En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 025.20 PTS
-0.17 %
5 026.5
+0.19 %
SBF 120 PTS
4 013.27
-0.22 %
DAX PTS
11 341.00
-0.11 %
Dowjones PTS
25 413.22
+0.49 %
6 867.02
-0.34 %
1.142
+0.00 %

Les assistants vocaux, avenir ou menace pour la presse?

| AFP | 384 | Aucun vote sur cette news
Un dispositif Amazon exposé à Las Vegas, dans le Nevada, le 5 janvier 2017
Un dispositif Amazon exposé à Las Vegas, dans le Nevada, le 5 janvier 2017 ( David Becker / GETTY/AFP/Archives )

"Ok Google, quelles sont les nouvelles?": les assistants vocaux constituent un nouveau débouché pour la presse traditionnelle mais la rendent aussi encore plus dépendante des algorithmes des groupes technologiques, ce qui suscite des craintes pour le pluralisme de l'information.

Des médias comme la BBC, le Washington Post, la radio publique américaine NPR ou encore le quotidien économique français Les Echos, ont déjà mis au point des versions "parlantes" disponibles sur son smartphone ou son enceinte connectée via Google Assistant ou Amazon Alexa. Au menu: résumé des titres, articles, reportages, podcasts...

"Les enceintes connectées constituent potentiellement un terrain très riche" pour les organes de presse, estime Damian Radcliffe, qui enseigne le journalisme à l'Université américaine d'Oregon (ouest).

Pour le consommateur, c'est une alternative à la radio ou la télévision. Pour la presse, qui se bat bien souvent pour sa survie, "ces technologies créent de nouvelles façons d'atteindre le public" qui veut des infos, poursuit M. Radcliffe.

Le cabinet spécialisé Gartner estime que d'ici 2020, 20% de la population des pays développés aura recours à des assistants vocaux. Selon une étude Adobe Analytics, 32% des foyers américains disposent d'une enceinte connectée et la plupart en font un usage quotidien.

Et d'après un sondage Edison Research pour NPR, 77% des propriétaires d'enceintes connectées affirment qu'avoir les infos était une raison importante pour en acheter.

- Rôle éditorial ? -

Isabelle Olsson designer chez Google, présente un nouvel assistant vocal à San Francisco, en Californie, le 4 octobre 2017
Isabelle Olsson designer chez Google, présente un nouvel assistant vocal à San Francisco, en Californie, le 4 octobre 2017 ( Elijah Nouvelage / AFP )

A mesure que la technologie s'améliore, les consommateurs se sentent plus à l'aise avec la commande vocale et ils sont déjà habitués aux services audio et vidéo à la demande en streaming, explique Greg Sterling, expert spécialisé dans la "tech", contributeur du blog "Search Engine Land" ("Au pays des moteurs de recherche").

Beaucoup d'organes de presse qui ont perdu des lecteurs avec le tournant du numérique voient ces nouvelles interfaces comme une chance, estime-t-il.

Après être restés passifs devant la fuite de leur lectorat, "les journaux veulent aujourd'hui être pro-actifs", poursuit M. Sterling.

Le Washington Post --détenu par le fondateur d'Amazon Jeff Bezos-- propose des rappels de titres pour les appareils activés par Alexa, de sorte que les consommateurs peuvent dire "Alexa, qu'est-ce que j'ai manqué" comme infos ?

Et même, avance Rick Edmonds, expert des médias au Poynter Institute, si l'intérêt financier ne se fait pas sentir à court terme, "les organes de presse y voient le moyen d'agrandir leur public".

- Questions déontologiques -

Une cliente teste le nouvel HomePod, assistant vocal d'Apple, à San Francisco, en Californie, le 9 février 2018
Une cliente teste le nouvel HomePod, assistant vocal d'Apple, à San Francisco, en Californie, le 9 février 2018 ( JUSTIN SULLIVAN / GETTY/AFP/Archives )

Mais laisser aux plateformes technologiques un rôle accru dans la diffusion des informations pose un certain nombre de questions déontologiques et juridiques, note Tim Hwang, à la tête de l'Ethics and Governance of Artificial Intelligence Initiative, qui dépend de l'université d'Harvard et du MIT.

Les assistants vocaux "donnent vraiment, de façon très claire, à la plateforme le rôle de programmateur", celui qui choisit, trie, hiérarchise infos et sources, explique M. Hwang, un problème particulièrement sensible en ces temps d'inquiétudes croissantes à propos de la désinformation.

"C'est une vraie question, d'où viennent les informations", insiste-t-il.

Reporters Sans Frontières (RSF) estime que les assistants vocaux peuvent être "un risque pour le pluralisme de l'information".

"L’assistant intelligent sélectionne les sources d'informations et limite le nombre de résultats… parfois, à un seul, selon des critères qui restent aujourd’hui largement opaques", s'inquiète l'ONG française.

Pour Elodie Vialle, responsable Journalisme et Technologie chez RSF, "les assistants vocaux risquent de renforcer le mode de distribution de l’information censitaire et opaque déjà existant aujourd’hui".

"Des groupes technologiques comme Google, Amazon ou Apple ont déjà depuis un moment les clés de l'accès à l'information" et des technologies comme les enceintes connectées sont susceptibles d'amplifier cela, abonde Damian Radcliffe.

Pour lui, il faut donc que ces entreprises soient plus transparentes dans la façon dont elles choisissent les infos et les sources.

"C'est trop facile de dire +nous ne sommes pas un groupe de médias+ alors que vous distribuez du contenu et prenez des décisions sur la façon de le diffuser", dit encore M. Radcliffe.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Différents Types d'Ordres de Bourse
Mardi 20 novembre de 12h30 à 13h30

Tradez les indices mondiaux au travers des CFD
Mercredi 7 décembre de 12h30 à 13h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 16/11/2018

 CRÉDIT AGRICOLE S.A.   Société anonyme au capital de 8 559 311 468 EUROS Siège social : 12, Place des Etats-Unis - 92127 Montrouge Cedex France 784608416…

Publié le 16/11/2018

    Information mensuelle relative au nombre total de droits de vote et d'actions composant le capital social Monthly information relating to the total number of…

Publié le 16/11/2018

    CASINO, GUICHARD-PERRACHON Société anonyme au capital de 167 886 006,48 EUR Siège social : 1, Cours Antoine Guichard 42000 Saint-Etienne 554 501 171 R.C.S.…

Publié le 16/11/2018

  Raison sociale de l'émetteur : Société Générale S.A. - SA au capital de 1 009 897 173,75…

Publié le 16/11/2018

TIVOLY Société Anonyme au capital de 11 079 900 euros Siège Social : 266 route Portes de Tarentaise - 73790 Tours-en-Savoie R.C.S. Chambéry : 076 120 021   Communiqué de…