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A l'opposé des Etats-Unis, les Brics défendent le multilatéralisme

| AFP | 371 | 5 par 1 internautes
De gauche à droite, le président sud-africain Cyril Ramaphosa, le Premier ministre indien Narendra Modi, les présidents chinois Xi Jinping, russe Vladimir Poutine et brésilien Jair Bolsonaro, le 14 novembre 2019 à Brasilia, lors d'un sommet des Brics.
De gauche à droite, le président sud-africain Cyril Ramaphosa, le Premier ministre indien Narendra Modi, les présidents chinois Xi Jinping, russe Vladimir Poutine et brésilien Jair Bolsonaro, le 14 novembre 2019 à Brasilia, lors d'un sommet des Brics. ( Sergio LIMA / AFP )

Les cinq pays du groupe des Brics, dans lequel la Chine a un poids majeur, ont affiché à l'issue de leur sommet jeudi à Brasila leur détermination à "surmonter les défis posés au multilatéralisme", une référence implicite aux Etats-Unis.

Le multilatéralisme doit être, selon le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud, "renforcé et réformé" pour être "plus ouvert", indique leur communiqué final.

"Il est essentiel que les membres de l'OMC évitent toute mesure unilatérale et protectionniste", insistent les cinq pays membres du groupe des Brics, en pleine guerre commerciale entre les Etats-Unis de Donald Trump et Pékin.

Jeudi matin, le président chinois Xi Jinping avait annoncé la couleur. "Le protectionnisme montant et l'unilatéralisme créent un déficit de gouvernance, de développement et de confiance" et "déstabilisent l'économie mondiale", a-t-il lancé.

Sur la Syrie en guerre civile, les Brics ont "exprimé leur conviction qu'il ne peut y avoir aucune solution militaire" et réaffirment leur "fort engagement pour la souveraineté et l'indépendance" de ce pays.

Aucun mention n'est faite en revanche dans le communiqué final de la situation chaotique au Venezuela, où la Chine et la Russie soutiennent le régime socialiste de Nicolas Maduro et le Brésil le chef de l'opposition Juan Guaido, président autoproclamé reconnu par une cinquantaine de pays.

Mercredi, à quelques kilomètres du Palais Itamaty où s'est tenu le sommet, les autorités ont dû faire face à une situation rocambolesque, avec l'occupation pendant une douzaine d'heures de l'ambassade du Venezuela à Brasilia par des partisans de Juan Guaido, qui ont finalement quitté les lieux.

Sur le climat, les Brics ont également réitéré leur "engagement en faveur du développement durable" et "de la mise en place de l'Accord de Paris", que le climatosceptique Jair Bolsonaro avait menacé un temps de quitter.

Revirement brésilien

Le sommet de Brasilia, premier grand événement international organisé par le gouvernement Bolsonaro, a marqué par ailleurs un net rapprochement entre le Brésil et la Chine, motivé par le pragmatisme.

Le président d'extrême droite a joué les équilibristes, entre son souci de rapprochement avec la Chine, premier partenaire commercial du Brésil, et celui de ne pas froisser son grand allié américain.

"Je n'entre pas dans cette guerre commerciale. Le Brésil fait du commerce avec tout le monde", a affirmé le président d'extrême droite à des journalistes, jeudi matin.

Fervent admirateur de Donald Trump, avec qui il est totalement aligné, Jair Bolsonaro a changé radicalement de position à l'égard de la Chine depuis son arrivée au pouvoir en janvier.

L'an dernier, lors de sa campagne électorale, il avait heurté le pays communiste en l'accusant de vouloir "acheter le Brésil" et en se rendant à Taïwan.

Comme Trump, il s'était également montré totalement opposé au multilatéralisme, à rebours du communiqué final des Brics publié jeudi.

Mais le gouvernement brésilien a vite compris qu'il était vital de préserver les relations avec le géant asiatique, débouché de près de 28% de ses exportations, notamment de soja, de viande et de minerai de fer.

Le 5G en ligne de mire

Mercredi, le président Bolsonaro avait déclaré que la Chine faisait "de plus en plus partie de l'avenir" du Brésil, et affiché sa volonté "non seulement d'augmenter, mais aussi de diversifier" les relations commerciales avec Pékin.

Xi Jinping a évoqué pour sa part un "avenir prometteur" pour des relations commerciales entre la Chine et le Brésil, fondée sur "une confiance mutuelle accrue".

Mais cette lune de miel avec la Chine sera plus que jamais mise à l'épreuve l'an prochain par le choix crucial de l'opérateur des réseaux de 5G.

Si le Brésil choisit Huawei, cela représentera un terrible affront pour l'administration Trump, qui milite dans le monde entier auprès de ses alliés pour qu'ils fassent comme elle et empêchent le groupe chinois de participer à la construction de ces réseaux de téléphonie mobile à très haut débit.

En juillet, le vice-président brésilien Hamilton Mourao avait déjà annoncé la couleur en affirmant qu'il n'y aurait "aucun veto à Huawei au Brésil".

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