En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 904.48 PTS
+0.18 %
5 904.50
+0.18 %
SBF 120 PTS
4 647.38
+0.16 %
DAX PTS
13 266.13
+0.51 %
Dow Jones PTS
27 691.49
+0.04 %
8 241.91
+0. %
1.101
-0.13 %

Les Européens veulent imposer un veto à la Libra, la monnaie numérique de Facebook

| AFP | 426 | 5 par 1 internautes
Le ministre français des Finances Bruno Le Maire, lors d'une conférence de presse le 18 octobre 2019 à Washington
Le ministre français des Finances Bruno Le Maire, lors d'une conférence de presse le 18 octobre 2019 à Washington ( Andrew CABALLERO-REYNOLDS / AFP )

La France, l'Italie et l'Allemagne préparent ensemble une série de mesures pour interdire en Europe la future cryptomonnaie de Facebook, a annoncé vendredi Bruno Le Maire, le ministre français de l'Economie, listant les nombreuses menaces que la Libra fait peser sur les Etats.

"Nous prendrons dans les semaines qui viennent notamment avec Olaf Scholz et Roberto Gualtieri, mes homologues allemand et italien, un certain nombre d'initiatives pour marquer clairement que la Libra n'est pas la bienvenue en Europe, parce que c'est notre souveraineté qui est en jeu", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse en marge des réunions du FMI et de la Banque mondiale à Washington.

"Nous n'accepterons pas qu'une entreprise multinationale privée ait (...) la même puissance monétaire que les Etats souverains qui sont soumis au contrôle démocratique; car la grande différence entre Facebook et les Etats, c'est que nous sommes soumis au contrôle démocratique, c'est-à-dire au contrôle du peuple", a-t-il ajouté.

Le G7, le Groupe des sept pays les plus industrialisés (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande Bretagne, Italie et Japon), réuni à Washington jeudi, avait déjà convenu que la condition sine qua non pour lancer les cryptomonnaies stables, comme la Libra, était l'instauration d'un cadre juridique.

De leur côté, les ministres des Finances du G20 ont préconisé vendredi d'"évaluer" les risques que posent les monnaies numériques stables, c'est-à-dire adossées à un panier de devises telles que l'euro ou le dollar et d'y "remédier" avant que celles-ci ne soient lancées.

Citant en particulier le blanchiment d'argent, le financement illicite ou la fragilisation de la protection des consommateurs et des investisseurs, la présidence japonaise du G20 a de plus demandé au FMI d'examiner les implications macroéconomiques "incluant les problématiques de souveraineté monétaire des Etats membres en prenant en compte les caractéristiques des pays".

Mais les Européens semblent vouloir aller plus loin, en interdisant purement et simplement la monnaie de Facebook.

Le ministre des Finances allemand Olaf Scholz avant la réunion du G7 en marge des réunions du FMI et de de la Banque mondiale à Washington le 17 octobre 2019
Le ministre des Finances allemand Olaf Scholz avant la réunion du G7 en marge des réunions du FMI et de de la Banque mondiale à Washington le 17 octobre 2019 ( Olivier Douliery / AFP )

Olaf Scholz a emboîté le pas de son homologue français: "je suis favorable à ne pas permettre l'instauration d'une telle monnaie mondiale, car c'est la tâche des Etats démocratiques".

Il reconnaît également la nécessité de réformer le secteur des banques et des services financiers pour rendre les paiements internationaux transfrontaliers plus simples, plus rapides et moins chers, "mais en même temps, il est nécessaire de préserver l'autonomie des Etats démocratiques", a-t-il poursuivi.

"Questions légitimes"

De son côté, le ministre italien des Finances Roberto Gualtieri a souligné: "il y a un fort consensus de la communauté internationale pour ne pas autoriser le développement des monnaies privées", relevant "un trop grand risque systémique" et qu'"à la place, il fallait moderniser" les services bancaires.

"Je le répète, notre priorité aujourd'hui est de travailler avec les régulateurs pour répondre à leurs questions légitimes et leur donner toutes les garanties nécessaires", a réagi Bertrand Perez, le directeur général de l'Association Libra, officiellement lancée lundi à Genève.

"Le projet Libra a été créé pour compléter le système existant et non pour remplacer les monnaies souveraines", a en outre commenté l'Association dans un communiqué.

Bruno Le Maire a semblé écarter l'idée de travailler main dans la main avec Facebook, relevant un élément litigieux: le fait que la Libra sera adossée à un panier de devises.

"Il suffira que Facebook décide d'avoir plus d'euros ou plus de dollars pour avoir un impact sur le niveau de change de l'euro ou du dollar et donc un impact direct sur le commerce, l'industrie, les Etats qui ont comme monnaie de référence l'euro ou le dollar", a-t-il ajouté y voyant un affaiblissement potentiel de l'indépendance de la politique monétaire.

"Veut-on que la politique monétaire soit aux mains d'une multinationale privée comme Facebook ? Ma réponse est clairement non", a-t-il conclu.

Il a toutefois souligné qu'il n'était pas contre l'établissement d'une monnaie numérique publique, sur laquelle la France est disposée à travailler "dans un cadre européen".

Le FMI a rappelé vendredi sa position sur les monnaies virtuelles stables: tirer les bénéfices de l'innovation tout en minimisant les risques.

Si ces monnaies offrent la promesse d'inclure plus de personnes dans les systèmes de paiement, pour l'heure, "elles n'ont pas encore été généralement testées et posent des risques importants, tels que la stabilité et l'intégrité financières, la protection des consommateurs et de la vie privée", a commenté pour l'AFP Tobias Adrian, directeur des marchés des capitaux.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

Privatisation de La Française des Jeux du 7 au 19 novembre 2019

Ouvrez dès aujourd’hui votre compte chez Bourse Direct : c'est rapide, gratuit et 100% en ligne !

Investir dans des instruments financiers comporte des risques de perte en capital, pouvant aller jusqu'à une perte totale du capital investi pour les investissements en titres de capital (actions).Le rendement et la performance d'un investissement en actions ne sont pas garantis. Nous vous invitons à consulter notre guide investisseur.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 12/11/2019

A l'occasion du salon AfricaCom, Orange s'associe à itel, marque mobile phare en Afrique et une nouvelle fois à KaiOs Technologies pour commercialiser...

Publié le 12/11/2019

Les grandes capitalisations du CAC40 continuent à porter la tendance

Publié le 12/11/2019

D.R. Horton a publié mardi soir les résultats du quatrième trimestre de son exercice fiscal 2019 (clos fin septembre). Ainsi, le constructeur immobilier américain a publié un bénéfice net de…

Publié le 12/11/2019

Eutelsat a signé un contrat pluriannuel avec Orao Telecom Congo pour de la fourniture de capacité à bord d'un de ses satellites localisé à 7 degrés...

Publié le 12/11/2019

Renault (-1,54 % à 45,45 euros) accuse la plus forte baisse du CAC 40, dans le sillage de l’avertissement lancé par Nissan sur ses perspectives financières annuelles. Pour son exercice en cours,…