En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 899.05 PTS
-0.21 %
4 898.5
-0.06 %
SBF 120 PTS
3 899.80
-0.05 %
DAX PTS
10 922.62
-0.06 %
Dowjones PTS
24 527.27
+0.64 %
6 763.96
+0.00 %
1.138
+0.09 %

Le Royaume-Uni abaisse ses prévisions de croissance avant le Brexit

| AFP | 456 | Aucun vote sur cette news
Le ministre britannique des Finances, Philip Hammond, à la chambre des Communes, à Londres, le 22 novembre 2017
Le ministre britannique des Finances, Philip Hammond, à la chambre des Communes, à Londres, le 22 novembre 2017 ( HO / PRU/AFP )

Le Royaume-Uni a abaissé drastiquement, mercredi, ses prévisions de croissance jusqu'en 2021, tandis que le ministre des Finances, Philip Hammond, a annoncé provisionner trois milliards de livres supplémentaires pour faire face au Brexit.

L'Office de responsabilité budgétaire (OBR) n'attend plus qu'une croissance comprise entre 1,3% et 1,5% par an cette année et les quatre suivantes, contre une progression supérieure à 1,5% voire proche de 2,0% du produit intérieur brut (PIB) par an prévue jusqu'ici, a dit M. Hammond lors de son discours budgétaire à la Chambre des Communes.

Dans un pays habitué à mieux, cette activité modeste réduit les marges de manoeuvre du chancelier de l'Echiquier confronté à une équation quasi insoluble: contenter un peuple las de l'austérité tout en remplissant ses engagements de respect des équilibres, dix ans après une crise financière qui a vidé les caisses du Royaume-Uni.

Il doit de surcroît résoudre ce casse-tête au moment où le pays prépare le Brexit, pour lequel M. Hammond a annoncé qu'il mobilisait trois milliards de livres supplémentaires au cours des deux prochaines années. "Je suis prêt à allouer davantage de fonds si nécessaire", a-t-il dit devant les députés.

Même si l'OBR, organisme indépendant chargé des prévisions économiques, prévoit un déficit public de 1,3% du PIB en 2021, sous la barre des 2% visée, le ralentissement de l'activité tombe mal.

Les entreprises se montrent en effet prudentes en matière d'investissement, inquiètes de l'impasse des négociations entre Londres et Bruxelles sur la sortie de l'Union européenne, prévue le 29 mars 2019. Les ménages hésitent pour leur part à dépenser à cause d'une inflation accélérée par la dépréciation de la livre sterling depuis la décision des Britanniques de quitter l'UE.

L'OBR a abaissé de surcroît ses attentes pour la productivité, les entreprises semblant privilégier l'emploi abondant d'une main d'oeuvre bon marché et flexible plutôt à l'investissement pour moderniser leurs équipements.

- La menace du renvoi -

Au final, le grand argentier avait peu de cadeaux à offrir à un mois de Noël malgré quelques gestes attendus pour les fonctionnaires, la santé, les jeunes et l'accession à la propriété immobilière. "Nous devons investir pour garantir l'avenir brillant du Royaume-Uni", a souligné le ministre qui a décidé de débloquer 2,3 milliards de livres de fonds supplémentaires pour la recherche et développement.

Des mesures peu à même de calmer l'impatience.

"Le chancelier doit investir dans les infrastructures pour doper l'économie, investir dans les services publics et les fonctionnaires, arrêter les coupes dans les allocations sociales et lancer un nouveau programme de construction de maisons", a énuméré le leader du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, dont les slogans anti-austérité trouvent de l'écho dans la population.

La grogne pourrait provenir aussi du propre Parti conservateur de M. Hammond, alors que le gouvernement de Theresa May est profondément divisé à propos de la sortie de l'UE.

Favorable à des concessions à Bruxelles pour permettre un départ sans choc, le chancelier, qui a mis en avant sa vision "d'une nation tournée vers l'extérieur et le libre-échange", est la bête noire des partisans les plus convaincus du Brexit.

Ces derniers lui reprochent de traîner les pieds et le surnomment "Bourriquet", l'âne mélancolique ami de Winnie l'Ourson. Ils sauteront sur la moindre fausse note au budget pour exiger de Mme May qu'elle renvoie son chancelier, avec qui elle entretient d'ailleurs de froides relations. M. Hammond avait failli prendre la porte en mars, après avoir dû battre en retraite sur une hausse d'impôt annoncée quelques jours auparavant.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 13/12/2018

Le double test du support clé des 107.15 euros a permis de stopper la correction du titre qui a entrepris depuis un mouvement de rebond. Du côté des indicateurs techniques, le RSI retrouve un…

Publié le 13/12/2018

Par courrier reçu le 10 décembre 2018 par l'AMF, complété par un courrier reçu le 13 décembre, la société LUX Investment Fund S...

Publié le 13/12/2018

Offre de mobilité verte qui vise à simplifier l'accès aux véhicules électriques...

Publié le 13/12/2018

  Le programme européen MALE RPAS passe avec succès sa revue de conception préliminaire, dernière étape de l'étude de définition   La revue de conception…

Publié le 13/12/2018

Total a signé un accord portant sur la cession d'une participation de 4% dans le projet de gaz naturel liquéfié (GNL) Ichthys en Australie au partenaire opérateur INPEX pour un montant global de…