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Les grands groupes britanniques se refont une santé avant le Brexit

| AFP | 157 | Aucun vote sur cette news
Le gouverneur de la BoE, Mark Carney, lors d'une conférence de presse à Londres le 27 juin 2017
Le gouverneur de la BoE, Mark Carney, lors d'une conférence de presse à Londres le 27 juin 2017 ( Jonathan Brady / POOL/AFP )

Les grands groupes britanniques ont retrouvé la santé ces derniers mois, au point de défier pour l'heure la morosité de l'activité économique au Royaume-Uni, tout en se positionnant pour affronter les turbulences du Brexit.

Publiées ces dernières semaines, les performances financières des grandes multinationales du pays pour la première moitié de 2017 ont fait bonne impression, que ce soit du côté des banques, des compagnies pétrolières ou des spécialistes du commerce.

Leur chiffre d'affaires a bondi d'environ 20% sur un an pour le seul deuxième trimestre.

La situation peut sembler paradoxale au moment où les statistiques dressent un tableau plus préoccupant de l'activité, freinée sous l'effet d'un ralentissement de la consommation des ménages, alors que l'investissement des entreprises souffre du flou entourant les négociations sur la sortie de l'Union européenne.

Même le très mesuré Mark Carney, gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE), a insisté cette semaine sur les conséquences déjà négatives du Brexit sur les entreprises.

Si les grands noms de l'économie britannique s'en sortent si bien, c'est qu'ils "sont dans l'ensemble très exposés aux marchés internationaux et ainsi presque totalement immunisés contre le Brexit", résume Neil Wilson, analyste chez ETX Capital, interrogé par l'AFP.

- Diversification internationale -

Ces mastodontes se sont développés loin de leur siège britannique pour s'implanter en Europe mais surtout aux Etats-Unis et en Asie, ce qui leur permet de compter sur des économies plus dynamiques.

"70% des ventes des entreprises cotées au sein de l'indice vedette boursier britannique proviennent de l'étranger donc les résultats reflètent davantage la croissance mondiale et celles des matières premières que l'état de l'économie britannique", relève Caroline Simmons, spécialiste du Royaume-Uni chez UBS Wealth Management.

La banque HSBC n'a pas caché que ses relais de croissance se situaient sur le marché chinois. Les grands laboratoires pharmaceutiques, comme GSK et AstraZeneca, ont eux le regard tourné vers le marché américan, le plus important du monde.

Dans le secteur des matières premières, la meilleure tenue des cours du pétrole a accompagné le redressement des géants BP et Royal Dutch Shell.

Même les chaînes de supermarchés, à l'image de Tesco, ont résisté, certes en menant une politique de prix bas.

Cerise sur le gâteau, la faiblesse de la livre depuis le vote pour le Brexit rend plus compétitif les grands groupes à l'étranger et dope la valeur de leurs résultats réalisés en euro ou en dollar.

C'est le cas notamment du géant des boissons alcoolisés Diageo ou encore du fabricant de tabac British American Tobacco.

En revanche, compte tenu du fait que la livre ne se déprécie plus, "l'effet devise devrait être nul d'ici la fin de l'année", selon Caroline Simmons.

- Economie à deux vitesses -

En dehors d'un contexte international porteur, ces grands groupes récoltent les fruits des lourdes restructurations des dernières années, qui ont suivi les années de crise.

Cession d'actifs, réduction de coûts, baisse des investissements, suppression d'emplois, tout a été mis en place pour alléger leur bilan et gagner en rentabilité.

Le secteur bancaire britannique, à l'image de Barclays ou Lloyds Banking Group, est une bonne illustration de ces mesures drastiques, auxquelles s'ajoute pour ces entreprises la baisse du coût des litiges hérités du passé.

Mais ce tableau avantageux ne peut toutefois cacher la fragilité des nombreuses entreprises dépendant du marché intérieur britannique, mettant en lumière les faiblesses d'une économie à deux vitesses.

Les groupes immobiliers Foxtons et Countrywide ont notamment vu leur profit plonger. Et le pire est peut-être à venir puisque le ralentissement de l'activité met souvent plusieurs mois avant de se traduire directement dans les comptes des entreprises.

Selon une étude publiée récemment par un cabinet spécialisée, le nombre d'entreprises en difficulté financière au Royaume-Uni a augmenté de 25% à la fin du deuxième trimestre sur un an, et comme souvent en cas de ralentissement de l'économie, les PME sont en première ligne.

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