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Le patron de Barclays visé par une enquête sur ses liens d'affaires avec Jeffrey Epstein

| AFP | 315 | 5 par 1 internautes
Le PDG de Barclays Jes Staley, le 11 janvier 2018 à Londres
Le PDG de Barclays Jes Staley, le 11 janvier 2018 à Londres ( Tolga Akmen / AFP/Archives )

Le patron de Barclays Jes Staley est visé par une enquête des régulateurs britanniques sur ses liens d'affaires avec le financier Jeffrey Epstein, ce qui n'a pas empêché la banque de lui renouveler sa confiance.

Cette annonce met sous pression le directeur général de l'un des plus grands groupes financiers au monde et éclipsait les résultats pour 2019 de la banque que cet Américain de 63 ans a remise sur de bons rails ces dernières années.

Selon un communiqué de la banque, les deux principaux régulateurs financiers britanniques, la FCA et la PRA, ont lancé une enquête sur la manière dont M. Staley a évoqué auprès de son groupe ses liens d'affaires passés avec Jeffrey Epstein, financier accusé de trafic de mineurs et qui s'est depuis suicidé en prison.

L'enquête a été ouverte après une première requête du gendarme financier FCA à laquelle le groupe avait apporté une première réponse.

M. Staley avait développé cette relation d'affaires dans les années 2000 lorsqu'il dirigeait la branche de banque privée de JPMorgan qui comptait parmi ses clients le financier américain.

Barclays précise que son directeur général a confirmé n'avoir plus eu de contact avec Jeffrey Epstein depuis qu'il a pris son poste de patron de la banque britannique en décembre 2015.

S'exprimant auprès de journalistes, M. Stanley a présenté ses excuses à propos d'une relation qui s'est poursuivie selon lui jusqu'à l'été ou l'automne 2015, alors que Jeffrey Epstein avait été condamné en 2008 pour avoir conduit des jeunes filles à se prostituer en Floride.

"Évidemment je pensais bien le connaître et ce n'était pas le cas. Il est certain qu'avec ce que nous savons maintenant je regrette profondément avoir eu des liens avec Jeffrey", a-t-il dit.

Le conseil d'administration de Barclays estime quant à lui que M. Staley "a été suffisamment transparent" sur "la nature et l'étendue" de sa relation avec Jeffrey Epstein.

Téflon

Le groupe, qui coopère avec les régulateurs, lui maintient par conséquent sa "pleine confiance" et soutient sa réélection à son poste lors de la prochaine assemblée générale des actionnaires le 7 mai prochain.

Ce n'est pas la première affaire concernant Jes Staley, qui avait été contraint de payer une amende en 2018 pour avoir tenté d'identifier un lanceur d'alerte au sein de la banque.

"Comme du Téflon: c'est une manière de décrire Jes Staley. D'autres pourraient être moins gentils", souligne Neil Wilson, analyste chez Markets.com.

"Après l'amende liée au lanceur d'alerte, il semble que le chat pourrait avoir épuisé le nombre de ses vies. Je me demande s'il peut survivre à cela", s'interroge-t-il.

Pour David Madden, analyste chez CMC Markets, cette affaire "n'aide pas sa réputation ou celle de Barclays" d'autant que M. Staley vient d'obtenir une hausse substantielle de sa rémunération annuelle à 5,9 millions de livres. "Cette augmentation généreuse ne tombe pas bien", selon lui.

Ces annonces sur les liens de M. Staley et de Jeffrey Epstein reléguaient au second plan la publication des résultats annuels de la banque et se traduisaient par une baisse de 2,50% à 174,85 pence du cours à la Bourse de Londres vers 15H00 GMT.

Hausse des bénéfices

Le groupe a publié un bond de 54% de son bénéfice net à 2,46 milliards de livres en 2019, grâce à une baisse du coût des litiges d'une année sur l'autre et à la bonne tenue de sa banque d'investissement.

Malgré d'énormes provisions liées au scandale d'assurance-crédit PPI, le coût total des litiges s'est réduit de quelques centaines de millions de livres par rapport à 2018.

M. Staley s'attend par ailleurs à "une réduction significative des charges liées aux litiges à partir de cette année", ce qui va permettre au groupe de récompenser davantage ses actionnaires.

Barclays n'a enfin toujours pas dit s'il soutenait la résolution soumise lors de la prochaine assemblée générale par un groupe d'actionnaires qui veulent pousser la banque à arrêter de financer les énergies fossiles.

Cette résolution a reçu un soutien de poids puique le numéro un européen de la gestion d'actifs, le français Amundi, qui ne détient certes qu'un très faible pourcentage du capital de Barlays, a indiqué à l'AFP qu'elle était parfaitement en ligne avec sa politique de vote lors des assemblées générales.

Selon ses promoteurs, dont l'ONG ShareAction, c'est la première fois qu'une résolution sur le changement climatique sera proposée au vote auprès d'une banque européenne.

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