5 390.32 PTS
-0.16 %
5 391.50
-0.15 %
SBF 120 PTS
4 296.86
-0.15 %
DAX PTS
13 145.84
-0.06 %
Dowjones PTS
24 329.16
+0.49 %
6 344.57
+0.00 %
Nikkei PTS
22 938.73
+0.56 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Le Royaume-Uni abaisse ses prévisions de croissance avant le Brexit

| AFP | 270 | Aucun vote sur cette news
Le ministre britannique des Finances, Philip Hammond, à la chambre des Communes, à Londres, le 22 novembre 2017
Le ministre britannique des Finances, Philip Hammond, à la chambre des Communes, à Londres, le 22 novembre 2017 ( HO / PRU/AFP )

Le Royaume-Uni a abaissé drastiquement, mercredi, ses prévisions de croissance jusqu'en 2021, tandis que le ministre des Finances, Philip Hammond, a annoncé provisionner trois milliards de livres supplémentaires pour faire face au Brexit.

L'Office de responsabilité budgétaire (OBR) n'attend plus qu'une croissance comprise entre 1,3% et 1,5% par an cette année et les quatre suivantes, contre une progression supérieure à 1,5% voire proche de 2,0% du produit intérieur brut (PIB) par an prévue jusqu'ici, a dit M. Hammond lors de son discours budgétaire à la Chambre des Communes.

Dans un pays habitué à mieux, cette activité modeste réduit les marges de manoeuvre du chancelier de l'Echiquier confronté à une équation quasi insoluble: contenter un peuple las de l'austérité tout en remplissant ses engagements de respect des équilibres, dix ans après une crise financière qui a vidé les caisses du Royaume-Uni.

Il doit de surcroît résoudre ce casse-tête au moment où le pays prépare le Brexit, pour lequel M. Hammond a annoncé qu'il mobilisait trois milliards de livres supplémentaires au cours des deux prochaines années. "Je suis prêt à allouer davantage de fonds si nécessaire", a-t-il dit devant les députés.

Même si l'OBR, organisme indépendant chargé des prévisions économiques, prévoit un déficit public de 1,3% du PIB en 2021, sous la barre des 2% visée, le ralentissement de l'activité tombe mal.

Les entreprises se montrent en effet prudentes en matière d'investissement, inquiètes de l'impasse des négociations entre Londres et Bruxelles sur la sortie de l'Union européenne, prévue le 29 mars 2019. Les ménages hésitent pour leur part à dépenser à cause d'une inflation accélérée par la dépréciation de la livre sterling depuis la décision des Britanniques de quitter l'UE.

L'OBR a abaissé de surcroît ses attentes pour la productivité, les entreprises semblant privilégier l'emploi abondant d'une main d'oeuvre bon marché et flexible plutôt à l'investissement pour moderniser leurs équipements.

- La menace du renvoi -

Au final, le grand argentier avait peu de cadeaux à offrir à un mois de Noël malgré quelques gestes attendus pour les fonctionnaires, la santé, les jeunes et l'accession à la propriété immobilière. "Nous devons investir pour garantir l'avenir brillant du Royaume-Uni", a souligné le ministre qui a décidé de débloquer 2,3 milliards de livres de fonds supplémentaires pour la recherche et développement.

Des mesures peu à même de calmer l'impatience.

"Le chancelier doit investir dans les infrastructures pour doper l'économie, investir dans les services publics et les fonctionnaires, arrêter les coupes dans les allocations sociales et lancer un nouveau programme de construction de maisons", a énuméré le leader du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, dont les slogans anti-austérité trouvent de l'écho dans la population.

La grogne pourrait provenir aussi du propre Parti conservateur de M. Hammond, alors que le gouvernement de Theresa May est profondément divisé à propos de la sortie de l'UE.

Favorable à des concessions à Bruxelles pour permettre un départ sans choc, le chancelier, qui a mis en avant sa vision "d'une nation tournée vers l'extérieur et le libre-échange", est la bête noire des partisans les plus convaincus du Brexit.

Ces derniers lui reprochent de traîner les pieds et le surnomment "Bourriquet", l'âne mélancolique ami de Winnie l'Ourson. Ils sauteront sur la moindre fausse note au budget pour exiger de Mme May qu'elle renvoie son chancelier, avec qui elle entretient d'ailleurs de froides relations. M. Hammond avait failli prendre la porte en mars, après avoir dû battre en retraite sur une hausse d'impôt annoncée quelques jours auparavant.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 11/12/2017

Le groupe prévoit 60 GW de capacités en 2035...

Publié le 11/12/2017

Le bras de fer peut-il prendre fin entre les deux groupes ?

Publié le 11/12/2017

Gilead, la plus grosse biotech du monde a annoncé des résultats d'essais cliniques de sa nouvelle thérapie, l'Yescarta, pour les personnes atteintes d'un lymphome diffus à grandes cellules.…

Publié le 11/12/2017

  Communiqué de presse 11 décembre 2017         Le groupe EDF se mobilise et lance le Plan Solaire pour développer 30 GW d'énergie solaire en…

Publié le 11/12/2017

Lundi 11 décembre 2017Aucune publication d'entreprise n'est annoncée.Mardi 12 décembre 2017COMPAGNIE DES ALPESLe groupe de loisirs détaillera ses résultats annuels avant le début des…

CONTENUS SPONSORISÉS