En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 813.13 PTS
+0.68 %
4 785.0
+0.27 %
SBF 120 PTS
3 831.94
+0.73 %
DAX PTS
10 788.09
-0.21 %
Dowjones PTS
24 388.95
-2.24 %
6 613.28
-3.30 %
1.140
+0.09 %

Le pouvoir d'achat des Britanniques augmente de nouveau

| AFP | 294 | Aucun vote sur cette news
Le pouvoir d'achat des Britanniques a recommencé à augmenter en ce début d'année
Le pouvoir d'achat des Britanniques a recommencé à augmenter en ce début d'année ( Oli SCARFF / AFP/Archives )

Le pouvoir d'achat des Britanniques a recommencé à augmenter en ce début d'année, une bouffée d'oxygène pour l'économie du Royaume-Uni confrontée aux incertitudes du Brexit.

L'Office des statistiques nationales (ONS) a annoncé mardi que les salaires des ménages avaient grimpé de 2,8% pour la période de décembre à février en comparaison annuelle. L'inflation ayant été légèrement inférieure dans le même temps, l'institut a calculé que les salaires réels des Britanniques avaient gagné 0,1%.

Il s'agit d'une première depuis mars 2017 et d'une très bonne nouvelle pour l'économie du Royaume-Uni, qui a subi toute l'année passée l'impact d'une inflation accélérée pesant sur les revenus des familles et leur propension à consommer.

Cette hausse des prix s'expliquait notamment par la dépréciation de la livre sterling consécutive à la décision des Britanniques de quitter l'UE lors du référendum du 23 juin 2016 - un phénomène qui renchérissait les importations et dopait in fine l'inflation.

Ces derniers mois, la livre a retrouvé un peu de vigueur à la faveur d'un certain optimisme quant à l'issue des négociations entre Londres et Bruxelles sur les conditions du Brexit. La monnaie britannique vient ainsi d'atteindre son plus haut niveau face au dollar depuis le vote pour le Brexit.

Ce rebond de la devise permet d'apaiser le coût des denrées importées au Royaume-Uni et donc la hausse des prix qui est désormais revenue clairement sous la barre des 3% un temps dépassée.

Les salaires proprement dits sont dopés de surcroît par un marché du travail toujours plus dynamique, l'ONS ayant estimé à 4,2% le taux de chômage pour la période de décembre à février (contre 4,3% pour novembre-janvier), au plus bas depuis 1975.

L'économie britannique a continué à créer des emplois, au rythme de 55.000 lors des trois mois considérés comparé au trimestre précédent, portant le nombre total de personnes au travail à 32,26 millions dans le pays.

- Quid de la BoE ? -

"Tout comme le mauvais temps, l'effritement des salaires réels s'achève enfin", a salué Ian Stewart, économiste en chef au cabinet Deloitte. "Avec plus de personnes au travail que jamais et quelque 750.000 emplois non pourvus, les ingrédients sont là pour soutenir de nouvelles hausses des salaires cette année", a-t-il prévu.

Cette progression du pouvoir d'achat des Britanniques, si elle se confirme, devrait apporter un coup de pouce bienvenu à la croissance du pays, qui s'est quelque peu affaiblie l'année dernière, à 1,8%, et fait l'objet d'inquiétudes face aux incertitudes entraînées par le Brexit.

Le PIB du pays pourrait ne progresser que de 1,5% en 2018, d'après les dernières prévisions moyennes d'économistes indépendants sondés par le Trésor.

Un certain nombre d'entre eux reste en effet prudent et Alan Clarke, de Scotiabank, a fait part de "sentiments mitigés" après la publication de l'ONS, soulignant que les économistes attendaient en moyenne une progression plus forte des salaires (3% d'après le consensus établi par Bloomberg).

Les regards se tournent déjà vers d'autres données qui seront publiées cette semaine par l'ONS, cette fois pour le mois de mars, avec l'inflation mercredi et les ventes au détail jeudi.

Au-delà, les spéculations vont bon train avant la prochaine réunion de politique monétaire de la Banque d'Angleterre qui fera connaître sa position sur son taux directeur le 10 mai. Ce taux est actuellement de 0,5% mais l'institut d'émission a confirmé à l'issue de sa dernière réunion le 22 mars qu'un "resserrement continu" de sa politique monétaire dans le futur "sera approprié".

Les économistes s'attendent donc à un tour de vis progressif, mais divergent sur le moment que choisira la BoE pour passer à l'action.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 07/12/2018

Au seul mois de novembre, l'avionneur européen a reçu 43 commandes et livré 89 appareils.

Publié le 07/12/2018

Les souscriptions n'ont pas atteint le montant minimum de 75% de l'offre...

Publié le 07/12/2018

FR0000185621,EN

Publié le 07/12/2018

"Nous sommes satisfaits de ces résultats précliniques qui démontrent que Sarconeos accélère la différenciation des cellules musculaires squelettiques...

Publié le 07/12/2018

Bouygues Telecom et de Keyyo ont approuvé unanimement le projet de rapprochement. Ainsi, MM. Philippe Houdouin, Silvère Baudouin, Christophe Sollet, Michel Picot, Eric Saiz, Dominique Roche, ainsi…