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Le Venezuela à nouveau confronté au spectre du défaut de paiement

| AFP | 148 | Aucun vote sur cette news
Des billets de 500 et 5.000 Bolivars, le 16 janvier 2017 à Caracas, au Venezuela
Des billets de 500 et 5.000 Bolivars, le 16 janvier 2017 à Caracas, au Venezuela ( JUAN BARRETO / AFP/Archives )

Une échéance de près d'un milliard de dollars vendredi, et au total 3,8 milliards à rembourser d'ici la fin de l'année: le Venezuela, asphyxié par une violente crise économique, voit ressurgir le spectre du défaut de paiement.

Dans ce pays aux immenses réserves pétrolières, mais ruiné par la chute des cours du brut, c'est justement le groupe pétrolier d'Etat PDVSA qui est confronté à ces remboursements de dette, de 985,1 millions de dollars vendredi (amortissement partiel de son bon à échéance 2020), puis de 1,17 milliard jeudi prochain.

En excluant les intérêts, qui bénéficient d'un délai de grâce de 30 jours, cela signifie que l'entreprise doit payer au minimum 842 millions vendredi, puis 1,12 milliard le 2 novembre.

Si elle rate le coche, le pays tomberait automatiquement en défaut de paiement, une probabilité que l'agence Bloomberg a chiffrée à 79% en 2018 et 99% au cours des cinq prochaines années.

L'agence de notation SP Global Ratings a placé les bons de PDVSA sous surveillance négative, s'inquiétant des sanctions imposées en août par les Etats-Unis, qui interdisent d'acheter de nouvelles obligations vénézuéliennes. Selon les analystes, cela affecte déjà les ressources du gouvernement.

Au total, entre dette souveraine et de PDVSA, le pays doit rembourser 1,63 milliard de dollars en octobre, 1,89 milliard en novembre et 242,5 millions en décembre, selon le cabinet Aristimuño Herrera & Asociados.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro, le 17 octobre 2017 à Caracas
Le président vénézuélien Nicolas Maduro, le 17 octobre 2017 à Caracas ( FEDERICO PARRA / AFP/Archives )

Et ses réserves sont au plus bas depuis vingt ans, à 10,09 milliards.

- Payer à tout prix -

Derrière ces craintes de défaut de paiement, il y a le paysage économique dévasté d'un pays dépendant à 96% du pétrole pour obtenir ses devises, sans perspective d'un rebond significatif des cours.

Ces quatre dernières années, le PIB a chuté de 36%, selon le cabinet Ecoanalitica, qui estime le déficit extérieur du Venezuela à 12 milliards de dollars en 2018, année où, selon lui, il entrera en hyper-inflation, le FMI tablant sur 2.349,3%.

Mais le gouvernement socialiste de Nicolas Maduro tentera par tous les moyens d'éviter une cessation de paiements, continuant de sacrifier les importations, selon plusieurs analystes consultés par l'AFP.

"Il essaiera de payer quelles que soient les circonstances. Le gouvernement est conscient que le coût de ne pas le faire est beaucoup plus élevé que celui de le faire", commente César Aristimuño.

Le remboursement des créanciers - situés à 70% aux Etats-Unis, selon Nicolas Maduro - devrait aggraver les pénuries d'aliments et médicaments, dont l'Etat est le principal importateur.

Le montant des importations a déjà fondu de 70 milliards de dollars en 2012 à 12,5 milliards cette année, selon Ecoanalitica.

Le cabinet affirme que le gouvernement, qui applique un strict contrôle des changes, a gelé en septembre l'octroi de devises au secteur privé, empêchant ainsi les entreprises d'importer des marchandises.

- Vers une restructuration -

Si le Venezuela respecte tous ses engagements, il aura remboursé au total cette année 9,91 milliards de dollars, selon César Aristimuño. Pour 2018, les échéances s'élèvent à 8 milliards, sur une dette externe estimée à 100 milliards.

Le président Maduro se vante d'être bon payeur et d'avoir remboursé 60 milliards à ses créanciers internationaux depuis 2015, malgré la "guerre économique" menée selon lui par Washington et la droite vénézuélienne.

Pourra-t-il toujours le faire? Pour Henkel Garcia, analyste d'Econométrica, il est "impossible que le Venezuela puisse continuer sans restructurer sa dette". "A un moment, dans les prochaines années, il devra le faire".

Il devra alors négocier avec ses deux premiers créanciers: la Chine, à qui il doit 28 milliards, et la Russie, qui lui en a prêté 8, indique M. Aristimuño.

Moscou, intéressé par l'exploitation d'un riche site minier dans le sud du pays, semble ouvert à une discussion.

Mais, au-delà des intérêts géostratégiques, aucun des deux pays n'a montré des signes concrets de vouloir financer les 12 milliards de dollars dont le Venezuela a besoin en 2018.

Et le FMI écarte tout plan de sauvetage de ce pays qui a rompu les relations avec l'institution en 2007.

"Il n'existe aucune discussion avec les autorités sur un programme du Fonds pour le Venezuela (...). Nous n'avons pas eu de contacts significatifs avec les autorités depuis au moins 10 ans", a assuré un porte-parole à l'AFP à Washington.

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