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Les fleurs néerlandaises décrépissent face au Brexit

| AFP | 448 | 3 par 1 internautes
Vue du marché aux fleurs d'Aalsmeer, près d'Amsterdam, le 11 décembre 2018
Vue du marché aux fleurs d'Aalsmeer, près d'Amsterdam, le 11 décembre 2018 ( EMMANUEL DUNAND / AFP )

Dès l'aube, des centaines de personnes s'affairent à bord de voiturettes électriques au coeur d'un gigantesque entrepôt à Aalsmeer, près d'Amsterdam. C'est là que se trouve le plus grand marché aux fleurs du monde, véritable centre logistique pour l'industrie florale en Europe.

Dans cet immense bâtiment, l'un des plus étendus à l'échelle mondiale, quelque 22.000 variétés de fleurs et de plantes sont vendues par le géant néerlandais de l'horticulture, la coopérative Royal FloraHolland.

Une industrie bien huilée qui pourrait se ternir avec l'arrivée imminente du Brexit, le Royaume-Uni étant le troisième plus grand marché des Pays-Bas dans ce domaine, après l'Allemagne et la France.

Cette ombre plane au-dessus de la tête de Yme Pasma, directeur des opérations chez Royal FloraHolland, depuis près de deux ans et demi.

Avec la dévaluation de la livre sterling, les Britanniques
Avec la dévaluation de la livre sterling, les Britanniques "dépensent moins en euros pour les fleurs" ( EMMANUEL DUNAND / AFP )

Bien que les termes spécifiques du divorce entre l'Union européenne et le Royaume-Uni restent incertains, M. Pasma observe "déjà que les choses changent".

"En raison de la dévaluation de la livre sterling", les Britanniques "dépensent moins en euros pour les fleurs, nous l'avons constaté depuis deux ans", regrette-t-il.

"L'industrie totale des fleurs aux Pays-Bas représente environ 6 à 7 milliards d'euros (par an)" dont 850 millions grâce au marché britannique, c'est-à-dire "12 à 13%" du total, explique M. Pasma.

"Perturbations" attendues

Dans ce labyrinthe coloré au parfum enivrant sont effectuées chaque jour quelque 100.000 transactions
Dans ce labyrinthe coloré au parfum enivrant sont effectuées chaque jour quelque 100.000 transactions ( EMMANUEL DUNAND / AFP )

Dans ce labyrinthe coloré au parfum enivrant sont effectuées chaque jour quelque 100.000 transactions. Réel Wall Street de la fleur à quelques kilomètres de l'aéroport d'Amsterdam, Royal FloraHolland gère à la fois un système de ventes aux enchères et un centre de distribution.

Affublés de chaussures de sécurité et de gilets fluorescents, des milliers d'employés s'occupent d'acheminer roses, tulipes, chrysanthèmes et autres fleurs, contenues dans des seaux qui s'étalent à perte de vue.

Environ un tiers du commerce des fleurs dans le monde passe par les Pays-Bas - dont 20% sont acheminées d'Afrique par avion - après qu'elles aient été soumises aux contrôles des douanes.

Une fois vendues, les fleurs sont distribuées en un ou deux jours, principalement vers les pays d'Europe, mais aussi ailleurs dans le monde, notamment vers la Russie et les Etats-Unis.

Puisqu'elles ont déjà transité par les Pays-Bas, les fleurs à destination d'autres pays de l'Union européenne peuvent traverser les frontières sans nouveaux contrôles.

Des traders dans la salle des marchés d'Aaalsmeer, le 11 décembre 2018
Des traders dans la salle des marchés d'Aaalsmeer, le 11 décembre 2018 ( EMMANUEL DUNAND / AFP )

C'est encore le cas aujourd'hui pour celles se dirigeant vers le Royaume-Uni, qui arrivent par ferry ou via le tunnel sous la Manche. Mais ce système pourrait être compromis suite au Brexit.

Avec un chiffre d'affaires annuel de 4,7 milliards d'euros, Royal FloraHolland entend préserver au mieux ses intérêts. Le géant néerlandais emploie 3.000 personnes rien que sur son site d'Aalsmeer, le principal.

"Il y aura quelques perturbations en cours de route", assure Yme Pasma.

Afin de limiter les conséquences du Brexit, déjà perceptibles, la coopérative planche sur les différents scénarios possibles et cherche des solutions.

Vers une nouvelle réglementation ?

Une fois vendues, les fleurs sont distribuées en un ou deux jours, principalement vers les pays d'Europe
Une fois vendues, les fleurs sont distribuées en un ou deux jours, principalement vers les pays d'Europe ( EMMANUEL DUNAND / AFP )

Pour M. Pasma, le tout n'est pas d'espérer un autre accord avec le gouvernement britannique, mais bien de mettre en place une nouvelle réglementation en partenariat avec les douanes, les contrôles de qualité et les autorités portuaires, primordiale pour assurer l'acheminement des fleurs vers le Royaume-Uni sans coûts supplémentaires ou perte de temps.

"Nous sommes en train de travailler avec l'industrie des fruits et légumes à une solution qui prévoit une sorte de pré-contrôle sans paperasse avec les douanes", indique le directeur des opérations.

Ainsi, "une fois le port atteint, le camion disposerait d'une sorte de voie privée pour monter sur le bateau". Le but: garantir moins de formalités administratives et de contrôles de qualité, et certifier une amélioration de la chaîne d'approvisionnement et des installations dans les ports.

Cela permettrait d'assurer que les produits soient transportés "le plus vite possible de l'autre côté de la Manche", estime Yme Pasma, qui attend avec impatience une décision finale sur le Brexit.

Malgré le flou qui entoure la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, M. Pasma reste optimiste.

"Les gens au Royaume-Uni continueront à mettre sur leur table des fleurs, qui viendront toujours des Pays-Bas car c'est le plus grand centre" de l'industrie des fleurs au monde, conclut-il avec un sourire.

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