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Les Etats-Unis imposent des droits antidumping sur les avions canadiens Bombardier

| AFP | 433 | Aucun vote sur cette news
La queue d'un Bombardier CS100, à Mirabel, au Québec, le 16 septembre 2013
La queue d'un Bombardier CS100, à Mirabel, au Québec, le 16 septembre 2013 ( Clement Sabourin / AFP/Archives )

La crise entre Américains et Canadiens est montée d'un cran mardi avec la décision du gouvernement de Donald Trump d'imposer des droits antidumping de quelque 220% sur les avions de transport civil CSeries fabriqués par le canadien Bombardier.

L'avionneur américain Boeing avait saisi ses autorités nationales, accusant Bombardier de faire bénéficier ces avions d'une capacité de 100 à 150 sièges de subventions publiques leur permettant d'être vendus en-dessous de leur prix de revient.

Tant le Canada que le Royaume-Uni, où sont fabriqués des éléments de ces appareils, avaient mis Washington en garde contre les conséquences d'une décision défavorable à Bombardier.

"Les Etats-Unis attachent une grande importance à leurs relations avec le Canada, mais même nos alliés les plus proches doivent respecter les règles", a affirmé le secrétaire au commerce américain Wilbur Ross, cité dans le communiqué annonçant la décision américaine.

"Les subventions publiques accordées par des gouvernements étrangers sont une chose que l'administration Trump prend très au sérieux (...)", a-t-il ajouté.

- Désaccord total -

Cette décision, qui doit encore faire l'objet d'une confirmation définitive d'ici le 12 décembre, va contribuer à envenimer encore davantage les relations entre Ottawa et Washington, déjà passablement tendues par la renégociation en cours du traité de libre-échange nord-américain (Aléna) entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique.

"Il est évident que la décision vise à éliminer les aéronefs de la série C de Bombardier du marché américain", a affirmé mardi soir Chrystia Freeland, la ministre canadienne des Affaires étrangères, en soulignant toutefois que "l'enquête n'en est qu'à une étape préliminaire et qu'aucun droit ne peut être imposé tant que les enquêtes ne sont pas terminées".

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau avait menacé la semaine dernière de ne pas acheter de chasseurs Boeing Super Hornet pour l'armée canadienne si Washington mettait ses menaces à exécution.

Outre le Canada, Bombardier est un des principaux employeurs en Irlande du nord, avec près de 8.000 personnes, dont 4.200 pour les seules activités aéronautiques, la majeure partie dans son usine de Belfast où sont fabriqués les ailes et des éléments du fuselage du CSeries.

"Nous sommes totalement en désaccord avec la décision préliminaire du département américain du Commerce", a affirmé Bombardier mardi.

"L'ampleur des droits suggérés est absurde et déconnectée de la réalité du financement de programmes d'avions de plusieurs milliards de dollars. Ce résultat démontre ce que nous disons depuis des mois: les lois américaines du commerce n'ont jamais été conçues pour être appliquées de cette manière et Boeing tente d'utiliser un processus biaisé pour étouffer la concurrence et priver les compagnies aériennes américaines et leurs passagers des bénéfices des avions CSeries", a ajouté le groupe canadien dans un communiqué.

- "Folie" -

Boeing avait protesté après l'achat par la compagnie américaine Delta Air Lines de 75 avions CSeries. Le groupe américain accusait Bombardier d'avoir vendu chaque CS100 19,6 millions de dollars américains (16,3 millions d'euros) pour un coût de fabrication de 33,2 millions USD.

Les droits désormais imposés par Washington portent théoriquement le coût de chaque appareil vendu à Delta à plus de 60 millions de dollars.

Cette décision américaine tombe au moment où les négociateurs américains, canadiens et mexicains ont des désaccords sur la renégociation de l'Aléna. Pour Mme Freeland, faire payer des droits antidumping à Bombardier pénaliserait les sous-traitants américains de Bombardier qui emploient "directement près de 23.000 salariés bien rémunérés dans de nombreux Etats américains".

Le syndicat canadien des machinistes s'est aussi élevé contre cette décision qu'il a qualifiée de "plus politique que juridique", en qualifiant de "folie" le montant des droits imposés par Washington.

"Si pour les Américains l'Aléna est mort, qu'on nous le dise tout de suite", a lancé David Chartrand, le président du syndicat.

Le Premier ministre québecois Philippe Couillard a déploré une "décision injustifiée" en assurant les salariés de Bombardier du soutien de la province francophone où le CSeries est assemblé.

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