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Le pétrole confirme son rebond après sa hausse historique

| Boursier | 547 | Aucun vote sur cette news

Le WTI gagne encore 8% ce matin...

Le pétrole confirme son rebond après sa hausse historique
Credits Reuters

L'extrême volatilité sur le marché pétrolier se confirme jour après jour. Après une incroyable chute de 24% mercredi, le baril de brut léger américain s'est envolé hier de près de 24%, effaçant ainsi ses pertes de la veille et enregistrant surtout la plus forte hausse quotidienne de son histoire. Les cours du brut restent bien orientés en cette fin de semaine avec un WTI (échéance avril) qui gagne encore 8% à 28 dollars sur le Nymex alors que le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison mai avance de 7% à 30,5 dollars à Londres.

50% de recul depuis le début de l'année

Malgré ce sursaut, les deux références mondiales affichent encore un passif de plus de 50% par rapport au début de l'année, subissant le double effet de l'effondrement de la demande de pétrole dû à la propagation du coronavirus, et de la fin de l'accord Opep+ qui permettait de soutenir les cours depuis 2016... Le plongeon des cours menace de nombreux producteurs, dont les prix de revient sont bien supérieurs aux cours actuels, à commencer par les producteurs de pétrole de schiste américains.

Trump à la manoeuvre ?

Face à cette situation, l'administration Trump envisagerait une manoeuvre diplomatique pour amener l'Arabie Saoudite à fermer ses robinets et utilise la menace de sanctions sur la Russie pour les forcer à réduire leur production, a rapporté hier soir le 'Wall Street Journal'. Le président américain a affirmé : "c'est très dévastateur pour la Russie, car l'ensemble de l'économie est basée sur le pétrole, et ils font face au plus bas prix depuis des décennies. Je dirais que c'est très mauvais pour l'Arabie Saoudite également. Mais ils se battent, ils se battent sur le prix, ils se battent sur la production. Au moment opportun, je vais m'impliquer".

Poutine ne va pas se laisser faire

Reste que le Président russe Vladimir Poutine n'est pas connu pour céder facilement, même en temps de crise. "Poutine est connu pour ne pas se soumettre aux pressions", explique ainsi à 'Bloomberg', Alexander Dynkin, président de l'Institut de l'économie mondiale et des relations internationales à Moscou, un groupe de réflexion géré par l'Etat qui conseille le gouvernement en matière de politique étrangère et d'économie. Il a prouvé qu'il était prêt à affronter une rude concurrence "pour protéger les intérêts nationaux et pour conserver son image politique d'homme fort".

"L'économie de quelqu'un souffre toujours des prix bas ou élevés du pétrole", a de son côté affirmé le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskovsaid. "De nombreuses entreprises en souffrent aujourd'hui, y compris les producteurs d'huile de schiste aux États-Unis". La Russie est toujours prête à parler, "surtout dans des moments aussi dramatiques".

Les USA garnissent leurs réserves stratégiques

En attendant un éventuel compromis, l'or noir bénéfice également de l'annonce, par les Etats-Unis, de l'achat d'une grande quantité de pétrole pour renforcer leurs réserves stratégiques. Le département de l'Energie a précisé hier que le programme portera sur 30 millions de barils de pétrole d'ici à la fin juin. Les régulateurs texans, le plus grand État producteur de pétrole aux Etats-Unis, envisageraient par ailleurs de réduire la production. "De telles actions, si elles sont mises en oeuvre, réduiraient l'offre mondiale et nationale et contribueraient à soutenir les prix à court terme", souligne Goldman Sachs.

"Le problème sous-jacent est que la demande mondiale d'énergie est en forte baisse alors que de plus en plus de pays rejoignent le club des pays "verrouillés". La gravité du Covid-19 pour la macro-économie pourrait dépasser les attentes de chacun, et cela pourrait durer longtemps", note pour sa part Margaret Yang, analyste marché chez CMC Markets.

S&P coupe ses prévisions

Dans ce contexte, S&P vient de réduire ses prévisions pour le WTI et le Brent de 10$ pour 2020. L'agence anticipe désormais un cours moyen du Brent de 30$ cette année, puis de 50$ en 2021. Sur la référence américaine, elle table sur un prix moyen du WTI de 25$ en 2020 puis de 45$ l'an prochain.

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