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Le Pakistan désormais sans autre option que le recours au FMI

| AFP | 455 | 3 par 1 internautes
L'ex-champion de cricket Imran Khan, probable prochain Premier ministre du Pakistan, héritera d'une situation économique critique
L'ex-champion de cricket Imran Khan, probable prochain Premier ministre du Pakistan, héritera d'une situation économique critique ( AAMIR QURESHI / AFP/Archives )

L'ex-champion de cricket Imran Khan, probable prochain Premier ministre du Pakistan, héritera d'une situation économique critique, qui selon les analystes ne lui laissera vraisemblablement pas d'autre choix que de solliciter un nouveau prêt auprès du Fonds monétaire international (FMI).

- Quelle est la situation actuelle ?

Le Pakistan se trouve actuellement au bord d'une crise de sa balance des paiements, qui menace la stabilité de sa monnaie et sa capacité à rembourser ses dettes ou à payer ses importations.

Son déficit budgétaire n'a cessé de se creuser ces cinq dernières années, passant de 4 à 10% du PIB. Les importations sont montées en flèche, alors que les exportations n'ont que faiblement augmenté.

Conséquence, les réserves en devises étrangères du pays ont fondu à quelque 10,3 milliards de dollars, couvrant moins de deux mois d'importations. La roupie a été dévaluée quatre fois depuis décembre, alimentant l'inflation.

"Ces quatre ou cinq dernières années, nous avons emprunté comme des fous. Maintenant, il est l'heure de rembourser. Mais nous n'avons plus de réserves", déplore un ancien ministre des Finances, Hafeez Pasha, interrogé par l'AFP. "Nous avons touché le fond."

- De combien a besoin le Pakistan ?

Le Pakistan a déjà eu recours douze fois à l'aide du FMI depuis la fin des années 80. Le dernier emprunt remonte à 2013, lorsque Islamabad avait obtenu un prêt de 6,6 milliards de dollars afin d'enrayer une crise de type similaire.

Le Pakistan a aujourd'hui "besoin de 12 milliards de dollars", affirme Zeeshan Afzal, le directeur d'Insight securities, un cabinet de conseil.

Mais il n'a pas encore achevé de rembourser son précédent emprunt, ce qui pourrait limiter son actuelle marge de manœuvre auprès du Fonds.

"Islamabad mise sur un maximum de 6,5 milliards en espérant que cela aura un effet vertueux sur la confiance des marchés", estime un diplomate.

Autre problème, le Pakistan a des relations tendues avec les Etats-Unis, principal contributeur du FMI.

"Nous allons regarder ce que fait le FMI", a averti lundi le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, suggérant qu'Islamabad chercherait des fonds pour rembourser des dettes à la Chine, qui mène un lourd programme d'investissements au Pakistan.

"Il n'y a pas de logique à ce que des dollars du FMI (...) (soient utilisés) pour renflouer des porteurs d'obligations chinois, ou la Chine elle-même", a-t-il averti. Islamabad a jugé ces propos "inappropriés".

- Quel impact pour Imran Khan ?

"Nous aurons des semaines, pas des mois" pour agir, a déclaré le probable futur ministre de l'Economie Asad Umar au Financial Times jeudi.

"Pour le moment nous examinons toutes les options", a-t-il noté, alors qu'Imran Khan n'a toujours pas finalisé sa future coalition, une semaine après les élections législatives du 25 juillet dont il est sorti vainqueur.

Toutes les entreprises publiques pakistanaises, dont la très déficitaire compagnie aérienne PIA, pourraient être privatisées, a-t-il ajouté, ce qui n'irait pas sans grogne sociale.

Les craintes à Islamabad sont grandes que les conditions du nouveau prêt, dictées par Washington, soient bien plus strictes qu'en 2013, du fait des mauvaises relations entre les deux pays.

Or l'ex-champion s'est fait élire sur sa volonté de créer un "Etat-providence islamique", qui repose sur des dépenses importantes dans l'éducation et la santé.

- A-t-il d'autres solutions ?

Les médias pakistanais ont fait état d'un récent prêt de 2 milliards de dollars venant de la Chine et d'un autre de 4,5 milliards de dollars de l'Arabie saoudite, un important partenaire d'Islamabad, via la Banque islamique de développement.

Mais aucune opération n'a été confirmée par Pékin ni par la banque basée à Djeddah. Les fonds saoudiens ne serviraient en outre qu'à acheter du pétrole.

Face au déséquilibre de la balance commerciale, Imran Khan pourrait essayer de réduire les importations. Mais de telles mesures, déjà essayées, n'ont jamais porté leurs fruits dans un pays aux frontières poreuses et aux nombreux réseaux de contrebande.

Le Pakistan pourrait aussi encourager les investissements étrangers dans le pays. "En 2007, ils représentaient 8,5 milliards de dollars, soit 6% du PIB, contre moins de 1% aujourd'hui, observe Ashfaque Hasan Khan, un ancien conseiller économique du gouvernement. "Cela peut se reproduire", affirme-t-il. Reste que le Pakistan était classé l'an dernier 147e pays sur 190 par la Banque mondiale pour son climat des affaires.

Une nouvelle dévaluation massive de la roupie, qui renchérirait les importations et stimulerait les exportations, pourrait être envisagée. Mais elle mettrait "le peuple dans la rue", pronostique Hafeez Pasha. "Ce serait la fin d'Imran Khan".

L'économiste Abid Suleri est plus confiant. Le pays peut encore tenir "quatre à six mois", dit-il. Mais avant cela, l'ex-champion doit saisir immédiatement le FMI. "Cela permettra au Pakistan de respirer."

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