maillons les plus faibles de la chaîne d'approvisionnement mondiale, ils en étaient devenus la variable d'ajustement. Aujourd'hui le label Max Havelaar travaille avec 1.200 coopératives ou groupements certifiés dans le monde, représentant au total 1,6 million de petits producteurs dont la production est valorisée vis-à-vis des consommateurs du nord par un label distinctif.

Le commerce équitable est le contraire d'un système aidé, c'est une chaîne citoyenne qui, sans aide, est parvenue à construire une meilleure rémunération pour les paysans, par une adhésion de toute la chaîne, du producteur au consommateur.

Q - Quelle solution du sud pourrait être transposée au nord pour défendre les paysans français face aux diktats de l'industrie et/ou de la distribution ?

R - D'abord, principe fondamental, il faut que les producteurs soient organisés entre eux, le regroupement est totalement fondamental pour peser face au reste de la chaîne. Il est curieux de voir que l'agriculture s'est développée en France depuis la guerre grâce aux coopératives et aux regroupements, mais qu'il y a malgré tout maintenant une frange de producteurs français qui se paupérise.

Deuxièmement, il leur faut un prix minimum garanti qui les protège des baisses des cours mondiaux, c'est le deuxième pilier. Vient ensuite le versement d'une prime aux groupements par les acheteurs qui permet de développer des actions communes (formation, commercial, action sociale etc..). Le quatrième pilier repose sur l'acheteur qui doit proposer un pré-financement au moins partiel des récoltes aux agriculteurs, écrasés par leur endettement, ou sans trésorerie.

Q - Vous avez participé à l'atelier 5 des Etats Généraux de l'alimentation consacré précisément à la formation du prix. Selon vous, quels sont les leviers sur lesquels il faut agir en France pour changer le système ?

R - Il est très simple de s'approprier le commerce équitable en France depuis la loi du 31 juillet 2014, dite loi Hamon, qui donne une définition précise de ce qu'est le commerce équitable, y compris nord-nord.

Actuellement 2,5% du café vendu en France est équitable. Il ne faut pas que seules des filières sympathiques mais secondaires soient prises en compte, on peut très bien généraliser le système à toute l'agriculture. Il faut aussi que les marchés publics soient plus utilisés, car on est très loin d'avoir des cantines qui s'approvisionnent toutes sur des réseaux "équitables" (ou bio).

Propos recueillis par Isabel MALSANG

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