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Les Etats-Unis augmentent les taxes punitives sur les avions Airbus

| AFP | 638 | 2.33 par 3 internautes
Les Etats-Unis vont relever à 15% les taxes douanières imposées aux avions Airbus importés d'Europe
Les Etats-Unis vont relever à 15% les taxes douanières imposées aux avions Airbus importés d'Europe ( ROSLAN RAHMAN / AFP/Archives )

Les Etats-Unis ont annoncé vendredi soir qu'ils allaient relever à 15% à partir du 18 mars les taxes douanières imposées aux avions Airbus importés d'Europe, tout en laissant inchangés les tarifs qui pénalisent d'autres secteurs de part et d'autre de l'Atlantique.

L'avionneur européen a réagi samedi face à une décision qu'il "regrette profondément" et qui, selon lui, "crée plus d'instabilité pour les compagnies aériennes américaines, qui souffrent déjà d'une pénurie d'appareils", du fait notamment des interdictions de vol qui frappent les 737 MAX de son concurrent Boeing.

"Notre position de base est claire: nous rejetons toute augmentation unilatérale des taxes douanières, dommageables pour tous, y compris aux Etats-Unis", a déclaré de son côté une porte-parole du ministère de l'Economie allemand, contacté par l'AFP.

Les ministres européens, qui ont plusieurs réunions prévues lundi à Bruxelles, pourraient en profiter pour exprimer une position commune sur le sujet.

"Nous prenons note de la décision américaine. Nous devrions concentrer notre énergie sur la recherche d'une solution négociée de nos différents concernant le secteur aérien sur la base des solutions concrètes proposées par l'Union européenne", a déclaré en attendant un porte-parole de la Commission européenne dans un communiqué transmis à l'AFP.

Depuis octobre, en représailles aux subventions à Airbus, Washington inflige des tarifs douaniers punitifs à 7,5 milliards de dollars de produits importés (dont le vin, le fromage et les olives) à hauteur de 25%.

Au conflit vieux de 15 ans entre Airbus et Boeing par le biais de leurs Etats, s'ajoutent les tensions commerciales entre Washington et Bruxelles.

Du coup, à chaque nouvelle décision, les différents secteurs concernés retiennent leur souffle. Vendredi, le Distiller Spirits Council, une association professionnelle américaine, a ainsi estimé que "l'industrie des boissons spiritueuses des deux côtés de l'Atlantique a suffisamment souffert".

Négociations

Mais le président américain, Donald Trump, utilise aussi ces taxes comme instrument de négociation.

Le président américain, Donald Trump, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Davos le 21 janvier 2020
Le président américain, Donald Trump, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Davos le 21 janvier 2020 ( JIM WATSON / AFP/Archives )

Après la Chine, son attention se porte désormais sur l'Europe. Donald Trump et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ont annoncé fin janvier, après une rencontre à Davos (Suisse), leur volonté de relancer le chantier commercial transatlantique et de conclure un accord dans les prochaines semaines.

Mais les négociations n'ont pas encore abouti et les relations restent tendues. L'hôte de la Maison Blanche brandit toujours la menace de taxer les importations de voitures européennes, qui fait trembler en particulier les industriels allemands.

Lundi, il a déclaré qu'il était temps de négocier "très sérieusement" un accord commercial avec l'Union européenne, souhaitant un accès accru des produits américains, notamment agricoles, à l'UE.

Récemment, son administration a menacé de surtaxer "jusqu'à 100%" l'équivalent de 2,4 milliards de dollars de produits français. De quoi faire frémir les producteurs, mais aussi les importateurs américains de vin français qui, dans une lettre à l'USTR (Bureau du représentant américain au commerce), ont chiffré de 11.200 à 78.600 les pertes d'emplois potentielles aux Etats-Unis.

"Frustration"

Les viticulteurs français ont, de leur côté, de nouveau réclamé au gouvernement un fonds de compensation à hauteur de 300 millions d'euros. La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux a estimé que "si Airbus est au coeur du conflit, c'est bien le vin qui est au coeur des sanctions".

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, au Bourget le 20 juin 2019
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, au Bourget le 20 juin 2019 ( ERIC PIERMONT / AFP/Archives )

"Je comprends leur profonde frustration d'être pris en otage", a souligné Guillaume Faury, patron d'Airbus, lors d'une conférence de presse à Toulouse jeudi. Mais "s'en prendre à Airbus, c'est méconnaître la situation de relation de bloc contre bloc dans laquelle nous nous trouvons (...) je pense que ce n'est pas la bonne solution", a-t-il affirmé.

L'avionneur a rencontré vendredi, à son siège toulousain, les représentants de la filière viticole "dans le but d'établir une stratégie partagée et solidaire" et de "définir des actions communes d'urgence auprès de l'Etat français ainsi que de l'UE dans les prochains jours", selon une déclaration commune publiée samedi.

En octobre, après 15 ans de bataille judiciaire, l'Organisation mondiale du commerce (OMC) avait autorisé Washington à prendre des sanctions record, jugeant qu'Airbus avait bien bénéficié de subventions indues.

Dans une procédure miroir, l'OMC devrait au printemps autoriser l'UE à imposer, elle aussi, des droits de douane en réaction à des subventions indues versées par Washington à Boeing.

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