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Le PDG de Nissan renonce à une partie de sa paye après le scandale des certifications au Japon

| AFP | 556 | Aucun vote sur cette news
Le PDG de Nissan a renoncé à une partie de sa paye après le scandale des certifications au Japon
Le PDG de Nissan a renoncé à une partie de sa paye après le scandale des certifications au Japon ( Kazuhiro NOGI / AFP/Archives )

Hiroto Saikawa, le PDG du constructeur automobile Nissan, a annoncé vendredi qu'il renonçait à une partie de sa rémunération mensuelle jusqu'à la fin de l'exercice 2017/18 fin mars prochain, à la suite du scandale de certifications affectant le groupe au Japon.

"J'ai rendu une partie de ma paye mensuelle depuis octobre", a déclaré M. Saikawa, lors d'une conférence de presse au siège de Nissan à Yokohama (sud-ouest de Tokyo).

Il a précisé qu'il avait pris cette décision "sur une base volontaire" et qu'il partait du principe que d'autres hauts responsables du groupe faisaient de même.

La hauteur de la rémunération de M. Saikawa, qui a succédé à Carlos Ghosn à la tête de Nissan en avril, n'a pas été rendue publique.

Un porte-parole du groupe a précisé vendredi à l'AFP que la rémunération du nouveau PDG ne devait être rendue publique qu'en juin prochain, lors de la prochaine assemblée générale ordinaire de Nissan.

Hiroto Saikawa, PDG du constructeur automobile Nissan, lors d'une conférence de presse à Yokohama, préfecture de Kanagawa le 19 octobre 2017
Hiroto Saikawa, PDG du constructeur automobile Nissan, lors d'une conférence de presse à Yokohama, préfecture de Kanagawa le 19 octobre 2017 ( Toshifumi KITAMURA / AFP/Archives )

Le constructeur, allié au groupe français Renault et à son compatriote Mitsubishi Motors, a révélé en septembre que les inspections finales de ses véhicules produits au Japon et destinés au marché national étaient pratiquées par des inspecteurs non habilités à le faire pour le Japon.

Le groupe a été contraint de rappeler fin septembre plus d'un million de ses véhicules commercialisés dans le pays depuis 2014, puis a dû arrêter pendant environ deux semaines la production dans ses six usines dans le pays, de fin octobre à début novembre, afin d'en finir avec ces mauvaises pratiques.

D'après le rapport d'un audit interne remis vendredi par Nissan au ministère des Transports, ces mauvaises pratiques duraient depuis les années 1990 dans la plupart de ses usines japonaises, et même depuis 1979 dans l'une d'entre elles.

L'enquête interne a aussi montré que les effectifs d'inspecteurs pour les contrôles finaux des véhicules étaient insuffisants et que les salariés n'étaient pas suffisamment conscients de l'importance de ces inspections.

Le groupe a notamment annoncé qu'il allait introduire un système de reconnaissance faciale d'ici à mars prochain dans ses usines, afin que les inspections finales des véhicules puissent être uniquement effectuées par les contrôleurs agréés.

Nissan a produit plus d'un million de véhicules au Japon lors de son précédent exercice fiscal 2016/17, dont environ 400.000 étaient destinés au marché national.

En raison de ce scandale, le constructeur a abaissé de 6% sa prévision de bénéfice d'exploitation pour l'exercice en cours, attendu désormais à 645 milliards de yens (environ 4,8 milliards d'euros).

Ses ventes mensuelles au Japon ont fortement chuté en octobre en raison de cette affaire.

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