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Le plan d'économies de France Télévisions se précise

| AFP | 500 | Aucun vote sur cette news
Le siège de France Télévisions à Paris, le 9 mai 2015
Le siège de France Télévisions à Paris, le 9 mai 2015 ( KENZO TRIBOUILLARD / AFP/Archives )

Des économies tous azimuts à France Télévisions: la présidente Delphine Ernotte présentera le 21 décembre au conseil d'administration du groupe un vaste plan de réduction des dépenses d'environ 50 millions d'euros, passant notamment par la suppression de 180 postes à la faveur de départs à la retraite.

Masse salariale, moyens pour l'information, droits sportifs, contrats de production, immobilier: les grandes lignes du plan, révélées par Le Journal du Dimanche (JDD), ont été confirmées à l'AFP par le groupe public.

Priée par le gouvernement de faire 50 millions d'euros d'économies en 2018 par rapport à 2017, Delphine Ernotte y travaille depuis plusieurs mois. "C'est un vaste chantier. Nous sommes encore au travail. Nous étudions encore des options sur lesquelles il reste des arbitrages à rendre", souligne le groupe.

Ce plan suscite l'inquiétude chez les salariés et Delphine Ernotte est sous la menace d'une motion de défiance des journalistes.

Fin novembre, les journalistes de France Télévisions étaient montés au créneau pour protester contre la perspective d'une réduction de la fréquence de diffusion des magazines d'information "Envoyé spécial" et "Complément d'enquête" sur France 2.

Malgré la décision de la direction de maintenir cette diffusion inchangée, les journalistes continuent d'envisager un vote sur une motion de défiance courant décembre.

Concernant l'information, sujet très sensible, la nouvelle version du plan de Delphine Ernotte prévoit la suppression de 30 postes au total dans le groupe, dont trois sur les deux magazines "Envoyé spécial" et "Complément d'enquête", a confirmé France Télévisions.

Selon le JDD, l'effort sur l'information, qui passe aussi par la réduction des frais de reportage et du nombre de pigistes, représenterait 5 millions d'euros, soit une baisse de 2% du budget de l'information du groupe qui est de 250 millions d'euros actuellement.

Plus globalement, la direction prévoit de supprimer 180 postes sur l'ensemble du groupe public, qui compte 9.840 postes équivalent temps plein (ETP).

- Pas de JO-2024? -

"Il n'y aura aucune suppression de poste +sèche+", assure France Télévisions qui entend maintenir le principe du non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux.

Cela devrait générer 20 millions d'euros d'économies, selon le JDD.

Le sport sera aussi sérieusement mis à contribution, avec une baisse programmée de 7 à 8% de son budget (d'un montant de 230 millions d'euros).

Selon le JDD, le groupe public "n'écarte pas l'hypothèse de renoncer tout simplement aux JO de 2024", qui auront lieu à Paris, car le groupe américain Discovery, propriétaire des droits de retransmission pour l'Europe, entend clairement faire monter les enchères.

"Nous ne voulons pas renoncer aux JO, mais sans budget et sans visibilité sur l'audiovisuel public à moyen terme, nous ne pouvons pas envisager une quelconque proposition financière sur ces droits", a précisé à l'AFP France Télévisions.

Le groupe pourrait renoncer à certaines exclusivités. Il tient à garder le Tour de France cycliste et le tournoi de tennis de Roland-Garros, mais n'exclut pas de lâcher des droits sur le football (Coupe de France, Coupe de la Ligue), selon le JDD.

Dans sa chasse aux économies, la direction compte également remettre à plat les contrats de production (350 millions d'euros par an) des émissions de jeux, talk-shows et divertissements.

Le groupe va renégocier avec ses partenaires ses contrats techniques, notamment sur la diffusion de ses programmes.

Par ailleurs, France Télévisions, qui deviendra propriétaire de son siège en 2023, envisage de céder deux autres immeubles à Paris et Boulogne-Billancourt.

Simultanément, le gouvernement réfléchit à une réforme de grande ampleur de tout l'audiovisuel public, selon un document de travail provisoire, et non validé, qui avait fuité à la mi-novembre. La création d'une holding qui regrouperait les sociétés du secteur est envisagée.

Parmi les pistes possibles sont évoquées un "rapprochement" des réseaux de France 3 et de France Bleu, la fermeture des bureaux régionaux de France 2, l'"arrêt de France Ô" ou encore la fin d'une diffusion hertzienne de France 4.

Selon Le Figaro de samedi, Olivier Courson, le conseiller audiovisuel à Matignon, présentera "une ébauche de feuille de route" aux patrons de l'audiovisuel public à la mi-décembre.

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