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Le Smic augmentera de 35 euros en 2018, en deux étapes

| AFP | 637 | Aucun vote sur cette news
Le Smic augmentera de 1,24% au 1er janvier 2018
Le Smic augmentera de 1,24% au 1er janvier 2018 ( PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives )

Les salariés rémunérés au Smic toucheront 20 euros de plus en janvier, puis 15 euros supplémentaires à partir d'octobre, grâce à la revalorisation mécanique du salaire minimum et à l'exonération, en deux étapes, des cotisations chômage et maladie.

Le Smic horaire passera au 1er janvier de 9,76 à 9,88 euros brut après la hausse de 1,24% annoncée vendredi par le ministère du Travail, la plus forte depuis 2012.

Pour un temps plein, le salaire minimum atteindra 1.498,50 euros brut mensuels, soit 18 euros de plus par mois.

Mais en net, la hausse sera plus forte, grâce aux exonérations de cotisations chômage et maladie, votées dans le budget de la sécurité sociale. Dès le 1er janvier, les salariés du privé verront leurs cotisations baisser de 2,2 points, un gain rogné en partie par une hausse de 1,7 point de la CSG. Deuxième étape : au 1er octobre, les charges baisseront de nouveau, de 0,95 point.

Résultat: le ministère parle d'une augmentation nette de "20 euros par mois de janvier à septembre, puis de 35 euros à partir du 1er octobre" et calcule "au total" une hausse sur l’année de 285 euros.

Le Smic horaire net s'établira ainsi à 7,83 euros à partir d'octobre, soit 1.188 euros mensuels, a-t-il indiqué à l'AFP.

Si le gouvernement a choisi le levier des baisses de cotisations pour amplifier la hausse du Smic, il n'a, en revanche, pas consenti de "coup de pouce" au salaire minimum.

Il suit ainsi l'avis du groupe d'experts sur le Smic, une instance consultative composée d'économistes qui, cette année encore, a recommandé de "s'abstenir de tout +coup de pouce+", afin de ne pas "fragiliser les améliorations en cours".

L'"embellie" de l'économie française est "d'une ampleur moindre que celle observée dans l'environnement économique immédiat de la France", a plaidé le groupe d'experts, citant notamment une croissance "nettement inférieure à celle de la zone euro" et une baisse du chômage "plus faible en France".

- Débats sur l'indexation du Smic -

L'Etat n'a plus accordé de coup de pouce au Smic depuis juillet 2012, au lendemain de l'élection de François Hollande.

Les économistes n'ont, en revanche pas été suivis sur leur deuxième recommandation, celle de revoir l'indexation automatique du Smic.

Le Smic bénéficiera en 2018 de la hausse mécanique, calculée selon deux critères: l'inflation constatée pour les 20% de ménages aux plus faibles revenus et la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE).

Mais les auteurs du rapport jugeaient "nécessaire" de "réformer" cette formule, soit en n'indexant le Smic que sur les prix, soit en supprimant toute règle d'indexation obligatoire. Selon eux, le mécanisme actuel a mené en France à un Smic "élevé comparé à ses homologues étrangers", mais "peu efficace pour lutter contre la pauvreté".

Le débat n'est toutefois pas clos.

Si le gouvernement a exclu de désindexer totalement le Smic, il ne s'est pas interdit de modifier les paramètres.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a assuré début décembre qu'elle prendrait "le temps de la concertation". Son cabinet précise que la question "s'intègrera" dans les réflexions en cours, notamment sur "le développement de l'intéressement-participation".

Du côté des syndicats, la CFDT ne juge "pas envisageable" les propositions du groupe d'experts. La CGT, quant à elle, les qualifie de "réactionnaires".

Jean-Claude Mailly appelle, pour sa part, le gouvernement "à la prudence". "Ce serait jouer avec le feu que de remettre en cause cette double indexation".

Selon lui, "c'est simplement une question de coût pour le gouvernement": "Comme les gouvernements successifs ont exonéré de cotisations sociales les salariés payés au Smic, plus le Smic augmente, plus ça coûte cher au budget de l'Etat. Mais c'est ce système-là qu'il faut peut-être revoir."

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